Festival national canadien et conférence publique

Les pratiquants kadampas se sont réunis à Montréal à l'occasion du Festival national canadien 2026 en présence de Guèn-la Kelsang Khyènrab, à la suite d'une conférence publique très appréciée sur la paix intérieure. Les participants ont reçu la transmission de bénédictions de Bouddha Prajnaparamita ainsi que de profonds enseignements sur la sagesse et la compassion, et ont pu profiter d'une réunion profondément inspirante et joyeuse de la sangha canadienne.

Conférence publique

avec Guèn-la Kelsang Khyènrab, ancien directeur spirituel général de la NTK-UIBK

Nous avons eu l’immense chance d’accueillir Guèn-la Khyènrab à Montréal, au Canada, où il a donné une conférence publique intitulée « La science de la paix : une vie au-delà de la peur », suivie du Festival national canadien 2026. La conférence publique a remporté un vif succès, avec 170 personnes inscrites et de nombreuses questions profondes et sincères de la part du public. Guèn-la a commencé par une méditation contemplative, nous invitant à réfléchir à trois questions : Qu'est-ce que l'esprit ? Où se trouve-t-il ? Et quelle est sa nature ?

Dès le début, il nous a invités à nous tourner vers l' intérieur. Il a souligné que, bien que tout le monde recherche le bonheur, malgré la technologie moderne et la richesse matérielle, le bonheur durable continue de nous échapper. Tant que nous continuerons à le chercher en dehors de nous-mêmes, nous serons déçus. La véritable source du bonheur se trouve en nous-mêmes : elle nait d’un esprit serein.

Festival national canadien 2026

À l’issue de la conférence, Guèn-la a inspiré la communauté ordonné lors de la cérémonie du Sojong, avant que le Festival canadien ne débute vendredi soir par une introduction. Plus de 300 personnes ont ensuite reçu la transmission de bénédictions de Bouddha Prajnaparamita, en présentiel ou en ligne, ainsi que de profonds enseignements sur les quatre profondeurs. La Grande Mère Prajnaparamita est l'incarnation de la sagesse, qui confère la réalisation de l'union de la grande félicité et de la vacuité. Si nous atteignons cette réalisation, nous pouvons atteindre l'éveil dans cette vie même – comme c'est extraordinaire !

Le Festival canadien a été en soi une magnifique réunion, rassemblant des participants venus des quatre coins de ce vaste pays qu’est le Canada. Il y avait quelque chose de profondément spécial dans ce mélange de nouveaux visages et de sourires familiers : les embrassades, les rires et la simple joie de se retrouver. En coulisses, des bénévoles dévoués ont travaillé sans relâche et avec un grand cœur pour tout préparer, tout organiser et accueillir tout le monde, créant ainsi une expérience inoubliable de cinq jours. L’atmosphère était imprégnée d’enthousiasme, de bonté et de la chaleur de la sangha canadienne.

Dans ses enseignements, Guèn-la nous a encouragés à développer le bon cœur suprême – la bodhichitta – en nous rappelant que cela doit être notre motivation première pour nous engager dans des enseignements profonds et des méditations sur la vérité ultime. Nous avons réfléchi à la manière dont tous les êtres vivants souffrent à cause de leur ignorance. Nous ne parvenons pas à reconnaître que nos propres actions non vertueuses sont à l'origine de la souffrance.

Pourtant, l'espoir est immense. En développant une sagesse authentique et une compassion universelle, nous pouvons transformer notre esprit, nous libérer de la souffrance et aider les autres à faire de même. En plaçant notre confiance dans la Grande Mère Prajnaparamita, le Bouddha de la Sagesse, nous recevons des bénédictions particulières qui nous aident à surmonter les obstacles et à cultiver de profondes réalisations spirituelles – et celles-ci dépendent de la foi. La foi est essentielle.

Guèn-la a également expliqué la signification de l’« existence inhérente », soulignant qu’il est indispensable de la comprendre. C’est l’esprit qui s’accroche à un soi, aux autres et aux phénomènes comme existant de manière inhérente qui est à l’origine de toutes nos souffrances et de tous nos problèmes. Avec clarté, profondeur et même humour, il a montré que les choses n’existent pas de manière indépendante, mais qu’elles surgissent en dépendance de l’esprit.

Ces précieux enseignements ont donné envie à la sangha canadienne d’en savoir plus – et, heureusement, ce souhait s’est réalisé grâce à une retraite d’une journée et demie avec Guèn Chodor, notre directeur spirituel national, qui nous a guidés à travers des méditations sur les quatre profondeurs. Quel privilège incroyable que d’avoir cette précieuse vie humaine et de parcourir ce chemin ensemble. Une expérience vraiment enrichissante, qui nous a ouvert l’esprit et le cœur.

Merci, Vénérable Guéshé-la ! C'est uniquement grâce à ton immense bonté que nous avons cette chance extraordinaire d'atteindre le bonheur pur et éternel de l'illumination.