Le bouddhisme kadampa

la Nouvelle Tradition Kadampa - l'Union Internationale du Bouddhisme Kadampa
Fondateur: Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso

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Claire lumière de félicité

Claire lumière de félicité

Manuel pour la pratique du tantra

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Claire lumière de félicité est une explication, rare et très acclamée, des pratiques avancées du bouddhisme vajrayana – la voie suprême de l’illumination enseignée par Bouddha.

Le livre fournit une explication détaillée et concrète des pratiques de l’étape d’accomplissement du mahamoudra tantrique, depuis la méditation initiale sur le corps subtil, en passant par les étapes de la méditation sur le feu intérieur et les quatre joies, jusqu’à l’accomplissement final de la pleine illumination.

Guéshé Kelsang donne également des explications d’une clarté extraordinaire sur la nature de l’esprit, la manière de développer la concentration méditative et la manière de méditer sur la vacuité, la nature ultime de la réalité. Pour le pratiquant initié, ce livre sera un guide inestimable sur la voie tantrique de la pleine illumination.

“Une source de grand bonheur et un bienfait incommensurable pour tous les êtres de ce monde.” — KYABJE LING RINPOCHE


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Extrait:
En qui et en quoi pouvons-nous nous en remettre ?

De nos jours, il y a une forte tendance à croire sans la moindre hésitation chaque parole dite par quelqu’un qui a une très bonne réputation, alors qu’un humble pratiquant, qui donne des enseignements parfaits et précis, est souvent ni apprécié, ni cru. Bouddha Shakyamouni a mis ses disciples en garde afin qu’ils n’adoptent pas une telle attitude erronée :

N’acceptez pas mes enseignements simplement parce qu’on m’appelle Bouddha.

À maintes reprises, il a rappelé à ses disciples de ne pas accepter ses enseignements avec une foi aveugle, mais de les tester méticuleusement, comme si c’était de l’or. Ce n’est que sur la base de raisons valides et de notre expérience personnelle qu’il faut accepter les enseignements de quiconque, y compris de Bouddha lui-même.

Dans les enseignements sur les quatre confiances, Bouddha a donné quelques directives pour arriver à une compréhension non fallacieuse des enseignements. Il dit :

Ne t’en remets pas à la personne, mais au dharma.
Ne t’en remets pas aux paroles, mais à leur sens.
Ne t’en remets pas au sens interprétatif, mais au sens définitif.
Ne t’en remets pas à la conscience, mais à la sagesse.

Ces lignes ont la signification suivante :

(1) Lorsque nous décidons de nous en remettre à une certaine doctrine, il ne faut pas se satisfaire de la gloire ou de la réputation d’un enseignement particulier, mais au lieu de cela examiner ce qu’il, ou elle, enseigne. Si notre investigation nous montre que les enseignements sont raisonnables et sans erreur, acceptons-les, mais s’ils n’ont pas ces qualités, il faut les rejeter quels que soient le charisme et la célébrité de celui qui les explique.

(2) Il ne faut pas se laisser influencer par la seule poésie ou rhétorique d’un enseignement particulier, mais ne l’accepter que quand le sens des mots paraît rationnel.

(3) Il ne faut pas être satisfait de trouver simplement le sens interprétatif de la vérité conventionnelle, mais il faut s’en remettre et accepter le sens définitif de la vérité ultime, la vacuité. En d’autres termes, étant donné que les enseignements de la méthode sur la bodhitchitta et les enseignements de la sagesse sur la vacuité, et ainsi de suite, sont des compagnons, ne soyons pas satisfait de trouver seulement l’un ou l’autre, mais pratiquons-les ensemble.

(4) Ne soyons pas satisfaits d’états de conscience qui sont impurs et trompeurs, mais mettons toute notre confiance en la sagesse de l’équilibre méditatif des êtres supérieurs.

Si nous comprenons ces quatre confiances et les utilisons pour évaluer la vérité des enseignements reçus, nous suivrons une voie non fallacieuse. Il n’y aura plus le danger d’adopter des vues fausses ou de tomber sous l’influence d’enseignants qui nous trompent. Nous serons capables de faire une discrimination correcte entre ce qui doit être accepté et ce qui doit être rejeté, et nous serons ainsi protégés contre les fautes, telles que le sectarisme.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

L’essence du vajrayana

L’essence du vajrayana

La pratique du tantra du yoga suprême du mandala du corps de Bouddha Hérouka

de Guéshé Kelsang Gyatso

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L’essence du vajrayana est le premier exposé intégral en français de la pratique des deux étapes tantriques du mandala du corps de Hérouka. Cet enseignement est très rarement dispensé. Bouddha Hérouka est une manifestation de la sublime compassion de tous les bouddhas et, en s’en remettant à lui, nous sommes à même d’atteindre rapidement la joie pure de l’altruisme pour apporter aux autres un vrai bonheur.

Dans la première partie, Guéshé Kelsang nous explique, avec sa précision et sa clarté habituelles, comment nous pouvons faire les sublimes visualisations du mandala du corps de Hérouka, et de cette façon transformer progressivement notre monde et nos expériences ordinaires en la réalité transcendantale d’un bouddha.

Dans la deuxième partie, il nous donne des instructions précises sur les pratiques de l’étape d’accomplissement qui nous conduisent à la félicité suprême de la pleine illumination dans cette vie même.


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Extrait:
La pratique tantrique : le sens essentiel de notre vie humaine
Afin de nous encourager nous-mêmes à l’entraînement aux étapes de la voie de l’illumination, il faut continuellement se rappeler les trois caractéristiques spéciales de notre vie humaine : ses libertés et ses dotations, sa rareté, et sa grande signification.

Pour ceux qui sont nés en tant qu’animal, par exemple, les limitations de leur corps et de leur esprit, par exemple, font qu’ils n’ont aucune possibilité de comprendre ou de pratiquer la voie de la libération. Il n’y a que les humains qui sont libres de telles entraves et qui ont toutes les conditions nécessaires, connues sous le nom de dotations, pour s’engager dans les voies spirituelles qui sont les seules à nos mener jusqu’au bonheur qui dure toujours. Ces libertés et ces dotations sont la première caractéristique spéciale qui rend notre vie humaine si précieuse.

La deuxième caractéristique spéciale à notre vie humaine est sa rareté. Bien qu’il existe de nombreux humains dans ce monde, chacun d’entre nous n’a qu’une seule vie. Une personne peut posséder de nombreuses voitures et de nombreuses maisons, mais même la personne la plus riche du monde ne peut posséder plus d’une vie ; et lorsque celle-ci touche à sa fin, elle ne peut ni en acheter, ni en emprunter, ni en fabriquer une autre. Quand nous aurons perdu cette vie, il sera très difficile d’en trouver, à l’avenir, une autre qui sera qualifiée de la même manière. Notre précieuse vie humaine est donc très rare.

La troisième caractéristique spéciale à notre vie humaine est sa grande signification. Si nous utilisons notre vie humaine pour accomplir des réalisations spirituelles, alors notre vie aura une très grande signification. En l’utilisant de cette manière, nous actualisons la totalité de notre potentiel et nous progressons depuis l’état d’un être ordinaire, jusqu’à celui d’un être pleinement illuminé, le plus élevé de tous les êtres ; et lorsque nous y serons parvenus, nous aurons le pouvoir de venir en aide à tous les êtres vivants sans exception. Ainsi, c’est en utilisant notre vie humaine pour nous développer spirituellement que nous pourrons résoudre nos problèmes humains et exaucer tous nos souhaits ainsi que ceux des autres. Qu’est-ce qui pourrait avoir plus de sens ?

En contemplant ces trois caractéristiques, nous arrivons à la détermination :

Je ne gaspillerai pas ma vie humaine parce qu’elle est si précieuse, si rare et si pleine de sens. Au lieu de cela, je vais l’utiliser de la manière la plus bénéfique.

Nous prenons cette détermination comme objet de notre méditation sans l’oublier, et méditons sur lui en un seul point aussi longtemps que possible.

Après avoir développé ce profond désir de donner tout son sens à notre vie, nous nous demandons : « Qu’est ce qui est essentiel dans une vie humaine ? » Trouver de la nourriture ne peut pas être sa signification essentielle, car même les animaux peuvent le faire. De nombreux animaux sont très doués pour trouver de la nourriture, protéger leur famille, détruire leurs ennemis et ainsi de suite ; ces capacités ne sont pas exclusivement humaines.

Par contre, seuls les humains ont la possibilité d’atteindre l’illumination pour venir en aide à tous les êtres vivants. C’est le sens réel de notre vie humaine. En comprenant cela, nous pouvons extraire la pleine signification de notre vie humaine en recevant la transmission de pouvoir et le commentaire du mandala du corps de Hérouka, et en mettant ensuite ces instructions en pratique.

En général, le vajrayana est la véritable voie rapide de l’illumination, mais que nous atteignions rapidement l’illumination ou non, grâce à la pratique vajrayana, dépend de notre foi, de notre motivation et de notre compréhension. En particulier, obtenir les réalisations du mandala du corps de Hérouka, l’essence même du vajrayana, dépend du fait d’avoir une grande foi dans les instructions et de comprendre clairement leur signification.

Puis, avec une motivation pure, libre d’intention égoïste, nous devrions pratiquer ces instructions avec sincérité et avec continuité jusqu’à ce que nous atteignions notre but final.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Grand trésor de mérite

Grand trésor de mérite

La pratique de s’en remettre à un guide spirituel

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Grand trésor de mérite est une explication détaillée et complète de L’offrande au guide spirituel ( Lama tchöpa en tibétain), une des pratiques de méditation les plus riches du bouddhisme mahayana.

Dans ce texte particulièrement acclamé, Guéshé Kelsang montre avec clarté comment s’en remettre à un guide spirituel, la fondation de tous les accomplissements. Il explique les trois composants essentiels des soutras et des tantras de Bouddha – les deux pratiques préliminaires, les étapes de la voie (lamrim en tibétain) et l’entraînement de l’esprit (lodjong en tibétain), ainsi que la voie rapide tantrique de la pleine illumination, le mahamoudra vajrayana.

Ce livre est un trésor de conseils spirituels et une ressource inépuisable pour ceux qui désirent intégrer toutes leurs pratiques spirituelles dans la voie rapide tantrique de la pleine illumination.


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Extrait:
S’en remettre à un guide spirituel

Toutes les écoles du bouddhisme acceptent que la pratique du gourou yoga, c’est-à-dire s’en remettre à un guide spirituel, est la racine de la voie spirituelle et la fondation de tous les accomplissements. Nous pouvons comprendre cela à partir de nos expériences ordinaires. Par exemple, si nous voulons acquérir certains talents, être doués dans un sport particulier ou apprendre à bien jouer d’un instrument de musique, nous chercherons naturellement un enseignant qualifié pour qu’il nous l’enseigne. En suivant l’exemple de notre enseignant et en mettant ses instructions en pratique avec sincérité, nous accomplirons finalement notre objectif et deviendrons exactement comme notre enseignant. Si s’en remettre à un enseignant qualifié est nécessaire pour atteindre de tels buts mondains, est-il nécessaire de préciser jusqu’à quel point cela est encore plus important en matière d’accomplissements spirituels, tels que la libération ou l’illumination ?

Il y a deux courants principaux à l’intérieur du bouddhisme : le hinayana, ou petit véhicule, et le mahayana, ou grand véhicule. Dans les deux, la pratique qui consiste à s’en remettre à un guide spirituel est fondamentale. Selon le hinayana, il faut considérer notre guide spirituel comme étant semblable à un bouddha et, avec un esprit de foi et de dévotion, lui offrir des cadeaux, le servir et lui rendre sa bonté en suivant ses conseils et en mettant ses instructions en pratique. Selon le mahayana, cependant, il faut considérer notre guide spirituel comme étant un véritable bouddha et, avec un esprit de foi, s’en remettre à lui avec sincérité, en pensée et en action.

Le but ultime d’un pratiquant hinayana est l’accomplissement de la libération. Celle-ci dépend de la pratique des trois entraînements supérieurs, qui à leur tour dépendent d’avoir en premier lieu développé la motivation de renoncement. Ces accomplissements dépendent tous de la bonté d’un guide spirituel qualifié. Par exemple, la motivation de renoncement ne se produit pas automatiquement dans notre esprit, mais doit être cultivée en utilisant des méthodes spéciales. Nous devons d’abord comprendre la nature insatisfaisante du samsara et développer le désir de nous en échapper. Cela dépend d’une compréhension claire de l’impermanence, de la renaissance, du karma, du refuge et des quatre nobles vérités. Sans un guide spirituel qui nous instruit dans ces pratiques et nous encourage à nous y exercer, nous n’obtiendrons jamais ces expériences.

Une fois que nous avons développé le renoncement, nous nous engageons dans la pratique des trois entraînements supérieurs : l’entraînement à la discipline morale supérieure, l’entraînement à la concentration supérieure et l’entraînement à la sagesse supérieure. Pour pratiquer la discipline morale supérieure, nous avons d’abord besoin de recevoir des vœux d’un guide spirituel qualifié, qui nous aide ensuite à pratiquer une discipline morale pure en nous enseignant ce qui doit être pratiqué et ce qui doit être évité, tout en nous donnant un exemple immaculé à suivre.

Sur la base de notre entraînement à la discipline morale supérieure, nous pratiquons la concentration supérieure en nous entraînant au calme stable. Cela implique de surmonter les cinq obstacles en appliquant les huit opposants. Sans recevoir les instructions d’un guide spirituel qualifié, nous ne saurons même pas ce que sont ces obstacles et ces opposants, et encore moins ce que nous devrions en faire. Ainsi, ce n’est qu’en s’en remettant à un guide spirituel qui nous donne des instructions et nous guide grâce à sa propre expérience, que nous sommes capables de progresser à travers les neuf placements de l’esprit et d’atteindre finalement le calme stable.

Une fois que nous avons atteint le calme stable, si nous nous entraînons à la sagesse supérieure en plaçant notre esprit en une concentration en un seul point sur la vacuité, nous atteindrons bientôt la vue supérieure, et avec celle-ci, nous pourrons finalement éradiquer notre saisie du soi et atteindre la libération du samsara. Toutefois, la vacuité est un objet profond, et il est impossible d’en obtenir une réalisation sans être guidé et sans recevoir les instructions précises d’un guide spirituel qualifié. Par conséquent, toutes les étapes de la voie hinayana de la libération, depuis la génération initiale du renoncement jusqu’à l’abandon de la saisie du soi et l’accomplissement de la libération, ne s’accomplissent que grâce à la bonté d’un guide spirituel qualifié.

Tout comme s’en remettre à un guide spirituel qualifié est essentiel pour accomplir la voie hinayana, il en est de même pour s’entraîner à la voie mahayana. Toutes les étapes de la voie mahayana, depuis la génération de l’équanimité et de la grande compassion jusqu’à l’accomplissement final de la bouddhéité, ne s’accomplissent qu’en étant guidé par un guide spirituel mahayana et en recevant ses bénédictions. Pour entrer dans la voie mahayana, nous devons d’abord générer la motivation de bodhitchitta. Comme le renoncement, cette motivation ne se produit pas naturellement, mais doit être cultivée en utilisant des méthodes spéciales, telles que la cause septuple et son effet, et la mise à égalité et l’échange de soi avec les autres. Nous ne pourrons jamais obtenir ces précieuses réalisations sans être guidé par un guide spirituel mahayana et sans recevoir ses instructions. Une fois que nous avons généré la bodhitchitta, nous avons besoin de recevoir les vœux du bodhisattva d’un guide spirituel mahayana qui nous donne ensuite des instructions sur la pratique des six perfections, et nous guide sur les cinq voies mahayanas et les dix terres du bodhisattva jusqu’à ce que nous atteignions la voie mahayana au-delà de l’étude, ou bouddhéité. Sans être inspiré par la pureté de l’exemple de notre guide spirituel, par ses instructions non fallacieuses et par ses constantes bénédictions, nous ne pourrons jamais mener à terme cet entraînement.

Si l’entraînement aux étapes du soutra de la voie est impossible sans s’en remettre à un guide spirituel, il est totalement impensable d’aborder les pratiques tantriques sans s’en remettre à un maître tantrique. Les enseignements tantriques de Bouddha sont très difficiles à comprendre et sont disséminés à travers de nombreuses écritures, sans aucune indication claire sur l’ordre correct dans lequel ils sont à pratiquer. Si nous essayons de pratiquer le tantra sans nous en remettre à un maître tantrique qualifié, nous ne ferons qu’augmenter notre confusion. Il est dit dans les écritures que quelle que soit la durée du barattage de l’eau, cela ne produira jamais de beurre et, de la même manière, peu importe combien de temps nous essayons de pratiquer le tantra sans nous en remettre à un guide spirituel qualifié, les réalisations tantriques ne seront jamais atteintes. Par contre, si nous trouvons un guide spirituel tantrique pleinement qualifié qui nous donne des transmissions de pouvoir, que nous nous en remettons à lui avec une foi profonde, que nous observons nos vœux et nos engagements avec pureté, et que nous pratiquons avec sincérité les instructions sur l’étape de génération et sur l’étape d’accomplissement, nous pourrons alors facilement atteindre l’illumination en l’espace d’une courte vie humaine.

Nous pouvons donc voir que tout entraînement spirituel, qu’il soit hinayana ou mahayana, du soutra ou du tantra, dépend d’être guidé et de recevoir les bénédictions d’un guide spirituel qualifié.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Le guide du Pays des Dakinis

Le guide du Pays des Dakinis

La pratique du tantra yoga suprême de Bouddha Vajrayogini

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Le guide du Pays des Dakinis est la première explication complète en français de la pratique du tantra du yoga suprême de Vajrayogini, le Bouddha féminin de la Sagesse.

Ce livre fournit des instructions détaillées sur les onze yogas de l’étape de génération qui sont des méthodes spéciales pour transformer toutes nos activités quotidiennes en la voie spirituelle. Il explique également avec une clarté parfaite les pratiques essentielles de l’étape d’accomplissement de Vajrayogini qui mènent à la pleine illumination.

Ce livre comprend en outre toutes les sadhanas de Vajrayogini, des conseils sur la manière de faire une retraite tantrique, ainsi qu’un trésor d’informations supplémentaires indispensables à tous ceux qui souhaitent s’en remettre à Bouddha Vajrayogini.

“ une joie … en nous faisant parvenir ce livre, Guéshé Kelsang apporte réellement dans nos vies une pluie de bénédictions ” — TIBET JOURNAL


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Le Pays Pur de Vajrayogini

Le Pays Pur extérieur des Dakinis est au-delà du monde de l’expérience ordinaire. C’est le Pays Pur de Bouddha Vajrayogini et de Bouddha Hérouka. Un pays pur est un monde qui est libre des vraies souffrances. Il n’existe aucun endroit dans le samsara qui soit sans vraies souffrances, car l’environnement samsarique agit lui-même comme une condition pour faire l’expérience de la souffrance. Les êtres ordinaires naissent dans le samsara sans pouvoir choisir et ils doivent continuellement faire l’expérience de l’insatisfaction et de la détresse. Toutefois, si nous purifions notre esprit, nous purifions notre expérience du monde et nous atteignons de ce fait un pays pur libre de toute souffrance.

Il existe différents pays purs qui sont associés à différents bouddhas. Le Pays Pur des Dakinis est semblable aux Pays Purs de Toushita et de Soukhavati, sauf que le Pays Pur de Hérouka et de Vajrayogini est le seul dans lequel les êtres peuvent recevoir des enseignements sur le tantra yoga supérieur et les mettre en pratique.

Quand, guidés par Vajrayogini, ceux qui sont très vieux et infirmes parviendront à son pays pur, ils ne continueront plus à éprouver les souffrances de la vieillesse et de la maladie. Tous les signes de leur vieillesse disparaîtront et ils se transformeront en des jeunes gens et en des jeunes femmes de seize ans d’une grande beauté et d’une grande vitalité qui jouissent d’une durée de vie sans fin.

Tous les plaisirs qu’ils désirent apparaîtront spontanément. Ils ne renaîtront plus jamais dans le samsara, à moins qu’ils l’aient choisi par compassion. Tous ceux qui parviennent à ce pays pur recevront directement des enseignements sur le tantra yoga supérieur de Hérouka et de Vajrayogini et atteindront ainsi rapidement l’illumination.

Le Pays Pur extérieur des Dakinis peut aussi être expliqué par rapport à l’expérience personnelle du pratiquant pris en tant qu’individu. De ce point de vue, nous atteignons le Pays Pur extérieur des Dakinis en complétant les pratiques de l’étape de génération de Vajrayogini.

Au cours de notre entraînement à la méditation de l’étape de génération, nous visualisons notre corps comme le corps pur de Bouddha Vajrayogini, notre environnement immédiat comme le mandala de Vajrayogini et notre monde comme le Pays Pur des Dakinis. Si nous nous engageons continuellement dans la pratique de l’étape de génération, alors les apparences ordinaires impures qui arrivent à notre esprit diminueront progressivement et cesseront finalement tout à fait. Une fois que nous aurons obtenu une réalisation ferme de l’étape de génération nous ne connaîtrons plus que des apparences pures et notre monde se transformera en Pays Pur des Dakinis. Le grand enseignant Ténpa Rabgyä disait que le Pays Pur des Dakinis n’était pas un endroit éloigné et qu’il n’était pas nécessaire de quitter ce monde pour y parvenir.

Seul les pratiquants accomplis font l’expérience des apparences pures. Le soutra et le tantra acceptent généralement tous deux que le monde tel qu’il apparaît à notre esprit est faux, imparfait et insatisfaisant parce que notre esprit est impur – pollué par les perturbations mentales et leurs empreintes. Vénérable Maitreya dit dans L’ornement pour la claire réalisation que lorsque l’esprit des êtres sensibles devient entièrement pur, leur environnement devient un pays pur de bouddha.

On ne peut atteindre un pays pur qu’en purifiant son esprit. Aux autres, nous apparaîtrons encore comme un être ordinaire, impur, même lorsque nous aurons atteint le Pays Pur extérieur des Dakinis grâce à une réalisation ferme de l’étape de génération. Les personnes ordinaires ne peuvent pas se rendre compte qu’une personne se trouve dans un pays pur car elles ne peuvent pas percevoir le pays pur de cette personne et elles ne peuvent pas partager cette expérience. Quelqu’un demanda un jour à Milarépa dans quel pays pur il avait atteint l’illumination, et Milarépa montra sa grotte. Celui qui demandait ne put voir qu’une grotte froide et vide, mais cette grotte était un pays pur pour Milarépa.

Comme l’esprit des êtres ordinaires est impur, tout ce qui leur apparaît est perçu comme ordinaire. En tant qu’êtres ordinaires avec des apparences ordinaires, nous ne pouvons pas faire l’expérience d’une chose totalement pure et parfaite. Même une émanation de bouddha semble avoir pour nous des fautes. Nous nous percevons nous-mêmes et les autres comme imparfaits – sujets aux fautes telles que la maladie et la vieillesse – parce que nous avons des apparences ordinaires.

Selon les enseignements du Soutra, la racine du samsara est la saisie du soi et les perturbations mentales qui en sont issues. Toutefois, selon les enseignements du mantra secret, ce sont les apparences ordinaires et les conceptions ordinaires qui sont la racine du samsara. La saisie du soi que reconnaissent les pratiquants du soutra n’est qu’une conception ordinaire grossière.

Dans ce contexte, chaque être vivant qui n’est pas un bouddha et chaque environnement, chaque plaisir ou chaque corps qui n’est pas un bouddha est ordinaire. Les perceptions de ces objets en tant qu’objets ordinaires à cause d’un esprit impur sont des apparences ordinaires et l’esprit qui conçoit les objets de cette manière est une conception ordinaire. Selon les enseignements du mantra secret, les apparences ordinaires sont des obstructions à l’omniscience et les conceptions ordinaires des obstructions à la libération. Les apparences ordinaires et les conceptions ordinaires ont de nombreux niveaux de subtilité.

L’un des principaux objectifs de la pratique de la méditation de l’étape de génération est de surmonter les apparences ordinaires et les conceptions ordinaires. Nous pouvons surmonter les apparences ordinaires en développant l’apparence claire d’être Vajrayogini, et nous pouvons surmonter les conceptions ordinaires en développant la fierté divine d’être Vajrayogini.

Nous faisons l’expérience d’un cycle sans fin de mort ordinaire, d’état intermédiaire ordinaire et de renaissance ordinaire à cause de nos apparences ordinaires et de nos conceptions ordinaires.

Ce cycle sans fin, connu sous le nom de « samsara », doit être rompu. Par la pratique des étapes de génération et d’accomplissement, nous pouvons purifier les trois états ordinaires que sont la mort, l’état intermédiaire et la renaissance et atteindre ainsi les trois corps d’un bouddha.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Le mahamoudra du tantra

Le mahamoudra du tantra

Ce livre, prévu pour 2007, présentera une explication complète de la pratique du tantra du yoga suprême du mahamoudra.

Une introduction à la méditation sur le tantra

par Guéshé Kelsang Gyatso

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Le mahamoudra du tantra présente un nouveau monde de la méditation. Il explique de quelle manière nous pouvons utiliser notre imagination comme un outil très puissant dans notre pratique spirituelle

Mahamoudra est un terme sanscrit qui désigne l’union de la félicité et de la vacuité, l’essence même de la méditation tantrique bouddhiste.

Le mahamoudra du tantra est un manuel pratique pour acquérir une expérience profonde de la méditation et découvrir la paix et le bonheur qui y résident.

Il présente le profond sujet de la méditation tantrique avec une extraordinaire clarté qui rend ces pratiques extrêmement accessibles.


Dans le tantra de l’étape de génération, les pratiquants privilégient l’entraînement à la fierté divine, et l’entraînement à l’apparence claire. Avant de s’entraîner à la fierté divine, les pratiquants doivent apprendre à percevoir leur corps et leur esprit comme étant le corps et l’esprit de Hérouka. Après avoir accompli ceci, ils utilisent alors le corps et l’esprit imaginés de Hérouka en tant que base d’imputation de leur « je » et se mettent à penser « Je suis Bouddha Hérouka ». Puis, ils méditent sur cette fierté divine à l’aide d’une concentration en un seul point. En s’entraînant à cette méditation, ils parviendront à une profonde réalisation de la fierté divine, qui croit spontanément qu’ils sont Hérouka. À ce moment-là, ils ont changé la base d’imputation de leur je.

Depuis des temps sans commencement, vie après vie, la seule base d’imputation de notre je a été un corps et un esprit contaminés. Si notre je est imputé sur un corps et un esprit contaminés, chaque fois que nous avons la pensée « je » nous éprouvons simultanément l’ignorance de saisie du soi, c’est-à-dire un esprit qui saisit un « je » et un « mien » qui existent de façon inhérente, source de toutes nos souffrances. À l’inverse, pour des pratiquants tantriques qualifiés, leur profonde réalisation de la fierté divine empêche l’ignorance de saisie du soi de se manifester. Dépourvus de cette base, ils ne peuvent éprouver aucune souffrance ; ils jouissent de la pureté de l’environnement, du corps, des plaisirs et de l’esprit de Hérouka.

Nous pourrions demander : comment ces pratiquants peuvent-ils se croire Bouddha Hérouka alors qu’ils ne le sont pas encore réellement, et comment leur est-il possible d’obtenir la réalisation de la fierté divine de se croire Hérouka alors que cette vue est fallacieuse ? Bien qu’ils ne soient pas réellement Bouddha Hérouka, ces pratiquants peuvent néanmoins le croire parce qu’ils ont changé leur base d’imputation, abandonnant leurs agrégats contaminés pour adopter les agrégats non contaminés de Hérouka. La croyance qu’ils sont eux-mêmes Bouddha Hérouka n’est pas une vue fallacieuse, elle n’est pas trompeuse car elle provient de la sagesse qui réalise que le « je » et le « mien » existant de façon inhérente n’existent pas. Leur réalisation de la fierté divine qui croit spontanément qu’ils sont Hérouka a donc le pouvoir d’empêcher l’ignorance de saisie du soi, la racine du samsara, de se manifester.

Les choses n’existent pas de leur propre côté. Il n’y a ni « je », ni « mien » ni aucun autre phénomène existant de façon inhérente ; tous les phénomènes existent en tant que simples imputations. Les choses sont imputées par la pensée sur leur base d’imputation. Que veut dire « base d’imputation » ? Par exemple, les parties d’une voiture sont la base d’imputation de la voiture. Les parties de la voiture ne sont pas la voiture, mais il n’y a pas de voiture en dehors de ses parties. La voiture est imputée sur ses parties, par la pensée. Comment cela se produit-il ? En percevant une partie quelconque de la voiture, nous pensons naturellement « C’est la voiture ». De même, notre corps et notre esprit ne sont pas notre je, ou soi, mais en sont la base d’imputation. Notre je est imputé par la pensée sur notre corps ou sur notre esprit. En percevant notre corps ou notre esprit, nous avons naturellement la pensée « je » ou « mien ». Sans base d’imputation, les choses ne peuvent exister. Tout phénomène dépend de sa base d’imputation.

Pourquoi est-il nécessaire de changer la base d’imputation de notre je ? Comme il a été dit plus haut, depuis des temps sans commencement, vie après vie et jusqu’à maintenant, la seule base d’imputation de notre je a été les agrégats contaminés du corps et de l’esprit. Nous vivons dans un cycle de souffrances sans fin, parce que la base d’imputation de notre je est contaminée par le poison de l’ignorance de saisie du soi. Afin de nous libérer de la souffrance de façon permanente, il nous faut donc changer notre base d’imputation pour passer d’agrégats contaminés à des agrégats non contaminés.

Comment pouvons-nous changer notre base d’imputation ? En général, notre base d’imputation a déjà changé d’innombrables fois. Dans nos vies précédentes, nous avons pris d’innombrables renaissances, et chaque fois, la base d’imputation de notre je a été différente. Lorsque nous prenions une renaissance en tant qu’être humain, notre base d’imputation était le corps et l’esprit d’un être humain. Lorsque nous prenions une renaissance en tant qu’animal, notre base d’imputation était le corps et l’es prit d’un animal. Et dans cette vie-ci, c’est la même chose. Lorsque nous étions bébé, notre base d’imputation était le corps et l’esprit d’un bébé ; lorsque nous étions adolescent, notre base d’imputation était le corps et l’esprit d’un adolescent, et, lorsque nous serons vieux, notre base d’imputation sera le corps et l’es prit d’une personne âgée. Ces innombrables bases d’imputation sont des agrégats contaminés. Nous n’avons jamais changé notre base d’imputation pour passer d’agrégats contaminés à des agrégats non contaminés. Nous ne pouvons effectuer cela qu’en faisant totalement confiance aux enseignements tantriques de Bouddha.

Nous changeons notre base d’imputation et passons d’agrégats contaminés à des agrégats non contaminés en nous entraînant à l’apparence claire et à la fierté divine. Comme Bouddha l’a expliqué dans ses enseignements tantriques, nous apprenons d’abord à purifier notre corps et notre esprit en méditant sur la vacuité du corps, de l’esprit et de tous les autres phénomènes. Ne percevant que la vacuité, nous nous générons en bouddha-déité tel que Hérouka. Nous apprenons alors à percevoir clairement notre corps et notre esprit comme étant le corps et l’esprit de Hérouka, notre monde comme étant le pays pur de Hérouka et tous ceux qui nous entourent comme étant des héros et héroïnes qui ont atteint l’illumination. Ceci s’appelle « l’entraînement à l’apparence claire ». Lorsque nous percevons notre corps et notre esprit comme étant les agrégats non contaminés du corps et de l’esprit de Hérouka, nous nous mettons à penser « Je suis Bouddha Hérouka ». Nous méditons alors sur cette fierté divine continuellement à l’aide d’une concentration en un seul point jusqu’à obtenir une profonde réalisation de la fierté divine qui croit spontanément « Je suis Bouddha Hérouka ». À ce moment-là, notre base d’imputation a changé et nous sommes passé d’agrégats contaminés à des agrégats non contaminés.

Prenons l’exemple où, en temps normal, nous nous appelons Jean. Nous ne devrions jamais croire que Jean est Bouddha Hérouka, mais nous devons sentir que Jean a disparu dans la vacuité avant de nous générer en Bouddha Hérouka. Nous croyons alors que notre je, imputé sur le corps et l’esprit de Hérouka, est Bouddha Hérouka. Cette croyance n’est pas une vue fallacieuse, car elle provient de la sagesse, alors que les vues fallacieuses proviennent nécessairement de l’ignorance. La réalisation de la fierté divine naît de la sagesse. C’est une méthode puissante permettant d’accumuler beaucoup de mérite et de sagesse.

Même si nous avons la réalisation qui croit spontanément que nous sommes Bouddha Hérouka, nous ne devrions jamais le montrer ou le déclarer aux autres, car un tel comportement est inapproprié dans notre société. Les autres continueront à percevoir Jean et non pas Hérouka, et nous savons aussi que Jean n’est pas Hérouka. Les réalisations de la fierté divine et de l’apparence claire sont un vécu intérieur. Elles ont le pouvoir de contrôler nos perturbations mentales et à partir de cela nos actions deviendront pures, naturellement. Il n’y a par conséquent aucune raison d’adopter un comportement inapproprié ; nous devons continuer nos activités quotidiennes et communiquer avec les autres comme nous en avons l’habitude.

Nous pouvons pratiquer le tantra de l’étape de génération en conjonction avec la sadhana de l’auto génération en Bouddha Hérouka, une prière rituelle pour accomplir l’état de Bouddha Hérouka.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Les terres et les voies tantriques

Les terres et les voies tantriques

Comment s’engager dans la voie vajrayana, progresser sur elle et la mener à terme

de Guéshé Kelsang Gyatso

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De nos jours, il y a un grand intérêt pour la pratique du tantra, et pour le pratiquer, il y a une demande urgente d’un guide authentique écrit par un maître tantrique pleinement qualifié.

Basé sur une lignée d’instructions et de pratiques entièrement pures qui remonte à Bouddha lui-même, Les terres et les voies tantriques pourvoit à cette demande en fournissant un manuel précis aux pratiquants tantriques.

Avec autorité et une clarté remarquable, Guéshé Kelsang explique les quatre classes du tantra tout en restant facile à comprendre, ainsi que, de façon détaillée, les étapes de génération et d’accomplissement du tantra yoga supérieur.

Toutes les étapes de la voie tantrique de la pleine illumination y sont décrites avec une précision à vous couper le souffle, ce qui fait de la publication de ce livre un événement significatif dans l’histoire de la littérature bouddhiste.


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Qu’est-ce qu’une pratique tantrique authentique
Bouddha Shakyamouni a enseigné trois véhicules – le hinayana, la paramitayana et le vajrayana – parce que les êtres vivants ont des inclinations et des capacités mentales variées.

Bouddha a enseigné le hinayana pour convenir à ceux qui ont une aspiration limitée et qui sont surtout préoccupés d’être eux-mêmes délivrés de la souffrance. Les hinayanistes sont très conscients des fautes de l’attachement et considèrent l’attachement comme étant le principal objet qui doit être abandonné. C’est pour cette raison qu’on appelle parfois le hinayana le « véhicule de la séparation de l’attachement ». Pour abandonner temporairement l’attachement, les hinayanistes renoncent à leur famille, à leur foyer, etc. Ils se retirent dans un endroit isolé et méditent sur le manque d’attrait des choses ; et pour abandonner complètement l’attachement, ils méditent sur la vacuité.

Pour ceux qui sont attirés par la vaste voie, Bouddha a enseigné le paramitayana, dans lequel il a enseigné les six perfections et les dix terres du bodhisattva. Les principaux objets à abandonner par les bodhisattvas sont les obstructions à l’omniscience. Les bodhisattvas ne sont pas effrayés par l’attachement parce qu’ils savent comment le transformer en la voie spirituelle. Tout comme les agriculteurs utilisent des substances impures, telles que le fumier, pour fertiliser leurs champs, ainsi les bodhisattvas supérieurs utilisent les perturbations mentales, telles que l’attachement, en tant qu’aides pour atteindre la bouddhéité, les ayant rendues inoffensives par la force de leur sagesse et de leur compassion.

Pour ceux qui sont attirés par le profond dharma, Bouddha a enseigné le troisième véhicule, le vajrayana. Le vajrayana, ou véhicule du mantra secret, est parfois appelé le « véhicule de l’attachement » parce qu’au lieu d’essayer d’abandonner immédiatement l’attachement, les pratiquants de ce véhicule utilisent l’attachement en tant qu’aide pour générer la grande félicité spontanée avec laquelle ils méditent alors sur la vacuité. De plus, lorsqu’ils atteignent finalement l’illumination, bien qu’ils n’aient pas d’attachement désirant, ils montrent néanmoins l’aspect d’avoir de l’attachement en apparaissent sous la forme de bouddhas tantriques, sous l’aspect du Père et de la Mère en étreinte sexuelle.

Bien que nous puissions transformer l’attachement en voie spirituelle en pratiquant le mantra secret, nous avons besoin d’une grande habileté pour être capables de le faire, parce que normalement, lorsque l’attachement se développe fortement, il trouble automatiquement la paix de notre esprit. La principale raison pour laquelle la plupart des bouddhas ne présenteront pas le mantra secret est le danger que des pratiquants non qualifiés l’utilisent pour obtenir des plaisirs mondains, les pratiquants qualifiés étant très rares parmi les disciples. Bouddha Shakyamouni est cependant une exception. Par le pouvoir de ses prières antérieures et de sa détermination spéciale, ses disciples ont un karma spécial pour pratiquer le mantra secret.

Il y a une prophétie qui dit que lorsque le dharma de Bouddha Shakyamouni sera sur le point de toucher à sa fin, la pratique du mantra secret fleurira pour peu de temps presque partout dans ce monde, comme la flamme d’une bougie qui luit brillamment juste avant de s’éteindre. Il se trouve que de nos jours, il existe beaucoup de livres sur le tantra, beaucoup d’enseignants du tantra et de nombreux étudiants qui essayent de le pratiquer. Pourtant, ces livres et ces enseignements ne sont pas tous purs et authentiques. C’est pourquoi il est de plus en plus important de faire la différence entre les enseignements tantriques authentiques et ceux qui ont été mélangés avec des enseignements non bouddhistes.

Nous sommes extrêmement fortunés d’avoir rencontré les enseignements tantriques entièrement purs qui ont été transmis à partir de Bouddha Shakyamouni, puis par Djé Tsongkhapa et de nombreux enseignants accomplis de la nouvelle tradition kadampa. Djé Tsongkhapa, qui était une émanation du Bouddha de la Sagesse, Mandjoushri, a clarifié de nombreux aspects de la pratique tantrique qui, par le passé, ont été fréquemment mal compris. Il a en particulier montré comment il est possible, et en fait essentiel, de pratiquer l’union du soutra et du tantra.

Avant que Djé Tsongkhapa n’apparaisse, de nombreuses personnes pensaient que le mantra secret et la discipline morale du vinaya étaient contradictoires, et qu’une personne ne pouvait pas pratiquer les deux ; mais Djé Tsongkhapa a montré comment la pratique du mantra secret est le moyen habile suprême pour observer la discipline vinaya avec pureté au lieu d’être en contradiction avec elle.

Je me sens extrêmement fortuné de pouvoir transmettre les enseignements tantriques purs de Djé Tsongkhapa, et le lecteur devrait lui aussi se sentir fortuné d’avoir la possibilité de les étudier.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Le vœu du bodhisattva

Le vœu du bodhisattva

Manuel pratique qui explique comment aider les autres

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Un bodhisattva est une personne motivée par le désir d’atteindre la pleine illumination pour le bien des autres. Pour accomplir ce désir, il, ou elle, prend les vœux du bodhisattva et les observe en pratiquant les six perfections : le don, la discipline morale, la patience, l’effort, la concentration et la sagesse.

L’auteur donne des conseils clairs et concrets sur chaque aspect de l’éthique du bodhisattva, et il explique également une puissante pratique de purification de l’esprit. Avec ce livre comme compagnon, chacun peut adopter le mode de vie d’un bodhisattva et avancer vers la félicité suprême de la pleine illumination.

“Une transmission parfaite pour le monde moderne de l’antique sagesse de Bouddha.” — EAST WEST JOURNAL


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Maintenir les vœux du bodhisattva

Ce livre traite essentiellement des vœux du bodhisattva. Dans Le guide du mode de vie d’un bodhisattva, Shantidéva conseille à ceux qui veulent connaître les vœux du bodhisattva d’étudier d’abord le Soutra d’Akashagarbha, puis, pour avoir une explication plus détaillée des pratiques quotidiennes d’un bodhisattva, de lire Le compendium des entraînements.

Shantidéva explique que ceux qui ont pris les vœux du bodhisattva doivent savoir quelles sont les chutes morales racines et secondaires, comment empêcher la dégénérescence de leurs vœux, comment purifier les chutes morales et comment mener jusqu’à son terme la pratique des vœux du bodhisattva. Tout cela est expliqué dans ce livre.

Une fois que nous avons pris les vœux du bodhisattva, il faut faire des efforts afin d’empêcher leur dégénérescence en les reprenant plusieurs fois par jour, puis éviter également d’encourir des chutes morales racines ou secondaires en nous en remettant à la vigilance, l’esprit d’alerte et l’esprit consciencieux.

Il y a quatre causes principales de dégénérescence des vœux de la pratimoksha, des vœux du bodhisattva ou des vœux tantriques. Elles sont appelées « les quatre portes pour encourir des chutes morales ». Ce sont : ne pas savoir ce que sont les chutes morales, manquer de respect pour les instructions de Bouddha, avoir de fortes perturbations mentales et un esprit non consciencieux.

Pour fermer la première porte, apprenons quelles sont les chutes morales et comment nous nous y exposons. Nous pouvons y parvenir en écoutant des enseignements sur ce sujet ou en lisant d’authentiques commentaires, tels que les instructions données dans ce livre.

Pour fermer la deuxième porte, essayons de surmonter notre manque de respect en contemplant ce qui suit :

Puisque Bouddha est omniscient, c’est-à-dire qu’il connaît simultanément et directement tous les phénomènes passés, présents et futurs, et puisqu’il a une grande compassion pour tous les êtres vivants sans exception, il n’y a aucune raison de manquer de respect à l’égard de ses enseignements. C’est seulement à cause de mon ignorance que parfois je n’y crois pas.

Pour fermer la troisième porte, essayons de soumettre nos fortes perturbations mentales en pratiquant les méditations qui sont décrites dans Le manuel de méditation. Si nous devenons capables de toujours maintenir de bonnes intentions, telles que l’amour, la compassion et la bodhitchitta, en pratiquant le lamrim, il n’y aura plus aucune base pour encourir les chutes morales de la pratimoksha ou du bodhisattva, et si nous arrivons à surmonter les apparences et les conceptions ordinaires, en pratiquant l’étape de génération et l’étape d’accomplissement, il n’y aura plus aucune base pour encourir les chutes morales tantriques.

Nous pouvons fermer la quatrième porte, l’esprit non consciencieux, en nous rappelant fréquemment les inconvénients de nous exposer aux chutes morales et les avantages d’une discipline morale pure. De cette manière, nous devenons de plus en plus consciencieux.

En bref, la méthode pour prévenir la dégénérescence de nos vœux consiste à s’entraîner au renoncement, à la bodhitchitta, à la vue correcte de la vacuité, à l’étape de génération et à l’étape d’accomplissement. En faisant ces pratiques avec sincérité, nous surmonterons nos attitudes ordinaires et nous contrôlerons notre esprit, supprimant par là même toutes les bases possibles de chutes morales.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Le guide du mode de vie d’un bodhisattva

Le guide du mode de vie d’un bodhisattva

L’épanouissement personnel grâce à l’altruisme

Traduit par Guéshé Kelsang Gyatso

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Ce célèbre poème, destiné à améliorer notre vie de tous les jours, est aimé partout dans le monde. Depuis que Shantidéva l’a composé au VIIIe siècle, il a inspiré de nombreuses générations de bouddhistes et de non-bouddhistes. Cette nouvelle traduction, faite sous la direction de Guéshé Kelsang Gyatso, transmet la grande lucidité et la beauté poétique de l’original, tout en préservant sa profondeur spirituelle et l’impact qu’il a sur nous.

Lire ces versets lentement, tout en contemplant leur sens, aura un effet profondément libérateur sur notre esprit. Ce poème suscite en nous des états d’esprit positif spéciaux, nous éloigne de la souffrance et des conflits pour nous rapprocher du bonheur et de la paix. Il nous introduit de façon graduelle à la totalité de la voie de l’illumination du bouddhisme mahayana.

“ …le livre lui-même est magnifiquement édité, des peintures originales et des dessins à l’encre introduisent chaque section et même la couverture est d’une texture attrayante. La poésie est lucide et raffinée, même quand Shantidéva nous entraîne dans de complexes explications de la philosophie Madhyamika. Un glossaire est inclus pour aider le lecteur à s’y retrouver dans les termes techniques. Ce texte peut être une excellente introduction à la tradition mahayana, ou bien être étudié en profondeur avec un commentaire tel que Trésor de contemplation” — ALTAR MAGAZINE


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Les bienfaits de la bodhitchitta

En sanscrit, Bodhisattvacharyavatara
En tibétain, Djang tchoub sëm pai tchö pa la djoug pa
En anglais, Guide to the Bodhisattva’s Way of Life

Chapitre I
Une explication des bienfaits de la bodhitchitta

Hommage aux êtres éveillés, les bouddhas et les bodhisattvas

Je me prosterne devant les bouddhas illuminés dotés du corps de vérité,
Devant les bodhisattvas et tous les autres objets de prosternation.
Je vais expliquer brièvement, conformément aux écritures,
Comment s’engager dans les pratiques condensées des bodhisattvas.

Il n’y a rien d’écrit ici qui n’ait été expliqué auparavant,
Et je ne suis pas particulièrement doué pour l’écriture.
Ma seule raison d’écrire ceci est de venir en aide aux autres
Et de garder mon esprit accoutumé.

Ainsi, la force de ma foi et mes réalisations vertueuses
Pourraient être accrues un moment grâce à ceci,
Et peut-être d’autres, aussi fortunés que moi,
Pourraient trouver ici un trésor de contemplation.

Cette précieuse vie humaine, si difficile à trouver,
Offre le but ultime aux êtres vivants,
Si nous ne nous efforçons pas d’accomplir ce but maintenant,
Comment une opportunité aussi précieuse se présentera-t-elle à nouveau ?

Tout comme, dans une nuit sombre et nuageuse,
Un éclair, un moment, illumine tout,
Ainsi pour les êtres mondains, par le pouvoir des bénédictions de Bouddha,
Une intention vertueuse occasionnellement et brièvement apparaît.

Ainsi, alors que nos vertus sont pour la plupart faibles,
Nos non-vertus sont extrêmement fortes et effrayantes,
Hormis la bodhitchitta – un esprit compatissant qui souhaite atteindre l’illumination –
Quelle vertu peut vaincre les maux les plus lourds ?

Les êtres capables, les bouddhas, qui ont considéré cela pendant de nombreux éons
Ont tous vu que la bodhitchitta est la plus bénéfique
Parce que, grâce à elle, des masses innombrables d’êtres vivants
Peuvent facilement atteindre la félicité suprême de l’illumination.

Ceux qui souhaitent détruire leur propre souffrance,
Ceux qui souhaitent dissiper la souffrance des autres
Et ceux qui souhaitent éprouver beaucoup de bonheur
Ne devraient jamais abandonner la pratique de la bodhitchitta.

Dès que la bodhitchitta est générée
Même chez les êtres pitoyables liés à l’intérieur de la prison du samsara,
Ils deviennent des bodhisattvas – un « fils ou une fille de Bouddha » –
Et sont dignes d’être vénérés par les humains et les dieux mondains.

Tout comme l’élixir suprême qui transmue en or,
La bodhitchitta peut transformer ce corps impur que nous avons pris
En un joyau inestimable qu’est le corps de forme d’un bouddha.
Par conséquent, maintient fermement la bodhitchitta.

Puisque la sagesse illimitée de Bouddha, le seul navigateur des êtres vivants,
Par l’investigation approfondie a vu sa préciosité,
Ceux qui souhaitent être libérés de la souffrance du samsara
Devraient maintenir fermement ce précieux esprit de bodhitchitta.

Tandis que toutes les autres vertus sont comme des bananiers,
En ce qu’elles sont épuisées une fois que leur fruit est produit,
L’arbre céleste qui perdure de la bodhitchitta
N’est pas épuisé mais s’accroît en portant des fruits.

Tout comme quand ceux qui sont très effrayés s’en remettent à un être courageux,
Quiconque s’en remet à la bodhitchitta sera immédiatement libéré du danger
Même s’il a commis des maux insupportables,
Alors pourquoi les consciencieux ne s’en remettent-ils pas à elle ?

Exactement comme le feu à la fin de l’éon,
En un instant elle consume complètement tout le grand mal.
Ses innombrables bienfaits ont été expliqués par le sage protecteur Maitreya
Au bodhisattva Soudhana.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Le joyau du cœur

Le joyau du cœur

Les pratiques essentielles du bouddhisme kadampa

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Dans Le joyau du cœur , Guéshé Kelsang présente deux pratiques essentielles du bouddhisme kadampa, tradition populaire du bouddhisme mahayana qui a été établie par Djé Tsongkhapa, le très célèbre enseignant tibétain.

La première pratique consiste à s’en remettre à un guide spirituel, ce qui établit la fondation pour obtenir toutes les bénédictions et toutes les réalisations des voies de la libération et de l’illumination.

La deuxième pratique consiste à s’en remettre à un protecteur du dharma qui est un être éveillé, grâce à qui nous pouvons rapidement surmonter tous les obstacles à notre pratique spirituelle et créer des conditions favorables pour que les réalisations du dharma se développent dans toute leur pureté. Une introduction inestimable à la tradition spirituelle profonde et dynamique du bouddhisme kadampa.


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S’en remettre au protecteur du dharma

Si nous comprenons bien la nature et les fonctions de Dordjé Shougdän, nous pouvons comprendre les bienfaits de s’en remettre à lui. Dordjé Shougdän aide, guide et protège toujours les pratiquants purs et fidèles, en leur accordant des bénédictions, en faisant grandir leur sagesse, en exauçant leurs souhaits et en permettant la réussite de toutes leurs activités vertueuses.

Dordjé Shougdän n’aide pas seulement les guélougpas ; parce qu’il est un bouddha, il aide tous les êtres vivants, y compris les non-bouddhistes. Le soleil est utile même à ceux qui sont nés aveugles, il leur procure la chaleur et fait mûrir les récoltes qui seront leur nourriture, mais s’ils pouvaient recouvrir la vue, ces bienfaits seraient encore plus évidents ! De la même manière, bien que Dordjé Shougdän protège aussi ceux qui ne font pas d’efforts pour s’en remettre à lui, lorsque nos yeux de la foi en lui s’ouvrent et que nous nous en remettons à lui avec sincérité, nous serons progressivement de plus en plus conscients de l’aide que nous en recevons.

Si nous souhaitons sincèrement connaître les bienfaits de la pratique de s’en remettre à Dordjé Shougdän, nous devons constamment nous en remettre à lui pendant une longue période, en améliorant continuellement notre lien avec lui. De cette manière, nous allons commencer à noter l’influence bénéfique qu’il a dans notre vie.

Il faut comprendre que la principale fonction d’un protecteur du dharma est de protéger notre pratique du dharma, et non pas de nous aider dans nos affaires mondaines. En gardant cela présent à l’esprit, ne soyons pas découragés si nous ne devenons pas soudainement très riches, car la richesse n’aide pas nécessairement notre pratique spirituelle et elle peut être une grande distraction.

Si nous nous en remettons à Dordjé Shougdän avec sincérité, il fera en sorte que les conditions de notre pratique du dharma soient favorables, mais ce ne sont pas nécessairement celles que nous nous aurions choisies ! Dordjé Shougdän bénira notre esprit pour nous aider à transformer les situations difficiles en la voie spirituelle, et il ouvrira les yeux de sagesse de ses fidèles disciples, les rendant ainsi capables de toujours prendre la bonne décision. Bien qu’ils puissent se sentir seuls physiquement, ceux qui intérieurement font confiance à Dordjé Shougdän ne seront jamais séparés d’un allié puissant et d’un guide sage et compatissant.

Un lama appelé Gyara Toulkou Rinpotché du monastère de Drépoung Loseling a écrit une prière à Dordjé Shougdän dans laquelle il exprime sa gratitude. Dans cette prière, il dit :

Tu m’as tout d’abord donné un guide spirituel très qualifié
Sous la direction de qui j’ai étudié et pratiqué le dharma.
Lorsqu’en suivant des conseils trompeurs je fus près d’entrer dans de fausses voies,
Tu me remis immédiatement sur la voie correcte.

Ce lama a vécu de nombreuses années dans un pays dont il ne connaissait pas la langue et dont les conditions extérieures étaient très dures. Il fut pourtant très respecté et de nombreuses personnes demandaient ses sages conseils. Il réalisa que son progrès spirituel, son bonheur, sa santé et sa réussite venaient tous de Dordjé Shougdän et non de lui. Il écrit dans la même prière :

Ô Douldzine, roi du dharma, je te remercie pour ta bonté.
Ton corps est la synthèse de tous les sangha-joyaux,
Ta parole est la synthèse de tous les dharma-joyaux,
Et ton esprit est la synthèse de tous les bouddha-joyaux.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Le cœur de la sagesse

Le cœur de la sagesse

Les enseignements essentiels de Bouddha sur la sagesse

de Guéshé Kelsang Gyatso

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La compréhension de la vacuité, la nature ultime de la réalité, est au cœur même de la philosophie et de la pratique bouddhiste. Le Soutra du cœur , un des textes du bouddhisme mahayana les plus connus et les plus populaires, contient l’essence des enseignements de Bouddha sur la vacuité et les méthodes pour développer la sagesse qui comprend la vraie nature des choses.

Dans cette explication du soutra, dont la valeur est unanimement reconnue, Guéshé Kelsang révèle les différents niveaux de sa signification avec clarté et autorité, et les met en relation avec les cinq voies mahayanas qui conduisent à la pleine illumination.

Il explique également une pratique, en conjonction avec le soutra, qui permet de surmonter les obstacles à notre pratique spirituelle, alors que notre compréhension de la vacuité est encore faible.

“Pour l’étudiant bouddhiste sérieux, il serait difficile de trouver un meilleur livre.” — THE MIDDLE WAY


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Tout est semblable à un rêve

Un autre exemple, souvent utilisé pour nous aider à comprendre la vacuité, est l’expérience du rêve. Quand nous rêvons, nous pouvons avoir des expériences extrêmement nettes. Il se peut que nous voyagions dans des pays exotiques, rencontrions des personnes superbes ou terrifiantes, ayons diverses activités et en résultat éprouvions un grand plaisir ou de la souffrance et de la douleur. Dans notre rêve, tout un monde nous apparaît et il fonctionne de sa propre manière.

Ce monde peut ressembler au monde de notre état de veille, ou bien être très bizarre, mais dans les deux cas, tant que nous rêvons, il nous paraît tout à fait réel. Il est assez rare d’avoir le moindre soupçon et de penser que ce dont nous faisons l’expérience n’est qu’un rêve. Le monde où nous sommes dans notre rêve semble avoir sa propre existence complètement indépendante de notre esprit, et nous y répondons de manière habituelle, avec désir, colère, peur et ainsi de suite.

Si, pendant que nous sommes encore en train de rêver, nous essayons de tester le monde dont nous faisons l’expérience, pour savoir s’il est réel ou non, par exemple en heurtant les objets qui nous entourent ou en questionnant les autres personnes de notre rêve, nous obtiendrons probablement une réponse qui semble confirmer la réalité de l’environnement du rêve. En fait, la seule manière d’avoir la certitude que nous étions en train de rêver c’est de nous réveiller.

Alors, nous nous rendons immédiatement compte, sans avoir aucun doute, que le monde dont nous avons fait l’expérience dans notre rêve était trompeur et n’était qu’une simple apparence à notre esprit. Quand nous sommes réveillés, il est tout à fait clair que ce dont nous faisons l’expérience dans un rêve n’existe pas de son propre côté, mais dépend entièrement de notre esprit. Si nous rêvons par exemple d’un éléphant, l’« éléphant de notre rêve » n’est qu’une simple apparence à notre esprit et nous ne pouvons le trouver ni dans notre chambre ni ailleurs.

Si nous vérifions cela attentivement, nous allons réaliser que le monde de notre état de veille existe d’une manière semblable au monde de notre rêve. Comme le monde du rêve, le monde de notre état de veille nous apparaît nettement et semble avoir sa propre existence, indépendante de notre esprit. Exactement comme dans le rêve, nous croyons que cette apparence est vraie et y répondons avec désir, colère, peur et ainsi de suite.

Si nous testons superficiellement le monde de notre état de veille, comme nous l’avons fait avec le monde du rêve, pour voir s’il existe réellement de la manière dont il apparaît, nous allons avoir également une confirmation apparente de notre manière de voir. Si nous touchons les objets qui nous entourent, ils paraîtront tout à fait solides et réels, et si nous questionnons d’autres personnes, elles nous diront qu’elles voient les mêmes objets et de la même manière que nous.

Il ne faut cependant pas croire que cette confirmation apparente de l’existence inhérente des objets est concluante, puisque nous savons que des tests semblables ne peuvent pas révéler la nature véritable du monde de notre rêve. Pour comprendre la vraie nature du monde de notre état de veille, nous devons approfondir notre investigation et faire de profondes méditations, en utilisant le type d’analyse décrit précédemment. Lorsque la vacuité aura été réalisée par ce moyen, nous comprendrons que des objets, tels que notre corps, n’existent pas de leur propre côté. Comme l’éléphant du rêve, ce sont de simples apparences à notre esprit. Notre monde fonctionne néanmoins selon ses propres règles apparentes, en accord avec les lois de cause à effet, tout comme le monde du rêve fonctionne de sa propre manière.

L’expérience de la réalisation de la vacuité peut par conséquent se comparer à un réveil. Une fois la vacuité réalisée, nous voyons clairement, sans avoir aucun doute, que le monde dont nous faisions l’expérience auparavant était faux et trompeur. Il paraissait avoir sa propre existence inhérente, mais une fois la vacuité comprise, nous réalisons qu’il est complètement vide d’existence inhérente et qu’il dépend de notre esprit. Bouddha est parfois appelé « l’Être Éveillé » parce qu’il s’est éveillé du « sommeil » de l’ignorance.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

La voie joyeuse

La voie joyeuse

La voie bouddhiste qui mène à la pleine illumination

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Dans ce livre, Guéshé Kelsang guide le lecteur pas à pas dans toutes les méditations qui conduisent à la félicité du plein éveil spirituel.

Les étapes de la voie, ou “ lamrim “ en tibétain, est une présentation de la totalité des enseignements de Bouddha exactement dans l’ordre dans lequel ils sont à pratiquer .

Le lamrim de Guéshé Kelsang est présenté avec une simplicité magistrale et, avec à-propos, le texte est enrichi par de nombreuses histoires et analogies.

En suivant ces instructions claires et précises, nous pourrons découvrir par nous-mêmes la joie éprouvée en progressant sur une voie bien structurée et très claire qui nous mène depuis notre niveau spirituel actuel, quel qu’il soit, jusqu’à la pleine illumination.

“Ce livre est d’une valeur inestimable.” — WORLD RELIGION

Extrait


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Prendre l’essence de notre précieuse vie humaine

Quand nous méditons sur la grande valeur et la rareté de cette précieuse vie humaine, nous faisons la méditation analytique qui fait grandir en nous la forte détermination de ne pas gaspiller un instant de notre vie humaine et d’en faire le meilleur usage possible en mettant le dharma en pratique.

Quand cette détermination se produit avec clarté dans notre esprit nous la maintenons comme objet de méditation placée afin de nous familiariser de plus en plus avec elle.

Bien que nous ayons maintenant une précieuse vie humaine avec toutes les libertés et toutes les dotations, il se peut que cela nous soit encore difficile de pratiquer le dharma avec pureté parce que d’autres libertés peuvent nous manquer, comme par exemple du temps à consacrer à l’étude et à la méditation. Il est rare de trouver quelqu’un qui a les conditions idéales, mais l’obstacle le plus sérieux à notre croissance spirituelle c’est de ne pas réussir à générer un grand désir de nous engager dans la pratique.

Djé Tsongkhapa a dit qu’il faut méditer sur les quatre points suivants afin de développer le désir de tirer pleinement avantage de cette vie qui a toutes les libertés et toutes les dotations :

J’ai besoin de pratiquer le dharma
Je peux pratiquer le dharma
Je dois pratiquer le dharma dans cette vie
Je dois pratiquer le dharma maintenant.

Avant que nous puissions développer le désir de pratiquer le dharma, nous devons d’abord reconnaître le besoin de pratiquer le dharma. Pour ce faire, nous méditons :

J’ai besoin de pratiquer le dharma parce que je veux connaître le bonheur et éviter la souffrance, et la pratique du dharma est la seule méthode parfaite pour accomplir ces buts. Si j’agis ainsi, je vais éliminer tous mes problèmes et devenir capable d’aider les autres.

Bien que nous puissions comprendre que nous avons besoin de pratiquer le dharma, il se peut que nous pensions que nous sommes incapables de le faire. Pour surmonter nos hésitations et nous convaincre que, puisque nous avons toutes les conditions nécessaires, nous sommes sûrement capables de pratiquer le dharma, nous méditons :

J’ai maintenant une précieuse vie humaine avec toutes les libertés et toutes les dotations, et j’ai toutes les conditions extérieures nécessaires telles qu’un guide spirituel pleinement qualifié. Il n’y a aucune raison pour que je sois incapable de pratiquer le dharma.

Bien que nous puissions comprendre que nous avons besoin de pratiquer le dharma et que nous nous sentions capables de le faire, il se peut que nous le remettions encore à plus tard, en pensant pratiquer dans une vie future. Pour vaincre cette paresse de la procrastination nous avons besoin de nous rappeler que nous devons pratiquer dans cette vie-ci puisqu’il nous sera très difficile d’obtenir une autre précieuse vie humaine.

Bien que nous puissions voir que nous devons pratiquer le dharma dans cette vie même, il se peut que nous ayons encore le sentiment que notre pratique peut être remise jusqu’à notre retraite. Pour vaincre notre complaisance, nous avons besoin de nous rappeler que le moment de la mort est tout à fait incertain et que de ce fait le seul moment pour pratiquer, c’est maintenant.

Nous arrivons de cette façon à prendre ces quatre fermes résolutions :

Je vais pratiquer le dharma
Je peux pratiquer le dharma
Je vais pratiquer le dharma dans cette vie même
Je vais pratiquer le dharma dès maintenant.

Ces quatre résolutions sont inestimables parce qu’elles nous font générer naturellement le désir spontané et continuel de tirer pleinement avantage de notre précieuse vie humaine. Ce désir est notre meilleur guide spirituel car il nous conduit sur des voies spirituelles correctes. Sans lui, aucun conseil ou encouragement venant des autres ne nous fera pratiquer le dharma.

Aryadéva et Ashvaghosa étaient un jour sur le point d’entamer un débat. Ashvaghosa était debout sur le pas de la porte, un pied à l’intérieur et un à l’extérieur. Pour tester la sagesse d’Aryadéva, il demanda : « Est-ce que je sors ou est-ce que j’entre ? » Aryadéva répondit : « Cela dépend de ton intention. Si tu veux sortir, tu sortiras. Si tu veux entrer, tu entreras. » Ashvaghosa ne sut que répondre à cela car ce qu’avait dit Aryadéva était parfaitement correct.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Vivre de manière sensée et mourir dans la joie

Vivre de manière sensée et mourir dans la joie

La profonde pratique du transfert de conscience

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Peu de personnes savent comment faire face à cette réalité de notre existence : nous sommes en vie et, par conséquent, nous allons mourir. L’approche bouddhiste de la mort et de l’accompagnement des mourants va nous interpeler et permet d’obtenir une compréhension de notre propre mortalité, ce qui enrichira notablement la qualité de notre vie.

Ce livre contient également plusieurs pratiques de “ transfert de conscience “ (powa en tibétain) à effectuer pour soi-même ou pour les autres.

Dans un monde qui considère que la “ bonne mort “ est la mort brutale, si possible inconsciente, ce livre nous montre comment se préparer à la mort avec joie, pour quitter cette vie dans la sérénité et en pleine conscience.


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Pourquoi il faut penser à la mort

Contempler notre propre mort nous donnera l’inspiration d’utiliser notre vie avec sagesse, en développant le refuge intérieur que sont les réalisations spirituelles. Sans cela nous n’aurons pas la capacité de nous protéger contre les souffrances de la mort et de ce qui se trouve au-delà.

De plus, quand une personne proche de nous meurt, comme par exemple un parent ou un ami, nous serons impuissants pour l’aider car nous ne saurons pas comment nous y prendre, et tout dans l’incapacité de lui apporter une aide réelle nous nous sentirons tristes et frustrés. Être prêts à faire face à la mort est l’une des choses les plus bienveillantes et les plus sages que nous puissions faire pour nous et pour les autres.

Le fait est que ce monde n’est pas notre maison. Nous sommes des voyageurs qui passent par ce monde. Nous venons de notre vie précédente et, dans quelques années ou quelques jours, nous irons vers notre prochaine vie. Nous sommes entrés dans ce monde seuls et les mains vides, et nous le quitterons seuls et les mains vides.

Tout ce que nous avons accumulé au cours de cette vie-ci, y compris notre propre corps, restera derrière nous. Tout ce que nous pourrons emporter avec nous de cette vie à la suivante ce sont les empreintes des actions positives et négatives que nous avons créées. Si nous ignorons la mort, nous gaspillerons notre vie, car nous travaillerons pour des choses que nous devrons nécessairement laisser derrière nous, créant de nombreuses actions négatives ce faisant, et nous aurons à faire le voyage jusqu’à notre prochaine vie avec rien de plus qu’un lourd fardeau de karma négatif.

Par contre, si nous basons avec réalisme notre vie sur le fait d’être mortel, nous considérerons notre croissance spirituelle comme bien plus importante que les accomplissements de ce monde, et le temps passé dans ce monde sera principalement pour nous l’occasion de cultiver des états d’esprit positifs tels que la patience, l’amour, la compassion et la sagesse.

Motivés par ces états d’esprit vertueux, nous effectuerons de nombreuses actions positives, créant par là même la cause de notre bonheur futur. Quand viendra le moment de notre mort, nous serons capables de mourir sans peur ni regret, notre esprit plein de la puissance du karma vertueux que nous avons créé.

Les enseignants kadampas disent qu’il est inutile d’avoir peur lorsque nous sommes sur notre lit de mort, et que c’est quand nous sommes jeunes qu’il convient d’avoir peur de la mort. La plupart des gens font l’inverse. Quand ils sont jeunes, ils pensent « Je ne mourrai pas », et ils vivent de manière imprudente sans se préoccuper de la mort, mais quand vient la mort ils sont terrifiés.

Si dès à présent nous nous mettons à avoir peur de la mort, nous utiliserons notre vie de manière sensée en accomplissant des actions vertueuses et en évitant les actions non vertueuses, créant ainsi la cause d’une renaissance heureuse. Quand la mort s’approchera, nous nous sentirons comme un enfant qui retourne chez ses parents et nous mourrons dans la joie, sans avoir peur.

Nous serons comme Longdöl Lama, un maître bouddhiste tibétain, qui vécut très vieux. Lorsque la mort s’approcha, il était rempli de joie. Les gens lui demandèrent pourquoi il était si heureux et il répondit : « Si je meurs ce matin, je renaîtrai ce soir dans un pays pur. Ma prochaine vie sera bien supérieure à celle-ci. » Longdöl Lama s’était soigneusement préparé à la mort et avait choisi l’endroit précis de sa renaissance. Si nous utilisons notre vie pour pratiquer le dharma avec pureté, nous pourrons faire de même.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Trésor de contemplation

Trésor de contemplation

Le mode de vie du bodhisattva

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Un bodhisattva est une personne qui a pris la résolution de libérer tous les êtres vivants de la souffrance en accomplissant la plénitude de son potentiel spirituel. De nombreuses personnes ont le désir compatissant de venir en aide aux autres, mais très peu savent comment transformer ce désir en réalité dans leur vie de tous les jours.

Dans cette explication acclamée du grand classique bouddhiste, Le guide du mode de vie d’un bodhisattva, Guéshé Kelsang montre que nous pouvons développer et maintenir la suprême motivation compatissante d’un bodhisattva, et comment nous pouvons nous engager ensuite dans les pratiques proprement dites qui apportent aux autres les plus grands bienfaits et conduisent à l’accomplissement de la pleine illumination.

“ Une œuvre indispensable : toute personne qui étudie le bouddhisme avec sérieux se doit de l’avoir.” — JOHN BLOFELD


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Pratiquer la concentration

Shantidéva résume la troisième pratique pour conclure, après que la bodhitchitta ait été pleinement acceptée, de la manière suivante :

Aujourd’hui, en présence des protecteurs, j’invite tous les êtres sensibles à un banquet de délices insurpassables. Que tous ceux qui apprécient le dharma, vous les dieux, les demi-dieux, les nagas et les humains, réjouissez-vous et soyez heureux ! [34]

Jusqu’à présent Shantidéva a exposé longuement les différentes méthodes du dharma, mais comment les mettons-nous effectivement en pratique ? Cela se fait grâce aux méditations analytiques et placées que nous faisons sur les enseignements reçus.

En premier lieu, nous devons examiner d’un œil critique chaque point et essayer de comprendre sa signification et sa relation avec notre vie. Juger, vérifier et essayer de comprendre les enseignements de cette manière, c’est cela faire une méditation analytique. Lorsqu’après avoir fait cela nous sommes arrivés à une certaine conclusion concernant notre objet de méditation, il faut placer notre esprit sur lui en un seul point. Ceci est la méditation placée ou formelle. Si nous croyons que la méditation consiste à rester assis, l’esprit vide, alors nous n’en tirerons aucun bienfait quelle que soit la durée de nos méditations.

L’objet de notre méditation peut être un aspect particulier des enseignements – tel que les bienfaits de la bodhitchitta – ou la forme d’une déité personnelle ou même notre respiration. Quel que soit l’objet choisi, il faut en faire l’examen complet de manière à en avoir une idée très claire. Pour développer une concentration en un seul point nous pourrions par exemple choisir de méditer sur l’image visualisée d’un bouddha, parce qu’il représente toutes les sagesses et toutes les méthodes de la voie.

Nous pouvons commencer par sélectionner une peinture ou une statue qui représente une telle forme avec une grande clarté. Il faut alors examiner cette image très précisément, la détaillant depuis le sommet de la tête jusqu’aux pieds et vice-versa. Si nous faisons cela sérieusement, nous allons obtenir une idée approximative du corps d’un bouddha. Celui-ci devient alors l’objet à visualiser au cours de nos méditations. Lorsque, assis tranquillement, nous essayons de voir cette image avec les yeux de notre esprit, nous maintenons l’objet avec notre vigilance et le vérifions avec l’esprit d’alerte, nous ferons alors une méditation placée.

L’ensemble de ce processus peut se comparer à un voyage. Si nous désirons nous rendre à Paris, nous devons d’abord savoir avec précision quelle est la route à prendre, sinon nous pourrions aussi bien nous retrouver à Lyon ! De la même manière, si nous voulons pratiquer la méditation placée et garder notre objet de méditation en un seul point, nous devons d’abord arriver à comprendre parfaitement cet objet grâce à la méditation analytique. Sinon, nos efforts resteront infructueux et nous ferons de nombreuses erreurs.

Ce point ne sera jamais assez répété, c’est une grave erreur que d’essayer de méditer sur rien du tout. Si notre objet de méditation est correct, alors il est tout à fait possible de progresser et d’obtenir les neuf niveaux de développement mental et enfin la concentration en un seul point du calme stable (shamatha en sanscrit). Mais sans un objet de méditation approprié, nous arriverons à peu de chose même si nous restions assis pendant des milliers d’années.

Tout ce qui a été expliqué jusqu’à présent dans ce commentaire et tout ce qui va suivre est objet de méditation. Il n’y a pas un seul enseignement donné dans ce texte de Shantidéva qui ne soit destiné à devenir un objet de méditation. C’est pourquoi il est très important d’apprendre l’art de méditer correctement et d’être capable de l’appliquer dans notre vie de tous les jours.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Océan de nectar

Océan de nectar

La vraie nature de toute chose

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Océan de nectar est le premier commentaire complet en français du texte classique de Tchandrakirti, Le guide du chemin du milieu , un des textes les plus importants du bouddhisme mahayana, qui est considéré aujourd’hui comme étant le principal texte sur la vacuité, la nature ultime de la réalité.

Guéshé Kelsang nous donne dans cette œuvre majeure une traduction totalement neuve du chef d’œuvre en vers de Tchandrakirti et explique avec une clarté magistrale les raisonnements philosophiques qui établissent la vue la plus profonde du chemin du milieu de Bouddha.

Il retrace également tout au long de ce livre les progrès d’un pratiquant mahayana, depuis le développement initial de la compassion jusqu’à l’accomplissement de la pleine illumination, ce qui en fait un guide indispensable pour l’étudiant sérieux du bouddhisme mahayana.

“ Nous serons grandement récompensés par une lecture minutieuse, nécessaire pour savourer cette œuvre majeure.” — THE MIDDLE WAY


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Comment tout est imputé par l’esprit

Tchandrakirti, dans son commentaire aux Quatre cents d’Aryadéva, et Djé Tsongkhapa, dans La claire illumination de l’intention, ont utilisé l’analogie d’un serpent imaginé pour montrer comment tous les phénomènes sont simplement imputés par la pensée.

Un homme qui marche à travers un champ au crépuscule passe près d’une corde tachetée et enroulée qui est dans l’herbe et, la prenant par erreur pour un serpent, se met à avoir peur. Bien qu’un serpent apparaisse avec netteté à son esprit, ce serpent n’existe pas de son propre côté. C’est simplement une projection de son esprit, imputée par la pensée conceptuelle en dépendance de la corde. Mis à part cela, aucun serpent ne peut être trouvé, parce que ni la corde enroulée dans son ensemble, ni aucune de ses parties n’est un serpent.

Exactement de la même manière, tous les phénomènes sont simplement imputés par la pensée conceptuelle. Par exemple, le je n’existe pas de son propre côté. Il est simplement une projection de l’esprit imputé par la pensée conceptuelle en dépendance des agrégats.

Si nous essayons de trouver un je autre que la simple imputation conceptuelle « je », nous n’y arriverons pas, car ni la collection des agrégats, ni aucun agrégat individuel n’est le je. Des phénomènes qui existent, tels que le je, sont différents du serpent imaginé en ce qu’ils sont des imputations valides, mais il n’y a aucune différence du point de vue du fait qu’ils sont simplement imputés par la pensée conceptuelle.

Dans l’analogie, c’est parce que l’homme voit la corde à la tombée du jour qu’il appréhende par erreur un serpent et se met à avoir peur. Pour éliminer cette peur, il doit éliminer l’esprit qui appréhende un serpent en réalisant qu’il n’y a pas de serpent. Et même alors, si la corde est laissée à la même place, il y aura danger qu’à l’avenir la même erreur soit faite. La seule manière d’éliminer ce danger est d’éliminer la corde.

De même, les êtres sensibles, qui observent leurs agrégats dans l’obscurité de leur ignorance, appréhendent par erreur un je qui existe de façon inhérente. Cet esprit de saisie d’un je qui existe de façon inhérente est la racine du samsara et la source de toutes les peurs. Pour éliminer les peurs du samsara, nous devons éliminer cet esprit, en réalisant qu’il n’y a pas de je qui existe de façon inhérente.

Mais même alors, il y aura danger que l’esprit de saisie d’un je qui existe de façon inhérente ne revienne si nous continuons à saisir des agrégats qui existent de façon inhérente. Par conséquent, la seule manière d’éliminer entièrement les peurs du samsara c’est en premier lieu de réaliser l’absence d’existence inhérente du je, puis de réaliser l’absence d’existence inhérente des agrégats.

Là encore, nous pouvons utiliser d’autres analogies, comme par exemple voir une araignée sur un mur là où il n’y a qu’une tache, voir une personne au loin là où il n’y a qu’un tas de pierres, ou avoir peur pendant un film. En contemplant ces analogies, nous pouvons comprendre comment tous les phénomènes sont simplement imputés par la pensée.

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La compassion universelle

La compassion universelle

Transformer sa vie grâce à l’amour et à la compassion

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Ce livre très inspirant nous explique L’entraînement de l’esprit en sept points , poème du grand pratiquant kadampa, Guéshé Tchékhawa (1102-1176). Grâce à ce texte et au commentaire de Guéshé Kelsang, nous découvrons l’amour inconditionnel et la grande compassion.

Ce sont des qualités qui sont au cœur même des enseignements de Bouddha. Elles nous donnent la capacité de transformer nos difficultés quotidiennes en des possibilités de croissance personnelle et spirituelle.

L’auteur nous montre le chemin de la liberté et du bonheur, et nous donne envie de le suivre.

En cultivant une compassion dotée de sagesse, nous découvrirons qu’il n’y a aucune contradiction entre prendre soin de soi-même et prendre soin des autres. Ce livre aura un impact remarquable sur notre vie.

“Profitable pour tous ceux dont la religion demande la pratique de la compassion.” — FAITH AND FREEDOM

“Un livre très inspirant.” — BUDDHIST STUDIES REVIEW


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Une méditation sur l’amour

Il y a trois sortes d’amour : l’amour affectueux, l’amour qui chérit et l’amour désirant. Nous pouvons les comprendre en contemplant l’exemple suivant. Quand une mère retrouve l’un de ses enfants après une longue séparation, elle est très heureuse et ressent une grande affection à son égard. Cette affection est un sentiment spécial, un amour affectueux.

Grâce à lui, la mère considère que son enfant est très précieux, elle veut en prendre un soin tout particulier. Prendre soin de son enfant est un sentiment spécial, l’amour qui chérit. Elle éprouve de l’amour affectueux et de l’amour qui chérit pour son enfant, c’est pour cette raison que, dès qu’elle le voit malheureux, elle voudra lui redonner son bonheur. Le désir que les autres soient heureux et le désir de les aider à obtenir le bonheur est un amour désirant.

En premier lieu, c’est l’amour affectueux pour les autres êtres vivants que nous devons générer, puis l’amour qui les chérit. Si nous méditons ensuite sur leur manque de bonheur, l’amour désirant naîtra naturellement en nous. C’est cet amour désirant qui devient notre motivation pour pratiquer le don. Motivés par un tel amour, nous prenons cette résolution : « Je vais donner le bonheur à tous les êtres vivants ».

Dans Le guide du mode de vie d’un bodhisattva, Shantidéva explique comment méditer sur le don :

Et pour accomplir le bien-être de tous les êtres vivants

Je vais transformer mon corps en un joyau illuminé qui exauce les souhaits.

Pour commencer nous pensons :

Puisse mon karma vertueux mûrir en tous les êtres vivants, et puissent-ils ainsi atteindre le bonheur temporaire et le bonheur ultime.

Grâce à la force de cette prière, nous imaginons que notre corps se transforme en un joyau qui exauce les souhaits, étincelant de lumière, il illumine les six règnes du samsara. Ces rayons de lumière purifient tous les environnements dans les six règnes et accordent à tous les êtres qui y demeurent tout ce qu’ils pourraient désirer.

Les êtres des enfers brûlants reçoivent une pluie rafraîchissante, ceux des enfers glacés des rayons de soleil qui les réchauffent, les esprits affamés reçoivent nourriture et boisson, les animaux reçoivent la sagesse, les êtres humains accomplissent tous leurs souhaits et leurs besoins sont satisfaits, les demi-dieux reçoivent la paix et la satisfaction, et les dieux obtiennent la liberté.

Nous générons la conviction qu’ils sont tous pleinement satisfaits et éprouvent une félicité non contaminée. Nous générons un sentiment de grande joie en pensant au bonheur qu’ils viennent de trouver. Puis nous maintenons ce sentiment de joie en méditant sur lui en un seul point le plus longtemps possible.

Cette méditation sur le don du bonheur aux autres est une méthode suprême pour accumuler du mérite et faire grandir ce sentiment d’amour.

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Comprendre l’esprit

Comprendre l’esprit

Une explication de la nature et des fonctions de l’esprit

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Comprendre l’esprit nous fournit une explication de l’esprit sous une forme rare : la combinaison d’une profonde analyse philosophique et d’une psychologie pratique. La première partie explique comment la psychologie bouddhiste est basée sur une compréhension de l’esprit en tant que continuum sans forme qui est en relation avec le corps physique et néanmoins séparé de lui.

En comprenant la nature de l’esprit et le processus de cognition, nous pouvons atteindre un état de paix intérieure et de bonheur durables indépendants des circonstances externes. La deuxième partie explique les nombreux états d’esprit et montre comment nous pouvons abandonner ceux qui nous nuisent et cultiver ceux qui conduisent à la joie et à l’épanouissement.

Guéshé Kelsang montre tout au long de ce livre comment appliquer notre compréhension de l’esprit à l’amélioration de notre pratique de méditation ainsi que de notre vie de tous les jours.


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La concentration rend l’esprit paisible

La principale fonction de la concentration vertueuse est de rendre l’esprit paisible. Nagardjouna dit dans La précieuse guirlande :

De la générosité vient la richesse,
De la discipline vient le bonheur,
De la patience viennent les formes attrayantes,
De l’effort vient l’accomplissement des désirs,
De la concentration vient la paix,
Et de la sagesse vient la liberté des obstructions.

Quand notre esprit est libéré de la turbulence des conceptions distrayantes, il devient calme et doux. Quand nous profitons du bonheur et de la paix intérieure, notre soif des sources externes de plaisir diminue naturellement et il nous est facile de rester content.

Une concentration pure aide aussi à rendre notre esprit et notre corps confortables, flexibles et faciles à utiliser dans la pratique du dharma. L’aisance qu’il y a alors à utiliser l’esprit est appelée « souplesse », c’est l’un des principaux bienfaits apportés par la concentration.

Bien que nous ayons maintenant une certaine concentration, quand nous méditons, elle est relativement faible et ne dure pas longtemps, la souplesse qui est alors produite est subtile et difficile à reconnaître. Mais quand notre concentration deviendra plus forte et plus stable notre souplesse s’améliorera également.

Ce n’est pas seulement l’intensité de notre souplesse mentale qui est importante, elle doit aussi être ferme et durable. Si nous avons de la souplesse vingt-quatre heures sur vingt-quatre, il nous sera toujours facile d’accomplir des actions vertueuses, car elles ne deviendront jamais fatigantes, ni physiquement, ni mentalement, et nous serons toujours enchantés d’écouter, de contempler les enseignements du dharma et de méditer sur eux.

Si nous avons cette joie dans notre pratique, nous n’aurons aucune difficulté à accomplir les cinq voies, les dix terres et les réalisations des deux étapes du tantra.

La souplesse est l’opposant réel de la paresse. Selon le dharma, la paresse ne consiste pas seulement à être attaché au sommeil et à la détente – c’est tout esprit qui répugne à accomplir des activités vertueuses. Il n’y a pas de tâche spirituelle plus importante que d’éliminer la paresse. Avec la souplesse, les activités vertueuses, telles que la contemplation ou la méditation, deviennent un plaisir et il n’y a pas de réticence à s’y engager. L’accomplissement de la souplesse dépend de notre concentration, la concentration dépend de l’effort, l’effort dépend de l’aspiration, et l’aspiration dépend de la reconnaissance des bienfaits de la concentration.

Les êtres ordinaires considèrent que les plaisirs samsariques, les biens et l’argent sont bénéfiques et ils font donc tous leurs efforts pour les acquérir, mais les pratiquants du dharma voient les immenses bienfaits de la concentration et font de sérieux efforts pour l’atteindre.

La concentration nous donne la liberté d’accomplir tout ce que nous désirons. Sans concentration, notre esprit n’a aucune liberté, il est obligé d’aller là où l’attachement, la haine et les autres perturbations mentales l’entraînent. Une personne qui a une concentration bonne et vertueuse a le contrôle de son esprit et son esprit fait ce qu’elle veut qu’il fasse, comme un cheval bien entraîné qui obéit à son cavalier.

En améliorant notre concentration, nous pouvons atteindre le calme stable, la vue supérieure, la clairvoyance et les pouvoirs miraculeux, et finalement mener à terme toutes les voies qui conduisent à l’illumination. Par contre, si nous manquons de concentration, nous ne pourrons faire aucun progrès sur les voies et les terres mahayanas et nous ne pourrons donc pas atteindre la bouddhéité. Par conséquent, tous les accomplissements mondains et supramondains dépendent de la concentration.

Nous avons besoin de concentration non seulement au cours de la méditation formelle, mais encore lorsque nous écoutons des enseignements ou que nous lisons des livres du dharma. Par exemple, si nous lisons un livre avec un esprit distrait, son sens ne sera pas très clair pour nous. Nous pouvons bien penser que c’est la faute du livre, mais en réalité c’est celle de notre esprit distrait.

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Comment résoudre nos problèmes quotidiens

Comment résoudre nos problèmes quotidiens

Les quatre nobles vérités

Par Guéshé Kelsang Gyatso

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Il y a longtemps, Bouddha a fait remarquer que, bien que les humains recherchent universellement le bonheur, celui-ci les fuit, et bien qu’ils cherchent à éviter la souffrance, elle leur tombe dessus comme la pluie.

Il a enseigné que la racine du problème est une profonde ignorance sur la nature du bonheur et de la souffrance et de leurs causes.

Dans son célèbre enseignement sur les quatre nobles vérités, Bouddha a expliqué :

  • La vérité sur la souffrance
  • Les vraies causes de la souffrance
  • Comment arriver à une vraie cessation de la souffrance
  • La vraie voie qui mène à cette cessation

Dans Comment résoudre nos problèmes quotidiens, Guéshé Kelsang explique avec une clarté évidente, de quelle façon nous pouvons mettre cet enseignement en pratique dans nos vies actuelles et commencer à connaître le goût du vrai bonheur durable.

Ce livre contient également une section exceptionnelle sur comment surmonter notre problème de la colère.

« Ce livre perspicace offre la paix de l’esprit dans ces temps troublés. Je le recommande vivement à quiconque recherche le bonheur ou un plus grand sens dans sa vie. » — THOMAS MITCHELL, PROFESSOR AND AUTHOR, INDIANA UNIVERSITY


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La colère et nos relations

La colère est particulièrement destructrice pour nos relations humaines. Quand nous vivons proche de quelqu’un, nos personnalités, nos priorités, nos intérêts et nos façons de faire se heurtent fréquemment.

Comme nous passons tant de temps ensemble, et comme nous connaissons si bien les défauts de l’autre, il nous est très facile de devenir critique et de nous emporter contre notre partenaire, de lui reprocher de nous rendre la vie inconfortable. A moins de faire un effort continuel pour gérer cette colère qui monte, notre relation va en souffrir.

Un couple peut s’aimer sincèrement, mais s’ils se mettent fréquemment en colère l’un contre l’autre, les périodes au cours desquelles ils sont heureux ensemble seront de plus en plus rares et éloignées.

Finalement il arrivera un moment où, avant d’avoir récupérer d’une dispute, la prochaine aura déjà commencé. Comme une fleur envahie par les mauvaises herbes, l’amour ne peut survivre dans de telles conditions.

Dans une relation intime, les occasions de se mettre en colère se produisent de nombreuses fois dans une journée, donc pour empêcher le développement de mauvais sentiments, nous devons gérer la colère dès qu’elle commence à surgir dans notre esprit.

Nous rangeons les assiettes après chaque repas plutôt que d’attendre la fin du mois, parce que nous ne voulons pas vivre dans une maison sale, ni être confrontés à une tache énorme et déplaisante. De la même façon, nous devrions faire un effort pour retirer le désordre dans notre esprit dès qu’il apparaît, car si nous le laissons s’accumuler, il sera de plus en plus difficile de le gérer, et il mettra notre relation en péril.

Nous devrions nous souvenir que toute occasion de développer la colère est également une occasion de développer la patience. Une relation dans laquelle il y a beaucoup de friction et de conflit d’intérêts est aussi une occasion sans pareille pour diminuer notre auto préoccupation et notre saisie du soi, qui sont les sources réelles de tous nos problèmes. En pratiquant les instructions sur la patience expliquées ici, nous pouvons transformer nos relations en opportunités pour notre développement spirituel.

C’est par notre colère et notre haine que nous transformons les gens en ennemis. En général, nous croyons que la colère survient quand nous rencontrons une personne désagréable, mais en fait c’est la colère déjà en nous qui transforme la personne que nous rencontrons en un ennemi imaginé. Quelqu’un qui est contrôlé par sa colère vit dans un monde paranoïde, entouré d’ennemis de sa propre création.

La croyance erronée que tout le monde le déteste devient si accablante qu’il peut même en devenir fou, victime de sa propre perturbation mentale.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Introduction au bouddhisme

Introduction au bouddhisme

Bouddha Shakyamouni est le fondateur du bouddhisme dans ce monde. Il vécut et enseigna en Inde, il y a quelque deux mille cinq cents ans. Depuis lors, dans le monde entier, des millions de personnes ont suivi la voie spirituelle pure qu’il a révélée .

Bouddha a expliqué que tous nos problèmes et toutes nos souffrances proviennent d’états d’esprit confus et négatifs, et que tout notre bonheur et tous nos succès proviennent d’états d’esprit positifs, tournés vers la paix.

Il a enseigné les méthodes qui nous permettent de maîtriser de façon progressive nos états d’esprit confus et négatifs tels que la colère, la jalousie et l’ignorance, et de développer des états d’esprit positifs tels que l’amour, la compassion et la sagesse. Grâce à cela, nous arriverons à connaître une paix et un bonheur durables.

Ces méthodes sont efficaces pour tous, à toutes les époques et dans tous les pays. Après en avoir fait l’expérience, nous pourrons les transmettre aux autres, afin qu’ils puissent, eux aussi, jouir des mêmes bienfaits.

Louange à Bouddha

Le mode de vie bouddhiste – paix, amour bienveillant et sagesse – est aujourd’hui tout aussi approprié qu’il l’a été quand Bouddha apparut dans l’Inde ancienne.

Pour plus d’informations sur la vie de Bouddha Shakyamouni, lisez BouddhaInfo.

La voie spirituelle

Les enseignements de Bouddha révèlent un chemin qui mène pas à pas vers un bonheur durable. En suivant cette voie, chacun peut graduellement transformer son esprit, pour le moment confus et égocentrique, en l’esprit d’un bouddha plein de félicité.

Comme le dit Guéshé Kelsang dans son célèbre livre _Huit étapes vers le bonheur _:

Chaque être vivant a le potentiel de devenir un bouddha, un être qui a complètement purifié son esprit de tout défaut et limitation, et a porté toutes les qualités au sommet de la perfection. Notre esprit est comme un ciel nuageux. Son essence est claire et pure, mais il est couvert par les nuages de nos perturbations mentales .

Les nuages les plus gros finiront toujours par se dissiper, de même les perturbations mentales les plus lourdes pourront, elles aussi, être éliminées de notre esprit. Les perturbations mentales telles que haine, convoitise et ignorance, ne sont pas une partie intrinsèque de l’esprit. Si nous appliquons les méthodes qui conviennent, elles peuvent être complètement éliminées et nous connaîtrons le bonheur suprême de la pleine illumination. »

Ayant atteint l’illumination, nous possèderons toutes les qualités nécessaires – amour universel et compassion, sagesse omnisciente et pouvoir spirituel illimité – pour conduire tous les êtres vivants jusqu’au même état exalté. Ceci est le but ultime du bouddhisme mahayana .

Pour plus d’informations sur les bases du bouddhisme, lisez Introduction au bouddhisme de Guéshé Kelsang Gyatso.


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La patience de ne pas riposter
Un extrait de Introduction au bouddhisme
de Guéshé Kelsang Gyatso

La patience, par contre, nous aide dans cette vie et dans toutes nos vies futures. Comme le dit Shantidéva :

_Il n’y a pas de mal plus grand que la colère,
Ni de vertu plus grande que la patience._

Grâce à la patience, nous pouvons accepter toutes les peines qui nous sont infligées et supporter facilement nos ennuis et nos malaises habituels. Si nous avons de la patience, rien ne peut altérer la paix de notre esprit et nous n’avons pas de problèmes. Grâce à la patience, nous conservons notre paix et notre tranquillité intérieures, ce qui nous permettra d’obtenir des réalisations d’ordre spirituel. Tchandrakirti dit que, si nous pratiquons la patience, à l’avenir notre corps sera beau et nous deviendrons un être saint qui possède de grandes réalisations.

Il y a trois types de patience :

1 La patience de ne pas riposter
2 La patience d’endurer volontairement la souffrance
3 La patience de penser en profondeur au dharma

La patience de ne pas riposter
Pour pratiquer ce type de patience il est nécessaire de rester continuellement attentif aux dangers de la colère et aux bienfaits de l’acceptation patiente et, chaque fois que la colère est sur le point de se produire en nous, il est nécessaire d’appliquer immédiatement les méthodes pour l’éliminer. Nous commençons par apprendre à supporter de petites difficultés, comme des insultes insignifiantes ou des interruptions mineures dans nos activités quotidiennes, puis nous améliorons progressivement notre patience jusqu’à ce que nous devenions capables de supporter même les plus grandes difficultés sans nous mettre en colère.

Quand nous méditons sur la patience, nous pouvons utiliser de nombreux raisonnements différents pour nous aider à surmonter notre tendance à la riposte. Nous pouvons par exemple contempler que si quelqu’un en venait à nous frapper avec un bâton, nous ne nous mettrions pas en colère contre le bâton, parce qu’il est brandi par notre agresseur et n’a pas le choix.

De la même manière, si quelqu’un nous insulte ou nous fait du mal, il ne faut pas nous mettre en colère contre lui, parce qu’il est manipulé par son esprit perturbé et n’a pas non plus le choix. Nous pouvons aussi penser qu’un médecin ne se fâche pas si un patient fiévreux s’en prend à lui, et qu’il ne faut donc pas nous mettre en colère si dans sa confusion un être vivant, qui souffre de la maladie des perturbations mentales, nous agresse d’une manière ou d’une autre. La voie joyeuse, Trésor de contemplation et Transformez votre vie nous présentent de nombreux précieux raisonnements de ce genre.

La raison fondamentale pour laquelle on nous fait du mal est que nous avons fait du mal aux autres dans le passé. Ceux qui nous agressent sont simplement les conditions par lesquelles notre karma mûrit, la cause réelle de tout le mal que nous recevons est notre propre négativité. Si dans ce genre de situation nous ripostons, nous créons simplement plus de karma négatif et à l’avenir nous aurons donc à endurer encore plus de souffrances. Par contre, si nous acceptons la blessure avec patience, nous brisons la chaîne et payons cette dette karmique particulière.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Le manuel de méditation

Le manuel de méditation

Un guide clair et pratique qui explique la méditation bouddhiste étape par étape

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Cette introduction à la méditation bouddhiste va nous inspirer et fournir les connaissances de bases essentielles pour la pratique de la méditation.

Elle nous dit pourquoi nous avons besoin de méditer, comment se préparer à la méditation et comment réussir ses séances de méditation, et elle enseigne vingt et une méditations faciles à mettre en pratique .

Ensemble, ces méditations forment la voie bouddhiste dans son entier et nous mènent jusqu’à l’illumination. En suivant les conseils pratiques donnés dans ce livre, nous pouvons transformer notre esprit, réaliser notre potentiel humain et trouver une paix et un bonheur durables.

« En ces temps de tension internationale et de terrorisme, quand les gouvernements et les groupes justifient la violence en tant que moyens légitimes d’accomplir des fins pacifiques, la perspective bouddhiste de Gyatso est particulièrement rafraîchissante … les mots de Guéshé Kelsang Gyatso offrent une perspective de paix encourageante. » — FOREWORD MAGAZINE

« … ce livre inspire grâce à l’écriture claire de Gyatso. »— KIRKUS REVIEWS

« Un volume perspicace avec des paraboles qui éclairent l’esprit et aident à élargir la conscience et la compréhension » — MIDWEST BOOK REVIEW

« On peut immédiatement sentir sa valeur … ce livre est brillant. » — THE NEW HUMANITY

« … un livre qui a le potentiel de changer la vie. » — BUDDHISM.ABOUT.COM


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Comment méditer

Chacune des vingt et une pratiques de méditation a cinq parties : la préparation, la contemplation, la méditation, la dédicace et la pratique post-méditative. Les pratiques préparatoires préparent notre esprit à une méditation réussie, en purifiant les obstacles causés par nos actions négatives antérieures, en enrichissant notre esprit avec du mérite et en l’inspirant avec les bénédictions des bouddhas et des bodhisattvas. Ces pratiques préparatoires sont effectuées au début de chaque séance de méditation en conjonction avec les courtes prières qui se trouvent dans le chapitre suivant. Il est bon de mémoriser ces prières. Ceux que cela intéresse trouveront également une explication de ces prières dans le chapitre suivant, ainsi que des instructions sur la manière de dresser un autel et de s’asseoir dans la posture de méditation correcte. Si notre méditation ne semble pas progresser, nous devons nous efforcer de faire ces pratiques préparatoires avec pureté et sincérité au lieu de nous décourager.

La seconde partie de chaque séance consiste en une contemplation. Le but de la contemplation est de faire venir à l’esprit l’objet de la méditation placée. Nous le faisons en considérant divers raisonnements, en contemplant des analogies et en réfléchissant sur les écritures. Il est utile de mémoriser les contemplations données dans chaque section afin de pouvoir méditer sans être obligés de regarder le texte. Les contemplations décrites ici ne sont que des lignes directrices. Nous devrions les compléter et de les enrichir en leur ajoutant tous les raisonnements et les exemples qui nous aident.

Lorsque l’objet apparaît clairement, grâce à notre contemplation, nous arrêtons notre méditation analytique et nous nous concentrons en un seul point sur lui. Cette concentration en un seul point constitue la troisième partie, la méditation proprement dite.

Lorsque nous commençons à méditer, notre concentration est mauvaise, nous sommes facilement distraits et nous perdons souvent notre objet de méditation. Au début, il nous faudra donc probablement alterner de nombreuses fois entre la contemplation et la méditation placée lors de chaque séance. Si nous méditons par exemple sur la compassion, nous commençons par contempler les diverses souffrances que les êtres vivants éprouvent, jusqu’à ce qu’un fort sentiment de compassion naisse dans notre cœur. Quand ce sentiment naît, nous méditons sur lui en un seul point. Si le sentiment s’efface, ou si notre esprit vagabonde vers un autre objet, il faut retourner à la méditation analytique pour ramener ce sentiment à l’esprit. Lorsqu’il est revenu, nous quittons une fois de plus notre méditation analytique et le maintenons avec une concentration en un seul point.

La contemplation et la méditation servent toutes deux à familiariser notre esprit avec des objets vertueux. Plus nous serons familiers avec de tels objets, plus notre esprit sera paisible. En nous entraînant à la méditation et en vivant en accord avec les vues profondes et les résolutions développées au cours de la méditation, nous pourrons finalement maintenir continuellement un esprit paisible, toute notre vie. Des instructions plus détaillées sur les contemplations et sur la méditation en général se trouvent dans Introduction au bouddhisme, La voie joyeuse et La compassion universelle.

La quatrième partie de chaque pratique est la dédicace. La dédicace dirige le mérite produit par notre méditation vers l’accomplissement de la bouddhéité. Si le mérite n’est pas dédié, il peut facilement être détruit par la colère. En récitant avec sincérité la prière de dédicace à la fin de chaque séance de méditation, nous nous assurons que le mérite créé par la méditation ne sera pas gaspillé, mais qu’il agira comme une cause de l’illumination.

La cinquième partie de chaque pratique de méditation est la pratique post-méditative. Celle-ci est constituée de conseils sur la manière d’intégrer la méditation dans notre vie quotidienne. Il est important de se rappeler que la pratique du dharma ne se limite pas uniquement à nos activités durant notre séance de méditation, il faut qu’elle imprègne toute notre vie. Ne laissons pas un gouffre se former entre notre méditation et notre vie quotidienne, car le succès de notre méditation dépend de la pureté de notre conduite en dehors de notre séance de méditation. Observons sans cesse notre esprit en pratiquant la vigilance, l’esprit d’alerte et l’esprit consciencieux, et essayons d’abandonner toutes les mauvaises habitudes que nous pouvons avoir. Une expérience profonde du dharma est le résultat de l’entraînement pratique sur une longue période, aussi bien au cours des séances de méditation qu’en dehors, pratiquons donc régulièrement, avec douceur, sans être pressés d’obtenir des résultats.

En résumé, notre esprit est semblable à un champ. S’engager dans les pratiques préparatoires, c’est préparer le champ en enlevant les obstacles dus aux actions négatives passées, en le fertilisant avec le mérite et en l’arrosant avec les bénédictions des êtres saints. La contemplation et la méditation, c’est comme semer de bonnes graines, et la dédicace et la pratique post-méditative sont les méthodes qui permettent de faire mûrir notre moisson de réalisations du dharma.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Transformez votre vie

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Un voyage plein de félicité

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Ce livre propose des solutions pratiques aux problèmes de la vie moderne et fournit tous les éléments nécessaires pour réaliser une véritable amélioration personnelle. Tous ceux qui nous entourent en bénéficieront .

  • Quel est le sens réel de la vie humaine ?
  • Comment trouver la source du bonheur.
  • Les véritables méthodes qui permettent de résoudre les problèmes quotidiens.
  • Comment se réaliser dans la vie.

“Une spiritualité profonde qui nous éclaire.” — THE NAPRA REVIEW

“Une lecture digne de louanges, qui pousse à réfléchir.” — MIDWEST BOOK REVIEW


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Extrait:
La richesse intérieure de la compassion

Une fois notre méditation terminée, essayons entre nos séances de méditation de conserver en nous ce sentiment de compassion. À chaque rencontre, souvenons-nous que chacun souffre et générons de la compassion à l’égard de la personne rencontrée. Alors, la seule vue d’un être vivant ressemblera à la découverte d’un trésor rare et précieux, car la compassion que nous ressentons en rencontrant les autres est une richesse intérieure suprême qui est pour nous une source inépuisable de bienfaits, dans cette vie et également dans nos vies futures.

Ainsi qu’il a été dit plus haut, la richesse extérieure n’est d’aucune aide pour nos vies futures. Il n’est même pas certain qu’elle nous rendra heureux dans cette vie-ci, car elle est souvent source d’anxiété et peut même mettre notre vie en danger. Les riches ont des soucis que les pauvres ne connaîtront jamais, par exemple craindre les voleurs, s’inquiéter au sujet des investissements et des taux d’intérêt, craindre la perte éventuelle de leur fortune et de leur statut social. Pour eux c’est un lourd fardeau.

Alors que la plupart des gens peuvent se promener librement quand ils le veulent, de nombreuses personnalités, riches et célèbres, ont besoin de gardes du corps et redoutent peut-être d’être kidnappées. Les gens riches ont peu de liberté ou d’indépendance et ne se sentent jamais totalement détendus. Plus notre position sociale est élevée, plus la chute sera dure. Il est plus prudent de rester vers le bas de l’échelle.

Quelle que soit la façon dont nous réussirons à améliorer nos conditions extérieures, elles ne pourront jamais nous apporter un bonheur pur ou nous fournir une protection réelle contre la souffrance. Le vrai bonheur ne peut pas être trouvé dans ce monde impur. Au lieu de nous évertuer à obtenir les richesses venant du monde extérieur, il vaudrait bien mieux chercher la richesse intérieure de la vertu, car, à l’inverse de la richesse extérieure, elle ne peut jamais nous décevoir et il est certain qu’elle nous apportera la paix et le bonheur que nous désirons.

Si nous sommes habiles, nos amis seront comme un trésor dans lequel nous pourrons puiser la précieuse richesse de l’amour, de la compassion, de la patience et ainsi de suite. Néanmoins, pour que nos amis jouent ce rôle, notre amour doit être sans attachement. Si notre amour pour nos amis est mêlé à un fort attachement, il dépendra totalement de leur comportement avec nous et, dès qu’ils feront quelque chose que nous désapprouvons, le sentiment que nous leur portons peut se transformer en colère. En fait, ce sont souvent nos amis qui sont les objets les plus habituels de notre colère et non pas nos ennemis ou les inconnus !

Si nous nous mettons souvent en colère contre nos amis, nous les transformons en maras. Un mara, ou démon, est quelqu’un ou quelque chose qui interfère avec notre pratique du dharma. Personne n’est un mara de son propre côté, mais si nous laissons des personnes stimuler en nous des états d’esprit perturbés, tels que la colère, un fort attachement ou l’auto-préoccupation, nous les transformerons et pour nous ils deviendront des maras.

Un mara n’a besoin ni de cornes ni d’une expression terrifiante. Quelqu’un qui semble être un bon ami, qui nous flatte et nous entraîne dans des activités dénuées de sens, peut être un obstacle beaucoup plus grand pour notre pratique spirituelle. Que nos amis soient de précieux trésors ou des maras dépend entièrement de nous. Si nous pratiquons la patience, la compassion et l’amour avec sincérité, ils peuvent être comme des joyaux inestimables, mais, si nous nous mettons souvent en colère contre eux, ils peuvent devenir des maras.

Nous serions enchantés de trouver un trésor enfoui sous terre ou de gagner une grosse somme d’argent, et nous nous considérerions comme très chanceux. Toutefois, si nous comprenons que les richesses extérieures ont une nature trompeuse et que la richesse intérieure de la vertu leur est supérieure, nous devrions nous sentir bien plus fortunés chaque fois que nous rencontrons un autre être vivant, source potentielle d’une richesse intérieure illimitée !

Pour un pratiquant sincère plein de compassion, le simple fait de voir d’autres êtres vivants, de parler avec eux ou simplement de penser à eux ressemble à la découverte d’un trésor caché. Chaque fois qu’il rencontre d’autres personnes, cela sert à renforcer sa compassion, et même ses activités quotidiennes, telles que faire les courses ou bavarder avec des amis, deviennent des causes de l’illumination.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Huit étapes vers le bonheur

Huit étapes vers le bonheur

Le chemin de l’amour et de la bonté dans le bouddhisme

de Guéshé Kelsang Gyatso

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Une explication très inspirante de l’un des enseignements les plus appréciés du bouddhisme: l’entraînement de l’esprit, d’après le poème Huit versets de l’entraînement de l’esprit.

Guéshé Kelsang nous montre comment méditer et mettre en pratique dans la vie de tous les jours l’essence du texte les Huit versets de l’entraînement de l’esprit et découvrir par nous-mêmes la grande richesse de l’enseignement bouddhiste. Composé par le grand bodhisattva tibétain, Langri Tangpa, ce court poème nous montre comment transformer les problèmes de la vie courante en de grandes réalisations spirituelles.

Des instructions pratiques pour transformer les difficultés de la vie en prises de conscience d’une grande valeur spirituelle .

Des conseils essentiels pour faire mûrir le potentiel d’amour, de compassion et de sagesse que possède chaque être humain.

“… apporte la paix et la compassion dans notre être.” — THE NEW HUMANITY


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Contempler la bonté des autres

Tous les êtres vivants méritent d’être chéris à cause de l’immense bonté qu’ils nous ont témoignée. Tout notre bonheur temporaire et ultime provient de leur bonté. Même si notre corps est le résultat de la bonté des autres. Nous ne l’avons pas apporté avec nous de notre précédente vie – il s’est développé à partir de l’union du sperme de notre père et de l’ovule de notre mère.

Une fois que nous avons été conçus, notre mère nous a permis par bonté de rester dans son ventre, nourrissant notre corps avec son sang et sa chaleur, supportant de grandes gênes et finalement passant par la douloureuse épreuve de l’enfantement pour notre bien.

Nous sommes venus dans ce monde nus et les mains vides et on nous a immédiatement donné un foyer, à manger, des habits et tout ce dont nous avions besoin. Alors que nous étions un bébé sans défense, notre mère nous a protégé contre les dangers, nous a nourri, nous a lavé et nous a aimé. Sans sa bonté nous ne serions pas en vie aujourd’hui.

En recevant constamment de la nourriture, des boissons et des soins, notre corps a progressivement grandi pour d’un minuscule bébé sans défense, devenir ce qu’il est maintenant. Toutes ces choses ont été directement ou indirectement fournies par d’innombrables êtres vivants. Chaque cellule de notre corps est par conséquent le résultat de la bonté des autres.

Même ceux qui n’ont jamais connu leur mère ont reçu de la nourriture et des soins affectueux d’autres personnes. Le simple fait que nous soyons en vie aujourd’hui témoigne de la grande bonté des autres.

C’est parce que nous avons ce corps-ci, avec des facultés humaines, que nous sommes capables de jouir de tous les plaisirs et de toutes les opportunités d’une vie humaine. Même les simples plaisirs, tels que faire une promenade ou regarder un beau coucher de soleil, peuvent être considérés comme étant le résultat de la bonté d’êtres vivants sans nombre. Nos talents et nos capacités viennent tous de la bonté des autres, on a dû nous apprendre à manger, à marcher, à parler, à lire et à écrire.

Même la langue que nous parlons n’est pas notre propre invention, mais le produit de nombreuses générations. Sans elle, nous ne pourrions pas communiquer avec les autres, ni partager leurs idées. Nous ne pourrions ni lire ce livre, ni apprendre le dharma, ni même penser clairement. Tous les services dont nous pensons qu’ils nous sont dus, tels que les maisons, les voitures, les routes, les magasins, les écoles, les hôpitaux et les cinémas ne sont produits que grâce à la bonté des autres. Quand nous voyageons en autocar ou en voiture, nous pensons que c’est normal qu’il y ait des routes, mais de nombreuses personnes ont travaillé très dur pour les construire et pour que nous puissions les emprunter en toute sécurité.

Le fait que certaines des personnes qui nous ont aidés n’avaient nullement eu l’intention de le faire n’a rien à voir avec la question. Nous recevons des bienfaits de leurs actions, donc de notre point de vue, c’est de la bonté. Plutôt que de focaliser notre attention sur leur motivation, que de toute façon nous ne connaissons pas, considérons les bienfaits pratiques que nous recevons. Tous ceux qui contribuent d’une manière ou d’une autre à notre bonheur et à notre bien-être méritent notre gratitude et notre respect. Si nous devions rendre tout ce que les autres nous ont donné, il ne nous resterait plus rien du tout.

Nous pouvons soutenir que les choses ne nous ont pas été données gratuitement, mais que nous avons dû travailler pour elles. Quand nous faisons des courses, nous devons payer, et quand nous mangeons dans un restaurant aussi. Il se peut que nous ayons une voiture, mais nous avons dû l’acheter, et maintenant nous devons payer l’essence, la vignette et l’assurance. Personne ne nous donne quoi que ce soit pour rien. Mais d’où vient cet argent ? Il est vrai que généralement nous devons travailler pour avoir de l’argent, mais ce sont les autres qui nous emploient ou qui achètent nos produits, et donc indirectement ce sont eux qui nous fournissent l’argent.

De plus, la raison pour laquelle nous sommes capables de faire tel ou tel travail est que nous avons reçu l’apprentissage nécessaire ou suivi des cours donnés par d’autres personnes. Où que nous regardions, nous ne trouvons que la bonté des autres. Nous sommes tous connectés les uns avec les autres dans un réseau de bonté duquel il est impossible de nous séparer. Tous ce que nous avons et tout ce dont nous jouissons, y compris notre vie même, est dû à la bonté des autres. En fait, tout le bonheur qui se trouve dans ce monde se produit en résultat de la bonté des autres.

Notre développement spirituel et le bonheur pur de la pleine illumination dépendent également de la bonté des êtres vivants. Les centres bouddhistes, les livres du dharma et les cours de méditation ne se manifestent pas par enchantement, mais sont le résultat d’un dur labeur et du dévouement de nombreuses personnes.L’opportunité que nous avons de lire, de contempler et de méditer sur les enseignements de Bouddha dépend entièrement de la bonté des autres. De plus, comme il sera expliqué plus loin, sans les êtres vivants à qui nous pouvons donner, qui nous aident à tester notre patience ou à développer notre compassion, nous ne pourrions jamais développer les qualités vertueuses dont nous avons besoin pour atteindre l’illumination.

Bref, nous avons besoin des autres pour notre bien-être physique, émotionnel et spirituel. Sans les autres, nous ne sommes rien. Notre sensation que nous sommes une île, un individu indépendant qui se suffit à lui-même ne correspond en rien à la réalité. C’est plus près de la vérité de nous décrire en tant que cellule dans le vaste corps de la vie, distincte et cependant intimement liée à tous les êtres vivants. Nous ne pouvons pas exister sans les autres, et eux sont à leur tour affectés par tout ce que nous faisons. L’idée qu’il est possible de s’occuper de notre propre bien-être tout en négligeant celui des autres, ou même aux dépens des autres, est complètement irréaliste.

En contemplant les innombrables manières dont les autres nous aident, prenons la ferme décision : « Je dois chérir tous les êtres vivants parce qu’ils sont tellement bons avec moi ». Basé sur cette détermination, nous développons un sentiment d’amour qui chérit – une sensation que tous les êtres vivants sont importants et que leur bonheur compte.

Nous essayons de mélanger en un seul point notre esprit avec ce sentiment et nous le maintenons aussi longtemps que nous le pouvons sans l’oublier. Quand nous nous levons de la méditation, nous essayons de maintenir cet esprit d’amour, afin que chaque fois que nous rencontrons ou que nous nous souvenons de quelqu’un, nous pensions naturellement : « Cette personne est importante, le bonheur de cette personne est important ». De cette manière, nous pouvons faire de l’amour qu chérit les êtres vivants notre pratique principale.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Les livres sur le tantra

Les livres sur le tantra

Les livres de cette section donnent une explication des enseignements tantriques de Bouddha.

Avant de lire ces livres, une certaine familiarité avec les introductions fondamentales de la vue, de la méditation et de la pratique bouddhistes est recommandée.

Utilisez le menu sur la droite pour en découvrir plus sur les livres, lire un extrait et, si vous le désirez, acheter en ligne.

Les livres de niveau intermédiaire sur le bouddhisme et la méditation

Les livres de niveau intermédiaire sur le bouddhisme et la méditation

Les livres de cette section s’adressent aux lecteurs qui ont déjà une connaissance de base de la vue bouddhiste, de la méditation et de la pratique.

Ils conviennent parfaitement à ceux qui désirent approfondir leur compréhension et leur expérience du bouddhisme.

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Les livres de base sur le bouddhisme et la méditation

Les livres de base sur le bouddhisme et la méditation

Les livres de cette section s’adressent à tous les lecteurs, du profane au plus accompli.

Ils fournissent une introduction de base à la vue bouddhiste, ainsi qu’à la méditation et à la pratique, adaptée aux débutants.

Utilisez le menu de droite pour en savoir plus au sujet des livres, en lire un extrait et, si vous le souhaitez, acheter en ligne.

La journée internationale des temples

La journée internationale des temples

Le 1er samedi de novembre les centres kadampas du monde entier célèbrent le projet international de construction de temples.

Des événements particuliers ont lieu pour collecter des fonds pour le projet, des prières sont faites pour le succès et l’épanouissement du projet, et pour dédier le projet à la paix dans le monde.

L’extrait suivant, tiré de la conférence donnée par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso explique l’importance des temples et la manière dont ils viennent en aide aux êtres vivants pour cette génération et les générations à venir :

« Selon la vue bouddhiste, en particulier la vue bouddhiste mahayana, un temple est une représentation du pays pur de Bouddha. Les statues ou les images de Bouddha sont des représentations du corps de Bouddha, les stoupas sont des représentations de l’esprit de Bouddha, et les livres du dharma sont des représentations de la parole de Bouddha. Ce sont des objets saints et précieux.

Pour ces raisons, je recommande la construction de temples comme l’une des meilleures manières pour venir en aide aux êtres vivants.

Ceux qui regardent un temple ou génèrent la foi en lui, recevront des bénédictions spéciales : c’est la fonction principale d’un temple.

Quiconque voit un temple ou une image de Bouddha recevra les bénédictions de Bouddha. Bouddhistes, non bouddhistes, cela ne fait aucune différence; tout le monde, à chaque fois qu’il voit une image de Bouddha, ou un temple, recevra des bénédictions.

Ainsi, je peux dire de mon côté, ou de notre côté, que c’est le meilleur bienfait pour le public ou le meilleur service public.

Nous avons accompli ce temple pour que, même les personnes qui n’ont aucun intérêt pour les enseignements, reçoivent des bienfaits du bouddhisme, tout le monde, chaque être.

Qu’ils aient foi ou non, cela n’a aucune importance. Toute personne qui voit une représentation d’un pays pur de Bouddha, et des représentations du corps de forme, de la parole et de l’esprit de Bouddha recevra des bénédictions.»

Le jour de Djé Tsongkhapa

Ce qui suit est extrait de la conférence donnée par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso lors de la journée de Djé Tsongkhapa en 1996 au Manjushri KMC .

« Avant que Djé Tsongkhapa n’apparaisse au Tibet, de nombreux érudits tibétains savaient déjà qu’il viendrait parce que Bouddha Shakyamouni avait prédit qu’à l’avenir Mandjoushri apparaîtrait sous la forme du lama tibétain, Djé Tsongkhapa.

Vous vous souvenez peut-être que dans Le tantra racine de Mandjoushri, Bouddha a dit à Mandjoushri, son disciple de coeur :

Après ma mort,
Quand la pureté de ma doctrine aura disparu,
Tu apparaîtras sous la forme d’un être ordinaire,
Tu accompliras les actions d’un bouddha
Et tu établiras le Pays Joyeux, le grand protecteur,
Dans le Pays des Neiges.

« Le Pays des Neiges » se rapporte au Tibet, et « Le pays joyeux » se rapporte au monastère Gangèn et à la doctrine gandèn, le grand protecteur.

Bouddha disait qu’à l’avenir, après qu’il s’en serait allé et que sa doctrine pure aurait disparu, à ce moment-là, Mandjoushri apparaîtrait sous l’aspect d’un être ordinaire mais il effectuerait exactement les mêmes actions que Bouddha, et en particulier, il établirait au Tibet le monastère Gandèn et le grand protecteur, la doctrine gandèn, ou le dharma de Djé Tsongkhapa.

Mémoriser et contempler profondément la signification des mots de Bouddha nous apportera de bons conseils, un bon ressenti et une profonde compréhension. Lorsqu’il dit que Mandjoushri apparaîtrait sous la forme d’une personne ordinaire mais effectuerait les actions d’un bouddha, il décrit la particularité de Djé Tsongkhapa.

Bien que Djé Tsongkhapa ait possédé les réalisations les plus élevées du tantra du yoga suprême, il ne montra jamais qu’il était un yogi tantrique. Il vivait comme un pratiquant ordinaire pur mais en mettant l’accent par son apparence extérieure sur la pratique pure de discipline morale. Toutefois, sa vie quotidienne était celle d’un bodhisattva, et sa réalisation intérieure de l’expérience de l’union de la grande félicité et de la vacuité jour et nuit était l’essence même du yoga du tantra suprême.

Il avait déjà atteint cette expérience de nombreuses vies auparavant, mais il apparaissait sous la forme d’un lama tibétain dans le but de montrer clairement un exemple spécial de la manière d’entrer, de progresser et de mener à terme les étapes de la voie de l’illumination.

Il est apparu sous la forme d’un être humain ordinaire pour le bien de ses futurs disciples. Bouddha Shakyamouni aussi fit de même. Il prit renaissance sous la forme d’un être humain ordinaire, prit l’ordination, s’engagea dans la méditation et finalement démontra l’accomplissement de l’illumination.

La plupart d’entre vous connaissez l’histoire de la vie de Bouddha : la manière dont il a pris l’ordination, s’est engagé dans une retraite de six ans et a finalement atteint l’illumination sous l’arbre Bodhi à Bodh Gaya.

La façon dont Djé Tsongkhapa démontra son accomplissement de l’illumination était un peu différente. Il n’a jamais montré son accomplissement de l’illumination au cours de sa vie, mais après sa mort.

Lorsque le moment fut venu pour lui de quitter son vieux corps grossier qui était venu de ses parents ordinaires, les gens ordinaires ont pensé qu’il était en train de mourir, mais à ce moment-là, au lieu de faire l’expérience de la claire lumière ordinaire de la mort dont les êtres ordinaires font l’expérience au cours du processus de la mort, il était en train de faire l’expérience de la claire lumière d’exemple ultime.

De cet état, au lieu de se manifester de la claire lumière de la mort sous la forme d’un être du bardo, ou être de l’état intermédiaire, il apparut sous la forme du corps illusoire. De cet état, au lieu de prendre une renaissance ordinaire, il atteignit le corps d’émanation d’un bouddha. De cette façon, il montra la manière d’atteindre l’illumination.

Il a montré cette manière d’atteindre l’illumination pour des raisons spécifiques qui pouraient aider ses futurs disciples. Cependant, un grand nombre de ses disciples directs, et aussi de ses futurs disciples, y compris Gyelwa Ensèpa, par exemple, ont atteint l’illumination avant la mort. Comme je l’ai expliqué de nombreuses fois, Gyelwa Ensèpa a mené à bien son entraînement au tantra du yoga suprême et a atteint la pleine illumination en trois ans, et n’a pas attendu le moment de sa mort.

Il y a de nombreuses manières différentes d’atteindre l’illumination. Puisque un grand nombre de ses disciples étaient ordonnés, Djé Tsongkhapa voulu montrer un exemple particulièrement bon à ses disciples ordonnés. Ainsi, il a montré la manière d’atteindre l’illumination au moment de la mort, au lieu d’atteindre l’illumination avant la mort.

Aujourd’hui, nous nous remémorons la grande bonté de Djé Tsongkhapa et dédions toutes nos actions vertueuses, y compris la poudja de ce soir, pour l’épanouissement du dharma dans le monde entier et pour que de nombreux êtres vivants aient la grande opportunité d’atteindre la libération et la pleine illumination. »

Descente de Bouddha du paradis

Le 22 septembre marque la célébration de la descente de Bouddha du paradis.

L’explication qui suit est extraite de la conférence donnée par Guéshé Kelsang en 1991à l’occasion de cette journée :

« En ce jour, nous célébrons la descente de Bouddha du règne des dieux du règne du désir, appelé Le Pays des Trente-trois Paradis, où il était allé voir sa mère, qui avait pris renaissance à cet endroit-là.

Traditionnellement, ce jour marque également la fin de la retraite d’été. Chaque année, au cours des mois d’été, Bouddha faisait une retraite de trois mois avec ses disciples. La raison pour laquelle il faisait cela était pour éviter de blesser des insectes et autres animaux.

Si nous sortons beaucoup pendant les mois d’été, nous tuerons naturellement plus d’insectes et autres animaux qu’à d’autres moments de l’année. La nature du bouddhadharma est la compassion, une compassion impartiale qui n’est pas seulement pour les êtres humains mais pour chaque être vivant, y compris les animaux.

Nous devrions en fait avoir une compassion plus forte pour les animaux que pour les êtres humains parce que les animaux souffrent plus. Les êtres humains ont de meilleures conditions et sont plus fortunés que les animaux. Puisque les animaux ont tant de souffrances et aucune liberté, dans leur compassion, les bouddhistes devraient essayer de ne pas les tuer ni les déranger. Donc, pendant trois mois au cours de l’été, Bouddha conseillait à ses disciples de faire une retraite, de rester à l’intérieur, et de vivre de manière consciencieuse et en faisant attention.

Une année, pendant la retraite d’été annuelle, Bouddha est allé au Pays des Trente-trois Paradis. Après que sa mère ait décédé, elle avait pris renaissance dans ce règne des dieux, appelé ainsi parce qu’il a trente-trois types différents de dieux.

Le roi de ce règne est appelé Indra. Le Indra, qui était roi à l’époque, était aussi un disciple de Bouddha et il invita Bouddha à venir. Bouddha s’y rendit donc pour venir en aide à sa mère, mais également, à la requête d’Indra, pour venir en aide aux autres dieux qui vivaient là. Il resta trois mois, et puis repartit ce jour-là.

Ainsi, ce jour-là est très particulier. Il est dit que si nous nous engageons dans toute action vertueuse en cette journée, elle devient particulièrement puissante et notre mérite grandit énormément. Par exemple, si nous offrons une seule offrande de lumière, cette action est multipliée pour devenir des millions d’offrandes de lumière.

Ce jour-là, nous nous rappelons surtout la bonté de Bouddha.

Nous avons maintenant une sagesse particulière qui comprend que tuer les animaux est une action négative, donc nous abandonnons l’action de tuer. Nous avons maintenant une sagesse particulière qui comprend que l’amour est et peut distinguer l’amour de l’attachement. Ainsi, nous avons une formidable opportunité de construire la compassion impartiale pour tous les êtres vivants, et de cette manière, nous pouvons obtenir la réalisation spéciale de la bodhitchitta qui est la racine de l’illumination complète.

Nous avons maintenant la chance d’abandonner notre saisie du soi qui est la source de tout problème et de toute souffrance. Nous avons la sagesse qui comprend ce qu’est la saisie du soi, comment elle nous nuit et comment l’abandonner. Tout ce savoir et toutes nos réalisations de la sagesse proviennent de la bonté de Bouddha Shakyamouni.

Tous les livres de Djé Tsongkhapa sont des commentaires des enseignements de Bouddha Shakyamouni. Ils nous aident à les clarifier et les rendent plus faciles à comprendre. De nos jours, les êtres humains sont très intelligents et ont beaucoup de savoir en ce qui concerne la manière de développer et de produire les choses extérieures, mais leur compréhension ou sagesse en ce qui concerne le profond dharma de la voie spirituelle intérieure est très rudimentaire et faible. Djé Tsongkhapa a rendu tout cela très facile à comprendre. Il a tout clarifié et a rendu les choses faciles pour que nous intégrions tous les enseignements de Bouddha de manière très pratique.

Les livres de Djé Tsongkhapa sont des commentaires aux enseignements de Bouddha, donc lorsque nous étudions les enseignements de Djé Tsongkhapa, nous pratiquons les enseignements de Bouddha.

Tous les livres que nous étudions au Programme général, au Programme fondamental et au Programme de formation des enseignants, sont des commentaires des enseignements de Djé Tsongkhapa. Ils clarifient les enseignements de Djé Tsongkhapa et expliquent la manière de les pratiquer et de les intégrer dans notre vie de tous les jours. Ils sont une présentation spéciale mais, en réalité, ce sont tous des commentaires des livres de Djé Tsongkhapa. Nous étudions donc les enseignements de Djé Tsongkhapa, et ainsi, nous étudions les enseignements de Bouddha Shakyamouni.

En réalité, chaque enseignement que nous étudions et pratiquons provient fondamentalement de Bouddha Shakyamouni. Toute notre sagesse qui comprend le dharma provient de sa bonté. En réalisant cela, nous dédions toutes les vertus que nous accumulons aujourd’hui pour accomplir son souhait.

Quel est le souhait de Bouddha ? Son souhait principal est que ses enseignements s’épanouissent partout dans le monde afin que tous les êtres vivants se libèrent de la souffrance de l’océan du samsara et atteignent la paix intérieure permanente, la libération permanente, et finalement la grande illumination. Puisque la véritable méthode pour se libérer du samsara est de pratiquer les enseignements de Bouddha, à moins qu’ils ne s’épanouissent dans ce monde, il est impossible d’atteindre la libération.

Bouddha n’a pas besoin de quoi que ce soit pour lui-même parce qu’il a tout accompli, il a accompli tous ses souhaits personnels. Le seul souhait qui lui reste est que les êtres vivants atteignent la libération et l’illumination en pratiquant ses enseignements. En d’autres termes, son souhait est que le bouddhadharma pur s’épanouisse partout dans le monde pour libérer tous les êtres vivants de toute sorte de problème et de souffrance.

Ainsi donc, nous dédions toutes les vertus que nous avons accumulées aujourd’hui dans ce but. »

La journée de la roue du dharma

Le 4 juin, 49 jours après qu’il ait démontré l’accomplissement de l’illumination, Bouddha Shakyamouni reçu la requête d’enseigner. Par compassion, il donna son premier enseignement dans le Parc des Cerfs. Ce jour marque également l’anniversaire de Guéshé Kelsang Gyatso Rinpotché, le fondateur et le directeur spirituel de la nouvelle tradition kadampa.

Le jour de l’illumination de Bouddha

Le 15 avril marque l’anniversaire du jour où Bouddha Shakyamouni a démontré l’accomplissement de l’illumination en 589 av J-C.

Il s’agit d’une journée extrêmement importante dans le calendrier bouddhiste, car nos actes sont 100 000 fois plus puissants que les autres jours.

L’événement est caractérisé par des retraites de purification spéciale et de jeûne dans les centres bouddhistes kadampas du monde entier, basées sur la pratique de Goutte de nectar essentiel.

Cette pratique, qui s’effectue en conjonction avec Avalokiteshvara à onze visages, est particulièrement puissante pour purifier le karma négatif du corps, de la parole et de l’esprit, ainsi que pour pacifier les fortes perturbations mentales comme l’attachement désirant et la haine.

Elle constitue également une méthode spéciale pour recevoir des bénédictions et améliorer notre expérience de l’amour, de la compassion et de la bodhitchitta.

La journée de la NTK

Le premier samedi d’avril est réservé pour commémorer la création de la NTKUIBK par le vénérable Guéshé Kelsang en 1991.

Cette occasion est marquée par des manifestations particulières et par des poudjas et des dédicaces dans les centres Kadampas. du monde entier.

Des prières sont faites pour que la dharma kadam s’épanouisse dans le monde afin que tous les êtres vivants aient la possibilité de trouver rapidement la paix intérieure permanente.

Par dessus tout, nous nous rappelons l’extraordinaire bonté de Vénérable Guéshé Kelsang qui a créé la NTKUIBK, et nous prions pour qu’il demeure avec nous pour très longtemps.

Le mois de Hérouka et de Vajrayogini

Le mois de janvier, en particulier du 3 au 31, est un moment très fort pour les pratiquants de Hérouka et Vajrayogini qui font des offrandes et des retraites.

Les deux jours de tsog de ce mois sont très particuliers. Le premier, le 10 janvier, est une journée spéciale dédiée à Vajrayogini, et le deuxième, le 25 janvier est une journée spéciale dédiée à Hérouka. Faire des offrandes spéciales à l’occasion de ces deux journées est extrêmement important.

Les jours de tsog

Chaque mois il y a deux jours, le 10 et le 25, au cours desquels il est particulièrement important pour les pratiquants du tantra du yoga suprême en général, et pour les pratiquants de Hérouka et Vajrayogini en particulier, d’effectuer une offrande de tsog.

L’offrande de tsog est très importante pour renouveler les engagements et écarter les obstacles. C’est une méthode spéciale grâce à laquelle les dakas et les dakinis qui prennent soin de nous et nous guident, nous accordent les réalisations de l’étape d’accomplissement. Notre richesse, mérite et grande félicité grandiront grâce à cette pratique.

Un « tsog » est une assemblée de héros et de héroines. Le terme « héros et héroïne » et « daka et dakini » sont interchangeables. Shantideva dit qu’un héros ou héroïne véritable est quelqu’un qui a détruit son esprit d’autopréoccupation, a conquis ses perturbations mentales et a construit le courage d’aider de nombreux êtres vivants.

Lorsque nous faisons une offrande de tsog, il est bon de considérer ceux à qui l’offrande est faite et ceux qui font l’offrande en tant que héros et héroïnes. Nous offrons l’offrande de tsog au champ d’accumulation de mérite qui comprend l’assemblée toute entière des héros et héroïnes.

Lorsque nous nous réunissons en groupe pour faire une offrande de tsog, il est très important que nous considérions tout le monde en tant qu’assemblée de héros et héroïnes. Si nous faisons cette poudja seul, nous nous visualisons entouré de tous les êtres sous l’aspect de héros et de héroïnes.

Habituellement, les centres kadampas font la poudja L’offrande au guide spirituel en même temps qu’une offrande de tsog les 10 et 25 de chaque mois..

Les conseils qui viennent du cœur d’Atisha

Quand le vénérable Atisha est venu au Tibet, il est d’abord allé à Ngari, où il est resté deux ans. Il y donna de nombreux enseignements aux disciples de Djangtchoub Eu.

Au bout de deux ans, il décida de retourner en Inde. Djangtchoub Eu lui fit alors la requête de donner un dernier enseignement avant de partir.

Atisha répondit qu’il leur avait déjà donné tous les conseils dont ils avaient besoin, mais Djangtchoub Eu persista dans sa requête, alors Atisha accepta et leur donna les conseils suivants.

Comme c’est merveilleux !

Mes amis, puisque déjà votre connaissance est grande et votre compréhension claire, alors que je n’ai aucune importance et peu de sagesse, il ne convient pas que vous me demandiez conseil. Mais, mes chers amis que je chéris du fond du cœur, puisque vous me l’avez demandé, à moi dont l’esprit est inférieur et enfantin, je vais vous donner ces conseils essentiels.

Mes amis, jusqu’à ce que vous atteigniez l’illumination, l’enseignant spirituel est indispensable, c’est pourquoi il faut vous en remettre au saint guide spirituel.

Jusqu’à ce que vous réalisiez la vérité ultime, l’écoute est indispensable, c’est pourquoi il faut écouter les instructions du guide spirituel.

Puisque vous ne pouvez pas devenir un bouddha simplement en comprenant le dharma, pratiquez-le avec sérieux et une bonne compréhension.

Évitez les lieux qui troublent votre esprit et demeurez toujours là où vos vertus grandissent.

Jusqu’à ce que vous accomplissiez des réalisations stables, les divertissements mondains sont nuisibles, demeurez donc là où il n’y a pas de telles distractions.

Évitez les amis qui provoquent l’aggravation de vos perturbations mentales, et faites confiance à ceux qui font grandir votre vertu. Vous devez prendre cela à cœur.

Puisqu’il n’y aura jamais un moment où les activités ordinaires prendront fin, limitez vos activités.

Dédiez vos vertus tout au long du jour et de la nuit, et observez toujours votre esprit.

Puisque vous avez reçu des conseils, chaque fois que vous ne méditez pas, que votre pratique soit toujours en accord avec les paroles de votre guide spirituel.

Si vous pratiquez avec une grande dévotion, les résultats se produiront immédiatement, sans que vous ayez à attendre longtemps.

Si, du fond du cœur, vous pratiquez conformément au dharma, la nourriture et les ressources se trouveront naturellement.

Mes amis, les choses que vous désirez ne donnent pas plus de satisfaction que boire de l’eau de mer, pratiquez donc le contentement.

Évitez tout esprit hautain, prétentieux, orgueilleux et arrogant, et restez paisible et soumis.

Évitez les activités qui sont dites méritoires, mais qui en fait font obstacle au dharma.

Le profit et le respect qu’on reçoit sont les lassos des maras, écartez-les donc comme des pierres sur votre chemin.
Les compliments et la renommée ne servent qu’à nous enjôler, soufflez donc dessus tout comme on se mouche le nez.

Puisque le bonheur, le plaisir et les amis que vous avez au cours de cette vie ne durent qu’un moment, laissez-les tous derrière vous.

Puisque les vies futures dureront très longtemps, amassez des richesses qui vous seront utiles à l’avenir.

Vous devrez partir en laissant tout derrière vous, ne soyez donc pas attaché à quoi que ce soit.

Générez la compassion pour les êtres médiocres et évitez surtout de les mépriser et de les humilier.

N’ayez ni haine pour vos ennemis ni attachement pour vos amis.

Ne soyez pas jaloux des qualités des autres, mais adoptez-les par admiration.

Ne cherchez pas à voir les défauts des autres, mais recherchez les vôtres et purgez-vous-en comme si c’était du sang mauvais.

Ne contemplez pas vos propres qualités, mais contemplez celles des autres et respectez chacun comme le ferait un serviteur.

Considérez tous les êtres vivants comme vos père et mère, et aimez-les comme si vous étiez leur enfant.

Gardez toujours un visage souriant et un esprit affectueux, et parlez honnêtement, sans méchanceté.

Si vous parlez trop sans avoir grand-chose à dire, vous ferez des erreurs, parlez donc avec modération et seulement lorsque c’est nécessaire.

Si vous vous engagez dans de nombreuses activités qui n’ont aucun sens, celles qui sont vertueuses vont dégénérer, aussi stoppez les activités qui ne sont pas spirituelles.
Cela n’a aucun sens de faire des efforts dans des activités qui n’ont pas d’essence.

Si les choses que vous désirez ne viennent pas, cela est dû à un karma créé il y a longtemps, ayez donc toujours un esprit heureux et détendu.

Faites attention, offenser un être saint est pire que mourir, soyez donc honnête et franc.

Puisque tout le bonheur et toute la souffrance de cette vie proviennent d’actions antérieures, ne blâmez pas les autres.

Tout votre bonheur vient des bénédictions de votre guide spirituel, rendez-lui donc toujours sa bonté.

Puisque vous ne pouvez pas dompter l’esprit des autres avant d’avoir dompté le vôtre, commencez par dompter votre propre esprit.

Puisqu’il est certain que vous devrez partir sans les richesses que vous avez accumulées, n’accumulez pas de négativité pour les acquérir.

Les plaisirs distrayants n’ont aucune essence, pratiquez donc sincèrement le don.

Observez toujours une discipline morale pure, car elle conduit à la beauté dans cette vie et au bonheur par la suite.

Puisque la haine sévit en ces temps impurs, portez l’armure de la patience, exempte de colère.

Vous demeurez dans le samsara par le pouvoir de la paresse, allumez donc le feu de l’effort de l’application.

Puisque cette vie humaine est gâchée en nous livrant aux distractions, c’est maintenant le moment de pratiquer la concentration.

En étant sous l’influence de vues erronées, vous ne réalisez pas la nature ultime des choses, examinez donc les significations correctes.

Mes amis, il n’y a pas de bonheur dans ce marécage du samsara, aussi allez jusqu’à la terre ferme de la libération.

Méditez selon les conseils de votre guide spirituel et asséchez la rivière des souffrances samsariques.

Vous devriez bien réfléchir à cela, car ce ne sont pas seulement des mots qui viennent de la bouche, mais des conseils sincères qui viennent du cœur.

Si vous pratiquez ainsi, j’en serai ravi et vous apporterez le bonheur à vous-même et aux autres.

Moi qui suis un ignorant, je vous fais la requête de prendre ces conseils à cœur.

Voici les conseils que l’être saint, le vénérable Atisha, a donnés au vénérable Djangtchoub Eu.

Traduction © Geshe Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

Les trois principaux aspects de la voie

UN LAMRIM CONDENSÉ, DE DJÉ TSONGKHAPA

Hommage au vénérable guide spirituel.

Je vais expliquer du mieux de mes possibilités
La signification essentielle de tous les enseignements du Conquérant,
La voie louée par les saints bodhisattvas
Et la grande porte pour les êtres fortunés qui cherchent la libération.

Vous qui n’êtes pas attaché aux joies du samsara,
Mais qui vous efforcez de donner un sens à vos libertés et dotations,
Ô être fortuné qui appliquez votre esprit à la voie qui ravit les conquérants,
Écoutez, s’il vous plaît, avec un esprit clair.

Sans un renoncement pur, il n’y a aucun moyen de pacifier
L’attachement aux plaisirs du samsara
Et, puisque les êtres vivants sont solidement liés par leurs désirs samsariques,
Commencez par chercher le renoncement.

Liberté et dotation sont difficiles à trouver et il n’y a pas de temps à perdre.
En accoutumant votre esprit à cela, surmontez l’attachement à cette vie ;
Et en contemplant de façon répétée les actions et leurs effets
Ainsi que les souffrances du samsara, surmontez l’attachement aux vies futures.

Lorsque, par cette contemplation, le désir pour les plaisirs du samsara
Ne se manifeste pas, ne serait-ce qu’un instant,
Et qu’un esprit qui désire ardemment la libération se manifeste tout au long du jour et de la nuit,
Vous avez alors généré le renoncement.

Mais si ce renoncement n’est pas soutenu
Par une bodhitchitta entièrement pure,
Il ne sera pas une cause du bonheur parfait de l’illumination insurpassable.
Par conséquent, les sages génèrent une bodhitchitta suprême.

Emportées par les courants des quatre puissantes rivières,
Fermement liées par les chaînes du karma si difficiles à défaire,
Prises au piège dans le filet d’acier de la saisie du soi,
Complètement enveloppées par la plus noire des ignorances,

Prenant renaissance après renaissance dans le samsara sans limites,
Et tourmentées sans cesse par les trois souffrances,
En contemplant les conditions dans lesquelles se trouvent vos mères,
Générez un esprit suprême [de bodhitchitta].

Mais, si vous ne possédez pas la sagesse qui réalise la manière dont les choses existent,
Bien que devenu familier avec le renoncement et la bodhitchitta,
Vous ne pourrez pas couper la racine du samsara.
Par conséquent, efforcez-vous d’obtenir les moyens de réaliser la relation dépendante.

Celui qui nie l’objet conçu de la saisie du soi
Mais voit néanmoins l’infaillibilité de la relation de cause à effet
De tous les phénomènes du samsara et du nirvana,
Est entré dans la voie qui ravit les bouddhas.

La manifestation en relation dépendante est infaillible
Et la vacuité est inexprimable ;
Tant que le sens de ces deux [choses] semblera différent
Vous n’aurez pas encore réalisé l’intention de Bouddha.

Lorsque les deux apparaîtront comme une [seule chose], pas en alternance, mais simultanément,
En voyant tout simplement la relation dépendante infaillible,
Vous aurez une connaissance sûre qui détruit toute saisie d’objet,
À ce moment-là, l’analyse de la vue sera complète.

De plus, quand l’extrême de l’existence sera dissipé par l’apparence,
Et que l’extrême de la non-existence sera dissipé par la vacuité,
Et que vous saurez comment la vacuité est perçue en tant que cause et effet,
Vous ne serez plus captivé par les vues extrêmes.

Quand, de cette manière, vous aurez réalisé correctement les points essentiels
Des trois principaux aspects de la voie,
Mon ami, retirez-vous dans la solitude, fournissez un grand effort
Et accomplissez rapidement le but ultime.

Traduction © Guéshé Kelsang Gyatso & Nouvelle Tradition Kadampa

La prière des étapes de la voie

DE DJÉ TSONGKHAPA

La voie commence par une grande confiance
En mon bienveillant enseignant, source de tout bien,
Ô bénis-moi pour comprendre cela,
Que je le suive avec grande dévotion.

Cette vie humaine avec toutes ses libertés
Est vraiment rare et si riche de sens,
Ô bénis-moi pour le comprendre ,
Que jour et nuit j’en saisisse l’essence.

Mon corps, tout comme une bulle d’eau,
Perd sa vigueur et meurt si vite,
Après la mort viennent les effets du karma,
Tout comme l’ombre suit le corps.

Bénis-moi, que par cette certitude
Et ce souvenir je sois très prudent,
Que toujours j’évite les actions néfastes
Et accumule la vertu en abondance.

Les plaisirs du samsara sont trompeurs,
Au lieu de satisfaire, ils nous tourmentent,
Ô bénis-moi, que je m’efforce sincèrement
D’atteindre la félicité de la parfaite liberté.

Ô bénis-moi, que de cette pensée pure
Naissent la vigilance et la plus grande prudence,
Que je garde ainsi comme pratique essentielle
La racine de la doctrine, la pratimoksha.

Exactement comme moi, toutes mes mères bienveillantes
Se noient dans l’océan du samsara,
Ô bénis-moi, que je m’entraîne à la bodhitchitta,
Pour que bientôt je puisse les libérer.

Mais je ne peux pas devenir un bouddha,
Sans pratiquer les trois éthiques,
Aussi bénis-moi pour que j’aie la force
D’observer les vœux du bodhisattva.

En pacifiant mes distractions
Et par l’analyse des significations parfaites,
Bénis-moi pour vite atteindre l’union
De la vue supérieure et du calme stable.

Quand je serai un récipient purifié
Grâce aux voies communes, bénis-moi que j’entre
Dans le véhicule suprême, le vajrayana,
La pratique essentielle de la bonne fortune.

Les deux accomplissements dépendent
De mes vœux sacrés et de mes engagements,
Bénis-moi pour bien comprendre cela,
Que je les observe au prix de ma vie.

Par la pratique constante en quatre séances,
Comme l’expliquèrent les enseignants saints,
Ô bénis-moi pour accomplir les deux étapes
Qui sont l’essence des tantras.

Puissent tous ceux qui me guident sur la bonne voie
Et tous mes compagnons jouir d’une longue vie,
Bénis-moi pour pacifier complètement
Tous les obstacles externes et internes.

Puissé-je toujours trouver des enseignants parfaits
Et me réjouir dans le saint dharma,
Accomplir toutes les terres et les voies rapidement
Et atteindre l’état de Vajradhara.

Traduction de © Guéshé Kelsang Gyatso & La nouvelle tradition kadampa

Le sodjong

Le sodjong

La pratique du Sodjong est réservée aux moines et aux nonnes ordonnés.

Effectué deux fois par mois, habituellement les 15 et 30 de chaque mois, elle donne l’opportunité à la sangha de purifier et de restaurer leurs vœux et de recevoir des conseils et des encouragements de la part de leur enseignant.

La prise des préceptes

La prise des préceptes

L’essence de la pratique est de prendre huit préceptes et de les observer avec pureté pendant vingt quatre heures.

En faisant cette pratique encore et encore, nous nous familiarisons avec la pratique de la discipline morale et donnons ainsi une grande signification à notre vie humaine.

En pratiquant la discipline morale de cette manière, nous recevons de nombreux grands bienfaits. Cette pratique nous aide à résoudre les problèmes de cette vie en évitant les causes de la souffrance, et elle crée les causes de renaissances fortunées dans nos vies futures et nous protège par conséquent des souffrances d’une renaissance inférieure.

En particulier, du fait qu’elle est accomplie avec la motivation de bodhitchitta, cette pratique est très puissante pour purifier le karma négatif. Elle accumule une vaste collection de mérite et crée la cause pour que nous atteignions le bonheur insurpassable de l’illumination.

Nous devons d’abord recevoir ces préceptes d’un précepteur qualifié, puis nous pouvons les prendre tout seul aussi souvent que nous le souhaitons. Les instructions sur ces deux méthodes sont inclues dans cette sadhana.

Si nous désirons prendre l’essence de cette précieuse vie humaine, il faut nous efforcer de faire cette pratique aussi souvent que nous le pouvons.

Une explication de la pratique

Lorsque nous prenons les huit préceptes mahayanas, nous promettons explicitement de nous abstenir, de huit actions pendant vingt-quatre heures :

  1. tuer
  2. voler
  3. l’activité sexuelle
  4. mentir
  5. prendre des intoxicants
  6. manger après le déjeuner
  7. s’asseoir sur un trône ou un siège élevé ou luxueux
  8. porter des bijoux, du parfum, etc., et chanter, danser et ainsi de suite.

Ces huit actions sont cependant purement symboliques, car nous promettons en réalité de nous abstenir de toutes les actions non vertueuses pendant vingt-quatre heures.

Prendre et observer ces préceptes est une pratique de purification spéciale. Bouddha réalisa que toute la souffrance des êtres vivants venait de leur karma négatif antérieur et à cause de cela il enseigna des pratiques spéciales de purification.

Pour purifier notre karma négatif, nous devons pratiquer les quatre pouvoirs d’opposition : le pouvoir de la confiance, le pouvoir du regret, le pouvoir de l’antidote et le pouvoir de la promesse. Ils sont expliqués en détail dans La voie joyeuse. Ici, nous pratiquons surtout le pouvoir de la promesse, en promettant de ne pas commettre à nouveau les actions non vertueuses.

Cette promesse peut se faire à différents niveaux. Nous pouvons promettre de ne pas commettre d’actions non vertueuses jusqu’à la fin de nos jours, ou pendant un an, un mois, une semaine ou, dans ce cas présent, pendant un jour.

Si nous parvenons à garder nos actions du corps, de la parole et de l’esprit pures, pendant un jour, nous pourrons continuer un deuxième jour, puis un troisième et ainsi de suite, jusqu’à ce que finalement nous arrivions à observer tout le temps une discipline morale pure.

ISi nous pouvons garder tous le temps nos actions du corps, de la parole et de l’esprit parfaitement pures, nous aurons accompli le Pays pur. Avec un corps pur et un esprit pur, il n’y a aucune base pour éprouver la souffrance, au lieu de cela, nous éprouverons un bonheur sans fin venant de l’intérieur..

Nous voulons tous être heureux, vivre dans un environnement pur avec des amis purs, des plaisirs purs et ainsi de suite, mais cela est impossible à atteindre tant que nous aurons du karma négatif dans notre esprit.

Pour purifier notre karma négatif, il est donc nécessaire de faire confiance à l’habile méthode de Bouddha. Cette pratique est très simple et ne dure qu’un jour à la fois, mais elle nous apportera de très grands résultats.

L’offrande au guide spirituel

L’offrande au guide spirituel

La pratique de s’en remettre à un guide spirituel, ou « gourou yoga », est la racine de la voie spirituelle et la fondation de tous les accomplissements spirituels.

Dans le bouddhisme kadampa, le gourou yoga est pratiqué en conjonction avec Djé Tsongkhapa, une émanation de Mandjoushri, le bouddha de la sagesse.

Le gourou yoga principal de Djé Tsongkhapa est L’offrande au guide spirituel, qui est une pratique détaillée habituellement effectuée deux fois par mois, le 10 et le 25 du mois dans les centres bouddhistes kadampas.

Le texte a été compilé pour être une pratique préliminaire du mahamoudra vajrayana par le premier Pantchèn Lama, Losang Tcheukyi Gyeltsèn.

La pratique principale consiste à s’en remettre au guide spirituel, mais elle comprend également toutes les pratiques essentielles des étapes de la voie (lamrim) et de l’entraînement de l’esprit (lodjong), ainsi que les étapes de génération et d’accomplissement du tantra yoga suprême.

Le gourou yoga est une méthode spéciale pour recevoir les bénédictions de notre guide spirituel. Ici, le terme « gourou » n’implique pas que notre guide spirituel soit hindou. Notre guide spirituel est tout enseignant spirituel qui nous mène sincèrement le long des voies spirituelles en nous donnant des instructions correctes.

Ainsi notre guide spirituel peut être oriental ou occidental, laïc ou ordonné, homme ou femme. De nos jours, par exemple, il est tout à fait possible de rencontrer un guide spirituel qui soit une femme laïque occidentale. Le terme « yoga » dans ce contexte indique une manière particulière de considérer notre guide spirituel.

Pour plus d’informations sur cette pratique, reportez-vous au livre Grand trésor de mérite.

La pratique de Tara

La pratique de Tara

La pratique de Tara, Libération hors de la douleur, qui comprend une prière spéciale Les louanges aux vingt et une Taras, composée par Bouddha, est effectuée régulièrement dans les centres bouddhistes kadampas du monde entier.

Tara est un bouddha féminin, une manifestation de la sagesse ultime de tous les bouddhas. Chacune des vingt et une Taras est une manifestation de la Tara principale, la Tara Verte. Tara est aussi connue sous le nom de « Mère des conquérants ».

Tara est notre mère à tous, notre Sainte Mère. Quand nous sommes des enfants, nous nous tournons vers notre mère mondaine pour qu’elle nous aide. Elle nous protège des dangers immédiats, nous fournit tout ce dont nous avons besoin temporairement, nous guide et nous en cour age dans nos études et notre développement personnel.

De la même manière, pendant notre croissance spirituelle, nous avons besoin de nous tourner vers notre Sainte Mère, Tara, pour prendre refuge. Elle nous protège contre tous les dangers intérieurs et extérieurs, elle nous fournit toutes les conditions nécessaires à notre entraînement spirituel, et elle nous guide et nous inspire grâce à ses bénédictions pendant que nous avançons sur la voie spirituelle.

Salvatrice

« Tara » veut dire « Salvatrice ». Elle est appelée ainsi parce qu’elle nous sauve des huit peurs de choses externes (avoir peur des lions, des éléphants, du feu, des serpents, des voleurs, de l’eau, de l’esclavage et des esprits mauvais) et des huit peurs de choses internes (avoir peur de l’orgueil, de l’ignorance, de la colère, de la jalousie, des vues erronées, de l’attachement, de l’avarice et des doutes perturbés)..

Tara nous sauve, d’une manière temporaire, des dangers d’une renaissance dans les trois règnes inférieurs, et elle nous sauve, d’une manière ultime, des dangers du samsara et de la paix solitaire.

Si nous nous en remettons à notre Mère Tara avec sincérité et avec une grande foi, elle nous protégera contre tous les obstacles et exaucera tous nos souhaits. Étant donné qu’elle est un bouddha de la sagesse et qu’elle est une manifestation de l’élément vent complètement purifié, Tara est capable de nous aider très rapidement.

Si nous récitons les vingt et un versets de louange, nous allons recevoir des bienfaits inconcevables. Ces louanges sont très puissantes car elles sont soutra, les paroles mêmes de Bouddha. Il est bon de les réciter le plus souvent possible.

La pratique quotidienne – Le joyau du cœur

La pratique quotidienne – Le joyau du cœur

La pratique quotidienne dans tous les centres bouddhistes kadampas est Le joyau du cœur. C’est une pratique de gourou yoga de Djé Tsongkhapa, combinée avec la sadhana condensée de son protecteur du dharma et une courte méditation sur le lamrim.

Cette poudja comprend deux pratiques qui furent révélées par Mandjoushri, le Bouddha de la Sagesse. La première pratique est un gourou yoga dans lequel nous visualisons notre guide spirituel sous la forme de Djé Tsongkhapa, qui est lui-même une manifestation de Mandjoushri.

En nous en remettant à cette pratique, nous pouvons purifier nos négativités, accumuler du mérite et recevoir des bénédictions. De cette manière nous accomplirons naturellement toutes les réalisations des étapes de la voie du soutra et du tantra, et nous atteindrons en particulier une sagesse du dharma très importante.

S’en remettre au protecteur du dharma

La deuxième pratique est une méthode pour s’en remettre au protecteur du dharma Dordjé Shougdèn. Grâce à elle nous pouvons surmonter les obstacles à notre pratique et créer des conditions favorables afin de soutenir et de faire grandir nos réalisations du dharma.

Si nous nous en remettons avec sincérité au protecteur du dharma Dordjé Shougdèn, notre foi en Djé Tsongkhapa augmentera naturellement et nous obtiendrons facilement l’expérience du bouddhadharma pur transmis directement à Djé Tsongkhapa par Mandjoushri, le Bouddha de la Sagesse.

Ces deux pratiques sont l’essence même de la nouvelle tradition kadampa du bouddhisme mahayana. En les pratiquant avec régularité et sincérité, nous récolterons une riche moisson de réalisations pures du dharma. Finalement, nous en viendrons à connaître la joie suprême de la pleine illumination.

Vous pouvez trouver une explication détaillée de cette sadhana dans le livre Le joyau du cœur, de Guéshé Kelsang Gyatso.

Les prières pour la méditation

Les prières pour la méditation

<p><span class=”caps”>COURTES</span> <span class=”caps”>PRI</span>È<span class=”caps”>RES</span> PRÉ<span class=”caps”>PARATOIRES</span> <span class=”caps”>POUR</span> LA MÉ<span class=”caps”>DITATION</span></p>
<p><strong>Prendre refuge</strong></p>
<p>Moi-même et tous les êtres sensibles jusqu’à ce que nous
atteignions l’illumination,<br>
Prenons refuge en Bouddha, le dharma et la sangha.
(3x, 7x, 100x, ou plus)</p>
<p><strong>Générer la bodhitchitta</strong></p>
<p>Puissé-je, grâce aux vertus que j’accumule par le don et les autres perfections,<br>
Devenir un bouddha pour le bien de tous.&emsp;&emsp;&emsp;(3x)</p>
<p><strong>Générer les quatre incommensurables</strong></p>
<p>Que tous les êtres soient heureux,<br>
Que tous soient libérés de la souffrance,<br>
Que personne ne soit jamais séparé du bonheur,<br>
Que tous possèdent l’équanimité, libres de haine
et d’attachement.</p>
<p><strong>Visualiser le champ d’accumulation de mérite</strong></p>
<p>Dans l’espace devant moi est Bouddha Shakyamouni en personne, entouré par tous les bouddhas et les bodhisattvas, comme la pleine lune entourée d’étoiles.</p>
<p><strong>La prière en sept membres</strong></p>
<p>Humblement, je me prosterne avec mon corps, ma parole
et mon esprit,<br>
Et fais des offrandes présentées et imaginées.<br>
Je confesse mes mauvaises actions de tous les temps,<br>
Et me réjouis des vertus de tous.<br>
Je vous prie de rester jusqu’à la fin du samsara,<br>
Et de tourner pour nous la roue du dharma.<br>
Je dédie toutes les vertus à la grande illumination.</p>
<p><strong>L’offrande du mandala</strong></p>
<p>Ce sol parfumé et jonché de fleurs,<br>
La grande montagne, les quatre continents, le soleil et la
lune,<br>
Perçus comme un pays des bouddhas, vous sont offerts,<br>
Que tous les êtres jouissent de pays purs semblables.</p>
<p>J’offre sans aucun sentiment de perte<br>
Les objets faisant naître mon attachement, ma haine et ma confusion,<br>
Mes amis, ennemis et étrangers, notre corps et nos plaisirs ;<br>
Acceptez-les, s’il vous plaît, et bénissez-moi afin que je sois libéré directement des trois poisons.</p>
<p><span class=”caps”>IDAM</span> <span class=”caps”>GOUROU</span> <span class=”caps”>RATNA</span> <span class=”caps”>MANDALAKAM</span> <span class=”caps”>NIRYATAYAMI</span></p>
<p><strong>La prière des étapes de la voie</strong></p>
<p>La voie commence par une grande confiance<br>
En mon bienveillant enseignant, source de tout bien,<br>
Ô bénis-moi pour comprendre cela,<br>
Que je le suive avec grande dévotion.</p>
<p>Cette vie humaine avec toutes ses libertés<br>
Est vraiment rare et si riche de sens,<br>
Ô bénis-moi pour le comprendre ,<br>
Que jour et nuit j’en saisisse l’essence.</p>
<p>Mon corps, tout comme une bulle d’eau,<br>
Perd sa vigueur et meurt si vite,<br>
Après la mort viennent les effets du karma,<br>
Tout comme l’ombre suit le corps.</p>
<p>Bénis-moi, que par cette certitude<br>
Et ce souvenir je sois très prudent,<br>
Que toujours j’évite les actions néfastes<br>
Et accumule la vertu en abondance.</p>
<p>Les plaisirs du samsara sont trompeurs,<br>
Au lieu de satisfaire, ils nous tourmentent,<br>
Ô bénis-moi, que je m’efforce sincèrement<br>
D’atteindre la félicité de la parfaite liberté.</p>
<p>Ô bénis-moi, que de cette pensée pure<br>
Naissent la vigilance et la plus grande prudence,<br>
Que je garde ainsi comme pratique essentielle<br>
La racine de la doctrine, la pratimoksha.</p>
<p>Exactement comme moi, toutes mes mères bienveillantes<br>
Se noient dans l’océan du samsara,<br>
Ô bénis-moi, que je m’entraîne à la bodhitchitta,<br>
Pour que bientôt je puisse les libérer.</p>
<p>Mais je ne peux pas devenir un bouddha,<br>
Sans pratiquer les trois éthiques,<br>
Aussi bénis-moi pour que j’aie la force<br>
D’observer les vœux du bodhisattva.</p>
<p>En pacifiant mes distractions<br>
Et par l’analyse des significations parfaites,<br>
Bénis-moi pour vite atteindre l’union<br>
De la vue supérieure et du calme stable.</p>
<p>Quand je serai un récipient purifié<br>
Grâce aux voies communes, bénis-moi que j’entre<br>
Dans le véhicule suprême, le vajrayana,<br>
La pratique essentielle de la bonne fortune.</p>
<p>Les deux accomplissements dépendent<br>
De mes vœux sacrés et de mes engagements,<br>
Bénis-moi pour bien comprendre cela,<br>
Que je les observe au prix de ma vie.</p>
<p>Par la pratique constante en quatre séances,<br>
Comme l’expliquèrent les enseignants saints,<br>
Ô bénis-moi pour accomplir les deux étapes<br>
Qui sont l’essence des tantras.</p>
<p>Puissent tous ceux qui me guident sur la bonne voie<br>
Et tous mes compagnons jouir d’une longue vie,<br>
Bénis-moi pour pacifier complètement<br>
Tous les obstacles externes et internes.</p>
<p>Puissé-je toujours trouver des enseignants parfaits<br>
Et me réjouir dans le saint dharma,<br>
Accomplir toutes les terres et les voies rapidement<br>
Et atteindre l’état de Vajradhara.</p>
<p><strong>Recevoir des bénédictions et purification</strong></p>
<p>Du cœur de tous les êtres saints, des flots de lumière et de <br>
nectar s’écoulent, nous bénissant et nous purifiant..</p>
<p><em>Nous commençons, ici, la contemplation et la méditation proprement dites. Après celles-ci, nous dédions notre mérite en récitant les prières suivantes :</em></p>
<p><strong>Dédicace</strong></p>
<p>Grâce aux vertus que j’ai accumulées<br>
En pratiquant les étapes de la voie,<br>
Puissent tous les êtres vivants avoir la possibilité<br>
De pratiquer de la même manière.</p>
<p>Que chaque être vivant fasse l’expérience<br>
Du bonheur des humains et des dieux,<br>
Et atteigne rapidement l’illumination,<br>
Pour que le samsara soit finalement anéanti.</p>
<p>Colophon : <br>
cette pratique a été compilée à partir de sources traditionnelles par <a href=”/fr/buddhism/gueshe-kelsang-gyatso”>Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso</a> et traduite sous sa direction compatissante .</p>

La prière à Bouddha

La prière à Bouddha

<p>Sans la bonté de <a href=”/fr/reference/qui-est-bouddha”>Bouddha</a> nous ne connaîtrions pas les causes réelles du bonheur, ni les causes réelles de la souffrance.</p>
<p>Bouddha nous a enseigné que tout le bonheur et toute la souffrance dépendent de l’esprit.</p>
<p>Il nous a montré comment abandonner ces états d’esprit qui sont causes de souffrance et cultiver ceux qui sont causes de bonheur.</p>
<p>En d’autres mots, il nous a enseigné des méthodes parfaites pour surmonter la souffrance et atteindre le bonheur.</p>
<p>Personne d’autre ne nous a enseigné ces méthodes. Bouddha est tellement bon !</p>
<p>C’est pour cette raison que les bouddhistes kadampas commencent chaque pratique en récitant cette prière spéciale à Bouddha composée par<br>
<a href=”/fr/buddhism/gueshe-kelsang-gyatso”>Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso</a>.</p>
<h2>La prière libératrice </h2>
<p><span class=”caps”>LOUANGES</span> À <span class=”caps”>BOUDDHA</span> <span class=”caps”>SHAKYAMOUNI</span></p>
<p>Ô être béni, Shakyamouni Bouddha,<br>
Précieux trésor de compassion,<br>
Tu accordes une paix intérieure suprême.</p>
<p>Toi qui aimes tous les êtres sans exception,<br>
Tu es la source de bonheur et de bonté,<br>
Et tu nous guides jusqu’à la voie libératrice.</p>
<p>Ton corps, ce joyau, exauce les souhaits,<br>
Ta parole, suprême nectar, nous purifie<br>
Et ton esprit est le refuge de tous les êtres vivants.</p>
<p>Les mains jointes, je me tourne vers toi,<br>
Ô suprême ami immuable,<br>
Du fond du cœur, je te fais cette requête :</p>
<p>Je t’en prie, donne-moi la lumière de ta sagesse<br>
Pour dissiper l’obscurité de mon esprit<br>
Et guérir mon continuum mental.</p>
<p>Je t’en prie, nourris-moi de ta bonté,<br>
Pour qu’à mon tour je puisse nourrir tous les êtres<br>
Dans les délices d’un banquet perpétuel.</p>
<p>Par ton intention compatissante,<br>
Tes bénédictions, tes actes vertueux,<br>
Et mon grand désir de m’en remettre à toi,</p>
<p>Que cesse rapidement toute souffrance,<br>
Que toute joie, tout bonheur se réalisent<br>
Et que le saint dharma s’épanouisse pour toujours.</p>
<p>Cette prière a été composée par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso au Manjushri Centre, Angleterre, Juin 2001<br>
© Guéshé Kelsang Gyatso et la Nouvelle Tradition Kadampa 2001 </p>

S’en remettre à un guide spirituel

S’en remettre à un guide spirituel

<p>Extrait du livre de <a href=”/fr/buddhism/gueshe-kelsang-gyatso”>Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso</a>, <a href=”/fr/books/grand-tresor-de-merite”>Grand trésor de mérite</a>.</p>
<p>« Toutes les écoles de bouddhisme conviennent que la pratique du gourou yoga, c’est-à-dire s’en remettre à un guide spirituel, est la racine de la voie spirituelle et la fondation de tous les accomplissements. </p>
<p>Nous pouvons comprendre cela à partir de nos expériences ordinaires. Par exemple, si nous voulons acquérir certains talents, être doués dans un sport particulier ou apprendre à bien jouer d’un instrument de musique, nous chercherons naturellement un enseignant qualifié pour qu’il nous l’enseigne. En suivant l’exemple de notre enseignant et en mettant ses instructions en pratique avec sincérité, nous accomplirons finalement notre objectif et deviendrons exactement comme notre enseignant. Si s’en remettre à un enseignant qualifié est nécessaire pour atteindre de tels buts mondains, est-il nécessaire de préciser jusqu’à quel point cela est encore plus important en matière d’accomplissements spirituels, tels que la libération ou l’illumination ?</p>
<p>Il y a deux courants principaux à l’intérieur du bouddhisme : le hinayana, ou petit véhicule, et le mahayana, ou grand véhicule. Dans les deux, la pratique qui consiste à s’en remettre à un guide spirituel est fondamentale. </p>
<p>Selon le hinayana, il faut considérer notre guide spirituel comme étant semblable à un bouddha et, avec un esprit de foi et de dévotion, lui offrir des cadeaux, le servir et lui rendre sa bonté en suivant ses conseils et en mettant ses instructions en pratique. </p>
<p>Selon le mahayana, cependant, il faut considérer notre guide spirituel comme étant un <em>véritable</em> bouddha et, avec un esprit de foi, s’en remettre à lui avec sincérité, en pensée et en action.</p>
<p>Nous pouvons donc voir que tout entraînement spirituel, qu’il soit hinayana ou mahayana, du soutra ou du tantra, dépend d’être guidé et de recevoir les bénédictions d’un guide spirituel qualifié. </p>
<h3>Les qualités d’un guide spirituel pur</h3>
<p>Un guide spirituel pur doit avoir d’authentiques accomplissements spirituels, maintenir une lignée pure, chérir le bouddhadharma et donner avec amour et compassion des enseignements sans erreur à ses disciples. Si nous rencontrons un tel guide, considérons-nous comme très fortuné. Il faut développer notre foi en lui et nous en remettre à lui avec sincérité en pratiquant avec pureté ce qu’il enseigne. </p>
<p>Guéshé Potawa dit que si un disciple pur rencontre un guide spirituel pur, il ne lui sera pas difficile de parvenir à l’illumination.<br>
Notre esprit est comme un champ, les instructions de notre guide spirituel sont comme des graines semées dans ce champ et notre foi en notre guide spirituel est comme l’eau qui fait germer ces graines. Si ces trois conditions sont réunies, nous allons rapidement et facilement récolter une riche moisson de réalisations du dharma. Si, pour le moment, nous n’avons pas encore réuni ces conditions, prions pour les trouver à l’avenir. </p>
<p>Une fois que nous avons rencontré un guide spirituel qualifié, la manière de s’en remettre à lui est fondamentalement très simple. Tout ce que nous avons à faire, c’est développer notre foi en lui et mettre ses instructions en pratique du mieux que nous le pouvons. Si nous agissons ainsi, nos réalisations du dharma vont naturellement grandir et nous atteindrons rapidement l’illumination. </p>
<p>Considérons notre guide spirituel comme une mère qui prend soin de nous et nous chérit, comme un père qui nous procure tout ce dont nous avons besoin et nous protège des dangers, comme la lune qui apaise la brûlure des perturbations mentales dans notre continuum mental, comme le soleil qui dissipe l’obscurité de l’ignorance dans notre esprit, et comme un bienfaiteur qui nous donne le cadeau inestimable du dharma avec bienveillance.</p>
<p>Rencontrer un guide spirituel pleinement qualifié a infiniment plus de sens que de posséder des richesses externes. Notre guide spirituel est notre véritable bienfaiteur. Il nous donne la richesse intérieure de la discipline morale, de la concentration et de la sagesse, et nous conduit finalement à la félicité suprême de la pleine illumination. </p>
<p>Si nous sommes dépourvus de ces réalisations intérieures, même si nous avons d’immenses richesses matérielles, nous sommes en réalité démunis. Par contre, si en nous en remettant à un guide spirituel, nous développons les réalisations des étapes de la voie de l’illumination à l’intérieur de notre continuum mental, nous allons être vraiment riches, même si nous n’avons aucun bien matériel. </p>
<p>Par conséquent, ne soyons pas préoccupé par la richesse et le développement extérieurs, mais consacrons toute notre énergie à nous en remettre avec sincérité à un guide spirituel pleinement qualifié. »</p>

Les pratiques de Hérouka et de Vajrayogini

Les pratiques de Hérouka et de Vajrayogini

Les pratiques de Bouddha Hérouka et de Bouddha Vajrayogini sont les pratiques du tantra du yoga suprême du bouddhisme kadampa.

La pratique de Bouddha Hérouka est expliquée dans le livre de Guéshé Kelsang, L’essence du vajrayana et la pratique de Bouddha Vajrayogini est expliquée dans le livre Le guide du Pays des Dakinis.

Transmission de pouvoir

Avant de nous engager dans l’une ou l’autre de ces pratiques, il est nécessaire de recevoir une transmission de pouvoir et des instructions d’un guide spirituel qualifié. Ces transmissions de pouvoir sont données tous les deux ans au cours des festivals internationaux kadampas, et occasionnellement lors d’autres événements.

Bouddha Hérouka

Extrait du livre L’essence du vajrayana

« Le terme sanscrit « Hérouka » est composé de trois syllabes, « hé », « rou », et « ka ». « Hé » enseigne la vacuité des phénomènes en général, et « rou » celle des personnes en particulier ; ensemble ils révèlent la vacuité de tous les phénomènes. « Ka » se rapporte à l’union de l’esprit de grande félicité de Hérouka et de la vacuité de tous les phénomènes. Cette union est le corps de vérité de Hérouka. Un je, ou soi, imputé sur ce corps de vérité est le Hérouka définitif, la nature réelle de Bouddha Hérouka. Ceci ne peut être vu que par les bouddhas.

Un autre terme pour Hérouka est « Tchakrasambara ». « Tchakra » signifie « roue », et dans ce contexte se rapporte à la « roue » de tous les phénomènes. « Sambara » veut dire félicité suprême, qui est appelée la « grande félicité spontanée ». Ensemble, « Tchakra » et « sambara » révèlent qu’en pratiquant le tantra de Hérouka, nous obtenons une profonde réalisation qui fait l’expérience de tous les phénomènes comme étant dans une seule nature avec notre esprit de grande félicité. Cette réalisation élimine directement les apparences dualistes subtiles de notre esprit, et grâce à cela, nous devenons rapidement le Hérouka définitif.

Pour conduire les disciples fortunés à l’état de Bouddha Hérouka en l’espace d’une vie, Bouddha Vajradhara a manifesté sa compassion sous la forme du Hérouka interprétatif. Il a un corps de couleur bleue, quatre visages, douze bras et il étreint sa parèdre, Vajravarahi. L’accomplissement de l’état de Bouddha Hérouka dépend de l’abandon des douze maillons en relation dépendante du samsara, en obtenant les réalisations des quatre portes de la libération ; cela dépend tout particulièrement de la réalisation de l’union de la grande félicité et de la vacuité. Celles-ci sont respectivement symbolisées par les douze bras de Hérouka, ses quatre visages et son étreinte avec Vajravarahi.

Il est possible que ceux qui ne comprennent pas la signification profonde des enseignements vajrayanas de Bouddha se sentent mal à l’aise en voyant l’aspect courroucé de Hérouka. Ces pratiquants ont besoin de comprendre que tous les phénomènes sont égaux dans leur manque d’existence inhérente. Dans la vérité ultime, la vacuité, il n’y a pas d’aspects courroucés ou paisibles, parce que tous les phénomènes sont d’une seule nature. Par conséquent, ceux qui possèdent une connaissance profonde de la vérité ultime n’ont pas de base pour développer des sensations désagréables en percevant des objets peu attrayants parce qu’ils réalisent que de façon ultime, il n’y a aucun objet agréable ou désagréable qui existe vraiment.

Par exemple, bien que le long collier de têtes humaines de Hérouka puisse sembler être réel, il est en fait une manifestation de la sagesse omnisciente de Hérouka. Toutes les différentes caractéristiques du corps de Hérouka sont simplement des manifestations de sa sagesse omnisciente et n’existent pas en dehors de son esprit. Pour les pratiquants fidèles, visualiser l’aspect courroucé de Hérouka est néanmoins une méthode puissante pour recevoir rapidement ses bénédictions et sa protection. C’est pour cette raison, ainsi que pour montrer d’une manière visible la manière de progresser le long de la totalité de la voie du soutra et du tantra que Bouddha Vajradhara a émané la déité courroucée Hérouka.

Bouddha Vajradhara, Bouddha Shakyamouni et Bouddha Hérouka sont la même personne. Ils ne diffèrent que par leur aspect. Lorsque Bouddha a tourné la roue du dharma du soutra, il est apparu sous la forme d’une personne ordonnée, lorsqu’il a tourné la roue du dharma du tantra en général, il est apparu sous la forme de Vajradhara, et lorsqu’il a tourné en particulier la roue du dharma du tantra de Hérouka, il est apparu sous la forme de Hérouka.

Hérouka est l’esprit de compassion de Bouddha manifesté en tant que forme. Il n’y a que les bouddhas qui ont la capacité de montrer leur esprit en tant que forme. Nous, les êtres sensibles, sommes incapables de le faire, parce que notre esprit et notre corps ont une nature différente, mais l’esprit et le corps d’un bouddha ont la même nature, et ainsi leur corps va partout où se rend leur esprit. Nous percevons toujours qu’il y a un fossé entre notre esprit et son objet. C’est une perception fallacieuse, ou apparence fallacieuse. Puisqu’ils ont complètement abandonné cette perception fallacieuse, les bouddhas ont la capacité de montrer leur esprit en tant que forme, telle que celle des êtres vivants ou des objets inanimés. C’est la raison pour laquelle il est dit que les émanations des bouddhas remplissent tout l’univers.

L’esprit de sagesse omnisciente de Bouddha a trente-sept parties, appelées ses « trente-sept réalisations favorables à l’illumination ». Ces trente-sept réalisations apparaissent sous la forme des trente-sept déités du mandala de Hérouka. Normalement, nous disons qu’il y a soixante-deux déités dans le mandala de Hérouka, mais si nous considérons chaque union du Père et de la Mère comme une seule déité, alors il y en a trente-sept. Les trente-sept réalisations favorables à l’illumination des bodhisattvas sont des voies causales, et les trente-sept réalisations des bouddhas sont des voies résultantes. Vous pouvez trouver une explication générale de ces trente-sept réalisations dans Océan de Nectar. »

Bouddha Vajrayogini

Extrait du livre Le guide du pays des dakinis

« Les étapes de la pratique de Vajrayogini ont été enseignées à l’origine par Bouddha Vajradhara. Il s’est manifesté sous la forme de Hérouka pour enseigner le Tantra racine de Hérouka. C’est dans ce tantra qu’il a expliqué la pratique de Vajrayogini. On peut remonter toutes les lignées des instructions sur Vajrayogini jusqu’à cette première révélation. Parmi ces lignées, trois sont le plus souvent pratiquées : la lignée Narokhacheu transmise de Vajrayogini à Naropa, la lignée maitrikhatcheu transmise de Vajrayogini à Maitripa, et la lignée indrakhatcheu transmise de Vajrayogini à Indrabodhi. Ce commentaire sur les étapes de génération et d’accomplissement de la pratique de tantra yoga supérieur de Vajrayogini est basé sur les instructions de la lignée narokhatcheu.

Les instructions sur la pratique de Vajrayogini contiennent des méditations qui sont présentées avec clarté et concision et qui sont relativement faciles à mettre en pratique. Le mantra est court et facile à réciter, et les visualisations du mandala, de la déité et du mandala du corps sont simples comparées à celles d’autres déités du tantra yoga supérieur. Même les pratiquants qui ont des capacités limitées et peu de sagesse peuvent sans grande difficulté s’engager dans ces pratiques.

La pratique de Vajrayogini apporte rapidement des bénédictions, tout particulièrement au cours de cette époque spirituellement dégénérée. Il est dit que lorsque le niveau général de spiritualité décline, il devient de plus en plus difficile aux pratiquants de recevoir les bénédictions des autres déités, mais c’est le contraire qui se passe avec Vajrayogini et Hérouka : plus les temps sont dégénérés, plus il est facile aux pratiquants de recevoir leurs bénédictions.

Chaque fois que Vajradhara a enseigné un tantra, il a émané le mandala qui y était associé, mais après avoir terminé le discours, il réabsorbait habituellement le mandala. Par exemple, quand il a enseigné le Tantra racine de Kalatchakra, il a émané le mandala de Kalatchakra, et quand il eut fini, il l’a réabsorbé. Il n’a toutefois pas réabsorbé les mandalas de Hérouka ou de Vajrayogini. Ces mandalas existent toujours en divers endroits à travers ce monde, tels que dans les vingt-quatre places saintes. Grâce à cela, les êtres humains de ce monde ont une relation spéciale avec Hérouka et Vajrayogini, et peuvent rapidement recevoir leurs bénédictions. De plus, dans le Tantra racine de Hérouka, Vajradhara a promis qu’à l’avenir, quand les temps seraient spirituellement dégénérés, Hérouka et Vajrayogini accorderaient leurs bénédictions à ceux qui ont un fort attachement.

En général, quand le nombre des gourous de la lignée de la pratique d’une déité augmente, les bénédictions de cette déité prennent plus de temps pour parvenir aux pratiquants, mais plus les gourous de la lignée de Hérouka et de Vajrayogini sont nombreux, plus vite les pratiquants reçoivent les bénédictions. »

Les trois vœux

Les trois vœux

Un vœu est une détermination vertueuse d’abandonner une faute particulière générée en conjonction avec un rituel traditionnel.

Tout comme il existe trois types de discipline morale, il existe également trois types de vœux : les vœux de la pratimoksha, les vœux du bodhisattva et les vœux tantriques.

Les vœux de la pratimoksha

Bouddha donne des instructions détaillées sur la discipline morale de la pratimoksha et les vœux de la pratimoksha dans Les soutras du vinaya.

Pratimoksha signifie « libération personnelle » et donc, un vœu de la pratimoksha est un vœu motivé principalement par le désir d’atteindre la libération personnelle.

Il existe des vœux de la pratimoksha qui sont des vœux de laïc et des vœux de la pratimoksha qui sont des vœux d’ordonné.

Des centaines de pratiquants laïcs kadampas ont pris les vœux de la pratimoksha laïcs; et il existe maintenant moines et nonnes kadampas dans le monde entier qui ont pris les vœux de la pratimoksha ordonnés.

Pour plus d’information sur les vœux de la pratimoksha, consultez le centre du dharma le plus proche de chez vous.

Les vœux du bodhisattva

Les vœux du bodhisattva sont pris avec la motivation de bodhitchitta, un profond désir d’atteindre l’illumination pour être capable de venir en aide à tous les êtres vivants.

Les vœux du bodhisattva sont expliqués en détail dans le livre Le vœu du bodhisattva.

Une fois reçus, ils peuvent être repris à plusieurs reprises. Observer les vœux du bodhisattva est la base du mode de vie d’un bodhisattva, que tous les kadampas s’efforcent de suivre.

Les vœux tantriques

Les vœux tantriques sont donnés en conjonction avec les transmissions de pouvoir tantriques, et sont pris avec la motivation de la bodhitchitta tantrique.

Les vœux tantriques sont expliqués dans le livre Les terres et les voies tantriques.

La bodhitchitta

La bodhitchitta

Selon le bouddhisme mahayana, nous ne devons pas nous contenter de rechercher uniquement notre propre libération, il nous faut également considérer le bien-être des autres êtres vivants.

D’innombrables êtres sont piégés dans la prison du samsara et font l’expérience d’une variété infinie de souffrances.

Alors que chacun d’entre nous n’est qu’une seule personne, les autres sont innombrables, par conséquent le bonheur des autres est bien plus important que notre propre bonheur. C’est pour cette raison que nous devons entrer dans la voie mahayana, la méthode suprême pour aider tous les êtres vivants.

Mahayana signifie « le grand véhicule de l’illumination ». Nous entrons dans la voie mahayana lorsque nous générons l’esprit qui désire spontanément atteindre l’illumination pour le bien de tous les êtres vivants. Ce précieux esprit est appelé « bodhitchitta ».

Vous trouverez plus d’informations sur la bodhitchitta dans les livres La compassion universelle et Trésor de contemplation.

Le refuge

Le refuge

Bouddha, le dharma et la sangha sont les trois joyaux. Nous entrons dans la famille bouddhiste lorsque nous prenons refuge en les trois joyaux.

Bouddha est la source de tous les enseignements et bénédictions, le dharma est la réalisation des enseignements de Bouddha, et la sangha la communauté des pratiquants purs qui nous aident dans notre pratique spirituelle.

Le dharma est comme le remède qui empêche les souffrances des trois règnes inférieurs, Bouddha est le médecin qui nous donne ce remède et la sangha les infirmières qui nous assistent.

Maintenant nous sommes humain et libéré de la renaissance inférieure, mais ce n’est qu’une libération temporaire et non permanente des renaissances inférieures. Tant que nous n’aurons pas acquis une profonde réalisation du refuge, nous devrons prendre des renaissances inférieures encore et encore pour d’innombrables vies futures. Nous atteignons la libération permanente des renaissances inférieures en nous en remettant aux trois joyaux avec sincérité.

Avec cette compréhension, nous prenons refuge en Bouddha, le dharma et la sangha.

Vous trouverez plus d’information, ainsi qu’une méditation simple dans Le manuel de méditation.

La pratique de la discipline morale

La pratique de la discipline morale

De manière générale, une discipline morale est une détermination vertueuse d’abandonner une action non vertueuse. Par exemple, si nous comprenons les inconvénients des actions de tuer, voler, ou de la méconduite sexuelle, nous prenons la ferme décision de s’abstenir de telles actions : ceci est une discipline morale.

Pareillement, la détermination de s’abstenir de mentir, d’avoir une parole qui divise, une parole blessante, du bavardage inutile, de la convoitise, de la méchanceté, et de maintenir des vues erronées, c’est une discipline morale.

Dans Le soutra de la pratimoksha, Bouddha dit qu’il vaudrait mieux pour nous mourir que de rompre notre discipline morale, car la mort détruit uniquement cette seule vie, alors que rompre sa discipline morale détruit toute opportunité de connaître le bonheur pour de nombreuses vies futures et nous condamne à faire l’expérience des souffrances des renaissances inférieurs encore et encore.

Les causes de bonheur

Dans les pays bouddhistes, la discipline morale est considérée comme très importante et c’est pour cette raison que les moines et les nonnes sont tenus en une telle estime. Cependant il n’y a pas que les moines et les nonnes qui ont besoin de pratiquer la discipline morale ; tout le monde a besoin de pratiquer la discipline morale car elle est la racine de tout notre bonheur futur.

La pratique de la discipline morale est la cause principale d’une renaissance en tant qu’être humain. Si nous pratiquons la discipline morale en abandonnant les actions négatives, telle que l’action de tuer, avec la motivation d’obtenir un bonheur humain, cette discipline morale nous protègera des renaissances inférieures et sera la cause de notre renaissance en tant qu’être humain dans le futur.

Si nous pratiquons la discipline morale avec le désir sincère d’atteindre la libération pour nous-même ou la pleine illumination pour le bien de tous les êtres vivants, ceci est la discipline morale supérieure.

Les trois types de discipline morale

Il y a trois types de discipline morale supérieure : la discipline morale de la pratimoksha, la discipline morale du bodhisattva et la discipline morale tantrique. Ces trois types de discipline morale se différencient par la motivation avec laquelle elles sont pratiquées et les chutes morales particulières qu’elles abandonnent.

La discipline morale de la pratimoksha est motivée principalement par le souhait d’atteindre la libération personnelle, la discipline morale du bodhisattva par la bodhitchitta et la discipline morale tantrique principalement par la bodhitchitta tantrique

Il y a trois types de vœux associés à ces trois types de discipline morale.

Les pratiques de la discipline morale n’impliquent pas toutes de prendre des vœux. Par exemple, si nous réalisons les nombreux effets nuisibles de l’action de tuer et qu’en résultat nous prenons la ferme décision de nous abstenir de tuer, nous pratiquons la discipline morale, même si nous n’avons pas pris de vœu.

Le mahamoudra

Le mahamoudra

Le mahamoudra est l’essence même des enseignements de Bouddha. C’est un sujet extrêmement profond et pour le comprendre avec clarté et le pratiquer correctement, il est nécessaire de recevoir la transmission de pouvoir et les instructions d’un guide spirituel qualifié.

« Mahamoudra » est un terme sanscrit. « Maha » signifie « grand » et se rapporte à la grande félicité, et « moudra », dans ce contexte, signifie « non trompeur » et se rapporte à la vacuité. Le mahamoudra est l’union de la grande félicité et de la vacuité.

Le mahamoudra du tantra est par définition un esprit de claire lumière pleinement qualifiée qui fait l’expérience de la grande félicité et réalise la vacuité directement. Le mahamoudra proprement dit est nécessairement une réalisation du tantra du yoga suprême.

La mahamoudra du tantra est un seul esprit, qui est à la fois félicité et sagesse : il fait l’expérience de la grande félicité et réalise la vacuité directement. C’est une collection de mérite qui est la cause principale du corps de forme d’un bouddha, et une collection de sagesse, cause principale du corps de vérité d’un bouddha, ou dharmakaya.

Lorsque nous nous entraînons au mahamoudra du tantra, nous transformons notre corps et notre esprit qui résident continuellement en le corps de forme et le corps de vérité d’un bouddha. La mahamoudra du tantra donne par conséquent une signification inconcevable à notre vie.

Vous trouverez plus d’informations sur le mahamoudra dans le livre Le mahamoudra du tantra.

Le lodjong – L’entraînement de l’esprit

Le lodjong – L’entraînement de l’esprit

En ces temps où la spiritualité dégénère, nous rencontrons de nombreux obstacles dans notre pratique spirituelle. Au lieu d’en être découragé, nous pouvons apprendre à les transformer en la voie spirituelle par la pratique de l’entraînement de l’esprit.

Les enfants sont très enthousiastes lorsqu’ils construisent des châteaux de sable, mais quand la mer vient les effacer, ils sont contrariés. Bouddha a dit que nous sommes comme des enfants, en ce sens que nous sommes heureux quand tout va bien, mais devenons malheureux et déprimés dès que nous rencontrons des difficultés.

Les plaisirs du samsara sont inévitablement impermanents et, tôt ou tard, ils se transforment en souffrance : nous serions stupides d’en attendre autre chose. Il nous faut par conséquent développer l’équanimité envers les situations bonnes ou mauvaises. Nous devons penser « Si les choses vont bien, tant mieux, sinon tant mieux aussi ».

Transformer les circonstances difficiles à notre avantage

Quoi qu’il arrive, nous pouvons le tourner à notre avantage. Comme le dit Shantidéva, la souffrance a de nombreuses qualités car elle purifie notre karma négatif, accroît notre renoncement, réduit notre orgueil et nous aide à surmonter nos mauvaises habitudes mentales. Si nous pensons de cette façon, nous sentirons que les circonstances difficiles sont nos meilleures amies. Lorsque notre esprit est ainsi équilibré, il devient aussi stable que le Mont Mérou, et rien ne peut l’ébranler.

Si, grâce à l’entraînement de l’esprit, nous découvrons que nous pouvons garder un esprit en paix et heureux tout le temps, même dans des circonstances difficiles, c’est l’indication que notre entraînement est réussi. En entraînant notre esprit de cette manière, tout ce que nous rencontrons augmentera nos réalisations du dharma.

Rendre chaque seconde de notre vie pleine de sens

Les objets sont de trois types : plaisant, déplaisant ou neutre. Habituellement, lorsque nous rencontrons les premiers, nous développons de l’attachement, lorsque nous rencontrons les seconds, nous développons de la haine et lorsque nous rencontrons les troisièmes, nous développons de l’ignorance.

Cependant, pour un pratiquant accompli de l’entraînement de l’esprit ces objets ont l’effet contraire. Au lieu de générer les trois poisons – l’attachement, la haine et l’ignorance, ils feront naître les trois racines vertueuses : le non-attachement, la non-haine et la non-ignorance.

Ces trois racines vertueuses ne sont pas simplement l’absence des trois poisons, elles sont leurs opposants directs. Ainsi le non-attachement est un esprit vertueux qui est l’opposant direct de l’attachement. Le renoncement est un type de non-attachement.

Nous pouvons générer le non-attachement grâce à la sagesse, mais aussi grâce à d’autres esprits tels que la foi ou la concentration. Chaque fois que nous contemplons les défauts de l’attachement et générons une aversion pour les objets ordinaires de désir, les considérant comme dangereux et trompeurs, nous pratiquons le non-attachement. Les pratiquants habiles de l’entraînement de l’esprit essaient de générer cet esprit chaque fois qu’ils voient des objets plaisants.

La non-haine est un esprit vertueux qui est l’opposant direct de la haine. Nous générons cet esprit en contemplant les défauts de la colère et de la haine.

La non-ignorance est un esprit vertueux qui est l’opposant direct de l’ignorance. C’est un type de sagesse. Nous générons cet esprit en résistant à l’apparence ordinaire des objets et en contemplant la vacuité de leur nature

Nous rencontrons tout le temps des objets plaisants, déplaisants et neutres, donc si nous apprenons à générer ces trois racines vertueuses, plutôt que les trois poisons, nous pouvons rendre chaque seconde de notre vie pleine de sens. C’est la pratique la plus importante pour les pratiquants de l’entraînement de l’esprit, quand ils ne sont pas en méditation.

L’entraînement de l’esprit est un sujet vaste et profond. Vous pouvez en apprendre plus dans les livres La compassion universelle et Huit étapes vers le bonheur.

Le lamrim – Les étapes de la voie

Le lamrim – Les étapes de la voie

Les étapes de la voie de l’illumination, ou lamrim en tibétain, constituent le corps principal du bouddhisme kadampa.

Le lamrim est une présentation spéciale des instructions de Bouddha Shakyamouni qui inclut tous ses enseignements essentiels, arrangés d’une manière telle que tous les enseignements du hinayana et du mahayana peuvent être mis en pratique au cours d’une seule séance de méditation.

Il fut compilé par le grand maître bouddhiste indien Atisha, qui fut invité au Tibet par le roi Djangtchoub Eu en 1042, et qui consacra le reste de sa vie à y répandre un dharma pur.

Une lignée ininterrompue

La lignée de ces instructions du lamrim, qui va de Bouddha Shakyamouni jusqu’à nos guides spirituels actuels est entièrement pure et ininterrompue.

De nombreux grands enseignants kadampas ont dit qu’acquérir l’expérience du lamrim est bien plus important que d’accéder à la clairvoyance, aux pouvoirs miraculeux ou à un statut social élevé.

Ceci est vrai, car dans nos vies précédentes, nous avons souvent possédé la clairvoyance et des pouvoirs miraculeux puissants, et nous avons occupé à de nombreuses reprises les positions les plus élevées des règnes des humains et des dieux. Malgré cela, nous continuons à faire l’expérience de la renaissance incontrôlée et des souffrances physiques et mentales causées par la colère, l’attachement, la jalousie et la confusion.

La libération de toute souffrance

Si nous obtenons une profonde expérience du lamrim, nous serons entièrement libérés de tous ces problèmes, car leur base n’existera plus.

Il faut d’abord que nous comprenions la valeur du lamrim. Puis, en faisant ces méditations avec joie et patience, nous cueillerons un à un les fruits de la pratique du lamrim.

Finalement, nous serons libérés de toutes les souffrances et nous atteindrons la paix et le bonheur stables de la pleine illumination.

Les vingt et une méditations

Les 21 méditations du lamrim sont habituellement pratiquées sur un cycle de trois semaines en tant que pratique de méditation quotidienne :

  1. Notre précieuse vie humaine
  2. La mort et l’impermanence
  3. Le danger d’une renaissance inférieure
  4. La pratique du refuge
  5. Les actions et leurs effets
  6. Développer le renoncement au samsara
  7. Développer l’équanimité
  8. Reconnaître que tous les êtres vivants sont nos mères
  9. Se souvenir de la bonté des êtres vivants
  10. La mise à égalité de soi et des autres
  11. Les inconvénients de l’auto-préoccupation
  12. Les avantages de chérir les autres
  13. L’échange de soi avec les autres
  14. La grande compassion
  15. La prise
  16. L’amour désirant
  17. Le don
  18. La bodhitchitta
  19. La calme stable
  20. La vue supérieure
  21. S’en remettre à un guide spirituel

Vous pouvez retrouver ces méditations ainsi que les instructions sur la manière de les pratiquer et les informations de base essentielles dans Le manuel de méditation.

Vous trouverez une présentation complète du lamrim dans le livre de Guéshé Kelsang, La voie joyeuse.

Les joyaux qui exaucent les souhaits pour les pratiquants du dharma

Les joyaux qui exaucent les souhaits pour les pratiquants du dharma

LES BIENFAITS DU PROGRAMME FONDAMENTAL ET DU PROGRAMME DE FORMATION DES ENSEIGNANTS

Par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso

Ce qui suit est une transcription d’une conférence donnée par Guéshé Kelsang Gyatso à l’occasion de l’inauguration du programme fondamental à Tara Centre en Angleterre, en octobre 1990.

« La décision d’étudier le programme fondamental dans un centre nous offre de grandes possibilités, parce que ce programme exauce à la fois nos propres désirs et ceux des autres.

Comment le programme fondamental exauce-t-il nos propres désirs? En augmentant notre sagesse et notre expérience du dharma. Avec la sagesse et l’expérience du dharma, nous pouvons résoudre tous les problèmes rencontrés dans la vie de tous les jours, et nous pouvons nous protéger des futurs dangers. Depuis des temps sans commencement, nos mauvaises habitudes ont été très fortes. Elles viennent de notre saisie du soi et de notre auto-préoccupation. Nous voulons tous devenir meilleurs, être heureux et réussir dans la vie, mais nos mauvaises habitudes nous mènent dans la direction opposée. Au lieu de trouver le bonheur, nous créons la cause de plus grandes souffrances. Aucun d’entre nous ne veut souffrir et cependant, en raison de nos mauvaises habitudes, nous renforçons continuellement nos perturbations mentales, cause de toute notre souffrance.

Grâce à la sagesse et à l’expérience du dharma, nous pouvons mettre nos perturbations mentales sous contrôle. Nous pouvons réduire attachement, colère, jalousie et ainsi de suite, et maîtriser saisie du soi et auto-préoccupation. En contrôlant nos perturbations mentales, nous arriverons à connaître la paix permanente, jour et nuit. Nous ferons cesser pour toujours les problèmes humains en particulier, et les problèmes samsariques en général. De cette façon nous deviendrons notre propre protecteur.

Grâce à la sagesse et à l’expérience du dharma, nous deviendrons aussi notre propre docteur. Jeune ou vieux, riche ou pauvre, célèbre ou d’origine modeste, sans en avoir le choix nous éprouvons tous la douleur mentale. Douleur mentale et malaise se produisent plusieurs fois au cours d’une journée, parfois en raison de circonstances désagréables, et parfois à cause des autres, même de nos amis. Parfois, sans raison apparente, malheur, déception, insatisfaction ou douleur, surgissent naturellement parce que nos empreintes karmiques mûrissent.
Nous avons besoin d’un remède pour calmer cette douleur. Personne d’autre ne peut nous donner le médicament qui apaisera ce type de douleur. Nous devons devenir notre propre docteur du karma et nous soigner nous-mêmes grâce à l’expérience du dharma. Si nous faisons grandir notre sagesse et multiplions nos expériences du dharma, nous résoudrons petit à petit tous nos problèmes pour atteindre finalement le bonheur ultime de la pleine illumination, la félicité de la bouddhéité. C’est ainsi que le programme fondamental peut exaucer tous nos désirs.

Exaucer les désirs des autres

Comment le programme fondamental exauce-t-il les désirs des autres ? Si nous faisons grandir notre sagesse et multiplions nos expériences du dharma, nous pourrons donner des enseignements et des conseils spirituels aux autres et leur montrer un bon exemple qu’ils pourront suivre. Ce cette façon nous pourrons conduire les autres vers la voie spirituelle.

En général tout le monde, bouddhiste ou non bouddhiste, religieux ou non religieux, veut aider les autres. Par exemple, chacun veut naturellement aider ses parents, ses enfants, ses amis, mais le genre d’aide que nous pouvons donner est assez limité. Habituellement, nous donnons seulement une aide matérielle, en essayant d’améliorer les conditions samsariques et les plaisirs des autres. Il est possible que ce genre d’aide produise un certain bienfait temporaire, mais elle ne peut produire aucun bienfait durable.

De plus, si nous agissons sans sagesse, ni expérience du dharma, ni clairvoyance, ni habileté, ni patience et ainsi de suite, nous ne pouvons pas être certains que nos actions seront vraiment bénéfiques. Chercher à résoudre les problèmes des autres à court terme peut être bénéfique, mais peut aussi bien être nuisible. Nous n’avons aucun moyen de le savoir.

Depuis des temps sans commencement, les êtres mères sensibles se sont préoccupés d’améliorer les conditions samsariques et les plaisirs. En tant qu’être humain, ils ont cherché sans cesse le bonheur en obtenant plus de biens matériels, plus de nourriture, de vêtements, d’argent, une bonne réputation et ainsi de suite, mais malgré toute cette activité, leurs problèmes subsistent.

Ni la richesse ni les ressources matérielles, quelle que soit leur quantité, ne peuvent en réalité enlever les problèmes de l’existence cyclique. Même si je pouvais donner à ma mère des millions d’euros, cela n’éliminerait ni ses problèmes ni sa souffrance. En fait cela les augmenterait probablement. Les gens riches ont beaucoup plus de soucis que les pauvres : comment protéger leur richesse, l’augmenter, la dépenser.

Les gens très riches vivent dans la peur constante d’être volés, ou attaqués à cause de leur richesse. L’esprit des gens riches est rempli de distractions, ils ont tendance à être orgueilleux et à mal se conduire et, à cause de leurs excès, leur attachement et par conséquent leur insatisfaction ne cessent d’augmenter. Il leur est très difficile de trouver le temps, ou de générer la motivation pour pratiquer le dharma. Les pauvres, au contraire, se satisfont plus facilement. Ils ont moins de soucis et de distractions, et ils ont tendance à être plutôt humbles. En résultat, il leur est plus facile d’apaiser leur esprit, de développer des aspirations spirituelles et d’observer une conduite pure.

Voyant cela, nous comprenons que donner une aide matérielle sans sagesse ni perspicacité peut être préjudiciable. Au lieu d’aider les autres, cela peut même augmenter leurs problèmes. Dans L’entraînement de l’esprit en sept points, Guéshé Tchékawa nous conseille de ne pas pratiquer les faux bienfaits. Parfois nous avons l’intention de faire du bien aux autres, mais parce que la sagesse et l’expérience du dharma nous manquent, nous leur faisons du tort par inadvertance.

Alors comment peut-on aider les autres et exaucer réellement leurs désirs ? Principalement en leur donnant un bon exemple qu’ils peuvent suivre, en leur donnant des enseignements et des conseils spirituels, et en les amenant de façon progressive sur la voie spirituelle. Nous devons aider les autres à vaincre leur ignorance et à développer un bon cœur. Tout le monde peut surmonter ses problèmes quotidiens en gardant toujours un bon cœur, et en s’améliorant de façon progressive, chacun peut finalement atteindre un état de paix intérieure permanente et se libérer de toute souffrance et danger.

Par conséquent, la meilleure façon d’aider les autres est de pratiquer le don du dharma et non pas de donner une aide matérielle. Même si un bouddha vivant nous apparaissait et nous donnait de l’argent et d’autres biens matériels, cela ne nous apporterait pas grand chose. Mais en nous donnant le dharma, en nous conduisant sur la voie spirituelle correcte par le pouvoir de son exemple et de ses conseils, il nous donnerait une aide incommensurable. Il éliminerait tous nos problèmes quotidiens et nous conduirait finalement jusqu’à la libération totale de toute souffrance. Le but principal du programme fondamental est de nous amener à aider les autres de cette façon.

Voyant cela, nous comprenons que pour exaucer nos propres désirs et ceux des autres, l’étude du programme fondamental est essentielle. Actuellement, notre sagesse est comme un petit enfant, ou une nouvelle lune. Peut-être avons-nous développé une certaine sagesse en écoutant des enseignements et en lisant et étudiant des livres, mais cette sagesse doit se développer beaucoup plus. Grâce au soutien du programme fondamental, nous pouvons augmenter de façon graduelle notre sagesse jusqu’à sa complète plénitude, comme une pleine lune. Avec ce type de sagesse, en restant toujours confiants nous enseignerons le dharma aux autres.

Intégrer le dharma dans nos vies

À présent notre compréhension et notre expérience du dharma sont assez superficielles. Nous sommes comme celui qui est entré dans un immense magasin d’alimentation et a vu beaucoup de choses, mais n’en a goûté que quelques-unes. Nous avons peut-être reçu beaucoup d’enseignements différents de nombreux enseignants différents, mais nous en avons compris très peu, juste quelques bribes. Par conséquent notre expérience reste superficielle. Il existe un vide entre nous et le dharma. C’est comme si le dharma était là-bas et nous ici. Notre esprit ne s’est pas mélangé au dharma, aussi nous ne pouvons pas l’appliquer dans notre vie courante.

En résultat, nos problèmes ordinaires quotidiens demeurent. Par exemple, il se peut que nous ayons reçu de nombreux enseignements sur le lamrim et lu beaucoup de livres. Intellectuellement, nous pensons que c’est relativement facile à comprendre et nous acceptons tout, mais nous trouvons difficile de l’intégrer dans notre vie de tous les jours et aussi nous ne pouvons pas utiliser ce dharma pour résoudre nos problèmes quotidiens. Quand nous étudions le dharma, notre esprit reste passif, comme quand on regarde la télévision. Il ne s’engage pas et ne se mélange pas avec le sujet. Par conséquent notre vie quotidienne et notre dharma demeurent complètement séparés et sans aucun lien.

Pourquoi ? Parce que nous n’étudions pas systématiquement selon un programme spécialement conçu. Si nous puisons dans le dharma au hasard, nous n’obtiendrons jamais une expérience profonde et stable, et notre sagesse ne deviendra jamais comme la pleine lune.

Un programme d’étude spécifique

À l’heure actuelle, nous avons dans nos centres un programme fondamental et un programme de formation des enseignants. Cette tradition n’est pas nouvelle. Autrefois, il y a eu d’autres programmes spécialement conçus pour les étudiants du dharma, selon les circonstances du moment.

Tous ces programmes impliquaient d’étudier un certain nombre de textes, de les mémoriser, de passer des examens et d’être récompensé par un diplôme ou un certificat. Par exemple, les anciens guéshés kadampa avaient un programme dans lequel ils étudiaient six textes. Plus tard, Djé Tsongkhapa introduisit un programme basé sur dix textes. Plus tard encore, les monastères tibétains tels que Gandèn, Séra et Drépoung, introduisirent un programme basé sur cinq textes.

J’ai étudié ce programme au monastère de Séra. Après l’avoir terminé et avoir été récompensé par mon diplôme de guéshé, j’ai eu l’impression d’avoir atteint le sommet de la plus haute montagne. Ma foi et mon expérience avaient considérablement augmenté et je ressentais une grande confiance pour enseigner aux autres. Mon esprit était très heureux et je me sentais complètement libéré des problèmes.

Inspiré par ma propre expérience, j’ai développé le grand désir d’introduire un programme similaire pour les étudiants occidentaux du dharma, afin qu’ils puissent atteindre les mêmes résultats. Cependant, je comprends très clairement que les programmes conçus pour les guéshés tibétains ne conviennent pas aux occidentaux.

En voici une raison : la plupart des étudiants occidentaux du dharma sont laïcs, et ils ne peuvent donc pas étudier le vinaya, qui est l’un des cinq sujets étudiés par les guéshés tibétains. Les autres sujets étudiés par les guéshés sont assez techniques, et bien qu’ils soient très profonds et bénéfiques, ils n’ont pas d’application immédiate.

Il est dans la nature des occidentaux d’étudier quelque chose un jour et de vouloir le mettre en pratique le lendemain. C’est une très bonne qualité car ils essaient toujours d’acquérir l’expérience pratique de ce qu’ils étudient.

Gardant tout cela présent à l’esprit, j’ai conçu un programme de formation des enseignants qui permet aux occidentaux d’accomplir leur étude et leur pratique. J’ai choisi onze sujets ; certains sont des sujets philosophiques du programme des guéshés, d’autres sont des sujets qui s’appliquent de façon pratique, comme le lamrim, le lodjong et le mahamoudra.

Le programme fondamental est basé sur cinq de ces sujets, qui proviennent tous des enseignements du soutra de Bouddha. Si les étudiants qui ont terminé le programme fondamental veulent poursuivre avec le programme de formation des enseignants, les sujets qu’ils auront déjà étudiés compteront dans leur formation d’enseignants, et ils n’auront pas à les réétudier. Par conséquent ils auront déjà presque parcouru la moitié du chemin du programme de formation des enseignants.

Habituellement, quand les programmes sont introduits dans un centre, on commence par le programme fondamental. Quand la première promotion a terminé tous les cours de ce programme, celui-ci continue en tant que formation des enseignants et un nouveau programme fondamental commence.

Bien sûr, chaque étudiant choisit de joindre ou non le programme de formation des enseignants. Si un étudiant se satisfait du seul programme fondamental, il peut s’arrêter quand les cinq livres sont terminés, mais la classe elle-même devient une classe de formation des enseignants.

Le programme fondamental aussi bien que le programme de formation des enseignants fonctionnent avec succès depuis quelques années au Manjushri Centre et au Madhyamaka Centre.

Je suis très heureux des résultats obtenus. Quand je lis les feuilles d’examen, il est clair pour moi que les étudiants ont bien compris les sujets et qu’ils reçoivent un grand bienfait de ces programmes. Je me rends compte que ces programmes sont très constructifs et qu’ils sont la meilleure méthode pour accroître la sagesse et l’expérience du dharma.

Le besoin d’enseignants qualifiés

Le bouddhadharma est bénéfique aux autres seulement s’il y a des enseignants qualifiés. Sans enseignants, les textes du dharma à eux seuls ne sont pas très bénéfiques. Devenir un enseignant du dharma qualifié nécessite une préparation et une formation spécifiques.

Il n’est pas facile de devenir enseignant du dharma car certaines qualités sont nécessaires : sagesse, vue correcte, foi, conviction et conduite pure, qui deviennent un exemple pour les autres. Un enseignant a aussi besoin d’un réservoir inexhaustible de connaissances et d’expériences du dharma d’où il puise son enseignement. Sinon il va se tarir après une ou deux années.

Si un enseignant manque de qualités telles que sagesse, expérience, foi et motivation pure, les autres auront du mal à avoir foi en lui et en ses enseignements, et les bienfaits seront limités. De plus, sans formation ni préparation adéquates, l’enseignant risque de mélanger ses activités mondaines, samsariques, avec ses activités d’enseignant. C’est pourquoi il est décidément nécessaire de recevoir un bon entraînement si nous souhaitons apporter un réel bienfait aux autres.

Nous pouvons commencer à enseigner immédiatement après avoir terminé le programme de formation des enseignants. D’un autre côté, si nous désirons mener une vie méditative, nous découvrirons que le programme nous y a bien préparés. Nous serons pour le moins de grands érudits bouddhistes qui ont une expérience stable et profonde du dharma.

Par conséquent, pour les pratiquants du dharma, ces programmes sont de vrais joyaux qui exaucent les souhaits. En y participant, nous pouvons améliorer notre sagesse et notre expérience du dharma et utiliser le dharma pour résoudre nos problèmes quotidiens. Nous pouvons devenir notre propre protecteur en nous protégeant nous-mêmes contre les dangers et la souffrance, et notre propre docteur en soignant notre douleur mentale avec le médicament du dharma.

Par conséquent, pour les pratiquants du dharma, ces programmes sont de vrais joyaux qui exaucent les souhaits. En y participant, nous pouvons améliorer notre sagesse et notre expérience du dharma et utiliser le dharma pour résoudre nos problèmes quotidiens. Nous pouvons devenir notre propre protecteur en nous protégeant nous-mêmes contre les dangers et la souffrance, et notre propre docteur en soignant notre douleur mentale avec le médicament du dharma.

Une façon spéciale de comprendre

Durant les cours du programme fondamental, l’enseignant lira le texte étudié et donnera des explications complémentaires. Cela a deux buts : clarifier les points difficiles et transmettre la lignée orale. Aussi, quand un enseignant lit le livre, il ne fait pas que nous lire le texte, il transmet également la lignée du texte aux futurs enseignants.

Les textes sont par eux-mêmes assez clairs. Le lamrim et le lodjong en particulier sont assez faciles à comprendre. Cependant, lorsque nous étudions avec ce programme, nous avons besoin d’une forme spéciale de compréhension. Ceci implique écoute, contemplation, discussion, mémorisation et méditation.

La discussion est un aspect particulièrement important du programme parce que nous pouvons énormément nous aider les uns les autres en partageant notre expérience et notre compréhension du dharma. Parfois nous pouvons discuter deux par deux et parfois c’est le groupe entier qui discute.

Pendant la discussion, avec l’esprit ouvert, nous devons toujours être motivés par le désir d’aider notre partenaire. Si vous possédez quelque expérience ou une bonne compréhension, essayez de les partager. Votre discussion doit toujours être conduite comme si vous donniez quelque chose de précieux à un ami. Quand vous posez des questions à votre partenaire, vous devez toujours garder l’intention d’apprendre ou de clarifier un point, et non pas de découvrir ce qu’il sait ou non. Quand il répond, il faut l’écouter attentivement, comme si vous receviez quelque chose de précieux d’un ami.

Ne rentrez pas dans des discussions pénibles et évitez les conflits d’opinion. Si votre partenaire dit quelque chose d’erroné, faites-le-lui remarquer calmement, mais faites attention, ne l’offensez pas. Certaines personnes ne réagissent pas bien devant la contradiction, aussi gardez ceci présent à l’esprit et parlez avec gentillesse et amabilité.

Si parfois quelqu’un dit quelque chose d’erroné, nous pouvons refuser mentalement de l’accepter mais faire comme si nous étions d’accord. Cela aide à maintenir une discussion paisible et amicale. En réalité personne n’a une mauvaise nature, mais parfois certains peuvent se montrer agacés ou déçus. Si votre partenaire a des difficultés pour comprendre ou accepter votre point de vue, soyez patient et essayez de l’aider à comprendre progressivement.

Notre discussion ne devrait pas être comme un feu d’artifice qui fait beaucoup de bruit, mais n’arrive à rien. Elle doit avoir un sens et arriver à une conclusion. Nous devrions essayer de conclure chaque discussion en éclairant de façon décisive le sujet en question.

Plus tard au moment des examens, les conclusions de nos discussions nous seront très utiles. Les discussions nous aident à formuler nos idées et à prendre des décisions claires. Nous avons alors confiance et certitude. Sans avoir de discussions régulières, nous garderons des doutes sur le sujet étudié et nous resterons mal à l’aise.

Il faut essayer de mémoriser les points importants du sujet et combiner de façon pratique ce que nous en avons compris dans nos activités quotidiennes. Nous devons également observer les divers engagements du programme. Ces engagements sont conçus pour nous aider à accomplir notre but. Sans eux, nous risquons d’être distraits par paresse ou autre chose et de ne pas terminer nos études.

La bonté des étudiants

J’apprécie beaucoup le fait que vous ayez tous rejoint le programme fondamental aujourd’hui ; c’est un signe de votre bonté. Avec un tel programme, les centres du dharma prennent tout leur sens.

La véritable fonction d’un centre du dharma est de donner des enseignements aux personnes de la région et, en partageant avec eux notre expérience du dharma, de les aider à résoudre leurs problèmes quotidiens. Si tous ceux qui se sont inscrits aujourd’hui ont la patience de suivre ce programme, observent tous les engagements, passent tous les examens, et ainsi de suite, les autres en bénéficieront grandement.

Quand vous aurez terminé le programme, vous serez réellement capables d’aider votre centre, ainsi que les gens de cette région. De cette façon vous pourrez exaucer vos propres désirs et faire en même temps du bien aux autres. Ce n’est pas un petit travail, c’est une grande œuvre.

Maintenant que vous avez rejoint le programme, il ne faut jamais l’abandonner. Parfois vous rencontrerez des difficultés et des problèmes, parfois vous en aurez assez, et parfois vous vous sentirez découragés, mais ce ne sont que des petits problèmes. Si vous restez naturels, ils vont passer et bientôt vous vous sentirez mieux.

Car, tant que nous resterons dans le samsara, nous rencontrerons des problèmes, mais ce n’est pas une raison pour abandonner quelque chose d’aussi précieux qui a un sens réel. Ayant entrepris cette tâche importante, vous ne devriez jamais l’abandonner.

Cinq ou sept ans peuvent parfois sembler longs, mais si nous pratiquons chaque jour de façon régulière, et sans jamais abandonner, petit à petit nous finirons par atteindre notre but. Si nous commençons aujourd’hui, demain nous serons déjà un peu plus près de son accomplissement ! Nous devrions penser ainsi, et un jour, nous aurons terminé notre formation.

Comme ce sera merveilleux ! Nous serons confiants dans notre capacité de donner des enseignements purs sur tous les sujets que nous avons étudiés. Les gens auront confiance en nous et auront foi en nous parce que nous nous serons si bien préparés. Ils nous apprécieront pour de nombreuses raisons : nos enseignements, notre expérience personnelle, l’aide que nous leur donnerons pour résoudre leurs problèmes, et ainsi de suite.

Ce sont les bienfaits que nous connaîtrons dans cette vie même. Les vies futures sont en fait bien plus importantes. Nous connaîtrons les résultats bénéfiques de l’étude de ce programme, vie après vie, jusqu’à ce que nous atteignions l’illumination. Ces bienfaits sont inépuisables.

J’ai déjà préparé la plupart des sujets des programmes. Si certaines parties des textes ne sont pas claires, c’est à moi de les clarifier. Si dans vos discussions certains points ne semblent pas clairs, notez-les et envoyez-les-moi : je vous donnerai les réponses. Par exemple, les enseignements du lamrim viennent à l’origine d’Atisha, de Djé Tsongkhapa et de mon gourou racine Tridjang Rinpotché, mais le texte que vous allez étudier a été préparé par moi. .

De la même façon, Le guide du chemin du milieu a été écrit par Tchandrakirti, mais j’ai écrit le commentaire que vous allez étudier. Par conséquent, j’ai la responsabilité de clarifier tout point qui ne serait pas clair, et de vous aider dans toutes les difficultés que vous pourriez avoir au cours de vos études.

Ma responsabilité est aussi de vous préparer des examens. Votre responsabilité est de garder vos engagements et de terminer le programme. Aussi je voudrais vous dire merci à tous, et vous encourager à mener toutes vos études dans la joie. »

Le programme de formation des enseignants (PFE)

Le programme de formation des enseignants (PFE)

Le but du programme de formation des enseignants est de proposer une vaste présentation de sujets spécifiques du bouddhisme mahayana afin de permettre aux pratiquants d’approfondir leur connaissance et leur expérience du bouddhisme, et de former des enseignants de la nouvelle tradition kadampa.

Tous les enseignants résidents des centres bouddhistes kadampas suivent ce programme approfondi de formation et de pratique.

Douze sujets

Le programme est composé des douze sujets suivants, basés sur les enseignements du soutra et du tantra de Bouddha et sur les commentaires respectifs de Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso:

1. Les étapes de la voie de l’illumination, basé sur le commentaire La voie joyeuse

2. L’entraînement de l’esprit, basé sur les commentaires La compassion universelle et Huit étapes vers le bonheur

3. Le soutra du cœur, basé sur le commentaire Le cœur de la sagesse

4. Le guide du mode de vie d’un bodhisattva, basé sur le commentaire Trésor de contemplation

5. Les différents types d’esprit, basé sur le commentaire Comprendre l’esprit

6. Le guide du chemin du milieu, basé sur le commentaire Océan de nectar

7. Le mahamudra vajrayana, basé sur le commentaire Claire lumière de félicité

8. La discipline morale du bodhisattva, basé sur le commentaire Le vœu du bodhisattva

9. L’offrande au guide spirituel, basé sur les commentaires Grand trésor de mérite et Le mahamoudra du tantra

10. Le tantra de Vajrayogini, basé sur le commentaire Le guide du Pays des Dakinis

11. Les terres et les voies du mantra secret, basé sur le commentaire Les terres et les voies tantriques

12. La pratique du mandala du corps de Hérouka, basé sur le commentaire L’essence du vajrayana

Pour plus d’informations

Vous pouvez lire Les joyaux qui exaucent les souhaits pour les pratiquants du dharma de Guéshé Kelsang Gyatso

Le programme de formation des enseignants dure environ douze années. Une procédure d’inscription est nécessaire.

Pour en savoir plus à propos du programme de formation des enseignants, contactez le centre près de chez vous.

Le programme fondamental (PF)

Le programme fondamental (PF)

Le but du programme fondamental est de proposer une présentation systématique de sujets particuliers du bouddhisme mahayana afin de permettre aux pratiquants d’approfondir leur connaissance et leur expérience du bouddhisme.

Cinq sujets

1. Les étapes de la voie de l’illumination, basé sur le commentaire La voie joyeuse

2. L’entraînement de l’esprit, basé sur les commentaires La compassion universelle et Huit étapes vers le bonheur

3. Le soutra du cœur, basé sur le commentaire Le cœur de la sagesse

4. Le guide du mode de vie d’un bodhisattva, basé sur le commentaire Trésor de contemplation

5. Les différents types d’esprit, basé sur le commentaire Comprendre l’esprit

Les bienfaits du programme fondamental

Etudier ces textes et les mettre en pratique nous apportera les bienfaits suivants :

La voie joyeuse : nous obtenons la capacité de mettre tous les enseignements de Bouddha en pratique, que ce soit le soutra ou le tantra. Nous pouvons facilement faire des progrès, mener à leur terme les étapes de la voie pour atteindre le bonheur suprême de l’illumination. D’un point de vue pratique, le lamrim, les étapes de la voie est le corps principal des enseignements de Bouddha et les autres enseignements en sont les membres.

La compassion universelle et Huit étapes vers le bonheur : nous obtenons la capacité d’intégrer tous les enseignements de Bouddha dans notre vie de tous les jours et de résoudre tous nos problèmes.

Le cœur de la sagesse : nous obtenons une réalisation de la nature ultime de la réalité. En obtenant cette réalisation, nous pouvons éliminer l’ignorance de la saisie du soi qui est la racine de toutes nos souffrances.

Trésor de contemplation : nous transformons nos activités quotidiennes en le mode de vie d’un bodhisattva, et ainsi donnons un sens à chaque instant de notre vie humaine.

Comprendre l’esprit : nous comprenons la relation qui existe entre notre esprit et les objets extérieurs. Si nous comprenons que les objets dépendent de notre esprit subjectif, nous pouvons changer la manière dont ceux-ci nous apparaissent en changeant notre esprit. Nous allons progressivement obtenir la capacité de contrôler notre esprit et résoudre ainsi tous nos problèmes.

Pour plus d’informations

Vous pouvez lire Les joyaux qui exaucent les souhaits pour les pratiquants du dharma de Guéshé Kelsang Gyatso

Le programme fondamental dure environ cinq années. Une procédure d’inscription est nécessaire.

Pour en savoir plus sur le programme fondamental, contactez le centre près de chez vous.

Le programme général (PG)

Le programme général (PG)

Le programme général présente une introduction à la vue, à la méditation et à l’action bouddhistes, ainsi que divers autres enseignements et pratiques, faisant tous partie de la tradition bouddhiste mahayana d’Atisha et de Djé Tsongkhapa. Il aide les pratiquants à approfondir leur compréhension et leur expérience du bouddhisme.

Tous les enseignements sont basés sur les commentaires de Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

Le programme général est enseigné dans chaque centre bouddhiste kadampa et constitue un point de départ idéal pour ceux qui sont intéressés par le bouddhisme et la méditation.

Le programme consiste en cours le soir ou à l’heure du déjeuner, sans réservation nécessaire. Ils sont éventuellement complétés par des journées ateliers, des week-ends d’enseignement et des retraites de méditation.

Tous les cours sont ouverts à tous.

Certains centres proposent également des cours spécialement adaptés aux enfants.

Les sujets proposés par ce programme

  • Qui était Bouddha ?
  • Comprendre l’esprit
  • Vies futures et vies passées
  • Le karma ?
  • Notre précieuse vie humaine
  • Qu’est-ce que la méditation ?
  • La mort
  • Le mode de vie bouddhiste
  • Qu’est-ce que la libération ?
  • Développer le renoncement
  • Les trois entraînements supérieurs
  • Devenir un bodhisattva
  • Le mode de vie d’un bodhisattva
  • La vérité ultime
  • L’illumination

Pour en savoir plus sur les cours du programme général, contactez le centre près de chez vous.

La formation d’enseignants qualifiés

La formation d’enseignants qualifiés

Le souhait de Vénérable Guéshé Kelsang est que le bouddhisme puisse être pratiqué par tous, quelle que soit sa culture ou son pays.

Pour réaliser ce vœu, il a formé des centaines d’enseignants occidentaux qualifiés qui rendent les enseignements de Bouddha accessibles aux gens dans leur propre langue, et en accord avec leur propre culture.

Dans chaque centre bouddhiste kadampa il y a un enseignant résident qui a terminé, ou est en train d’étudier le programme de formation des enseignants.

Ce programme comporte l’étude de douze sujets basés sur les livres de Guéshé Kelsang, diverses retraites de méditation et un engagement de suivre le mode de vie bouddhiste de façon sincère et pure.

Ces enseignants maintiennent les bénédictions de la lignée du bouddhisme kadampa et sont capables d’enseigner tous les livres de Guéshé Kelsang. Ils sont aussi disponibles pour donner des conseils personnels sur la méditation.

Avoir de tels enseignants expérimentés et de grand soutien, capables de nous prodiguer encouragements et conseils dans notre propre langue est un processus totalement nouveau en Occident.

C’est l’un des plus précieux cadeaux de Guéshé Kelsang.

L’importance de la formation des enseignants

Lors d’une conférence sur les bienfaits des programmes d’études kadampa, Guéshé Kelsang dit :

« Le bouddhadharma est bénéfique pour les autres, uniquement s’il y a des enseignants qualifiés. Sans enseignants, les textes du dharma seuls sont peu bénéfiques. Devenir un enseignant du dharma qualifié nécessite une préparation particulière et une formation.

Devenir un enseignant du dharma n’est pas facile, car il est nécessaire d’avoir des qualités particulières : la sagesse, la vue correcte, la foi, la conviction et une conduite pure pour montrer l’exemple. Un enseignant doit également posséder une réserve inépuisable de connaissance du dharma et une expérience à partir de laquelle enseigner. Sinon, il ou elle, sera épuisé(e) après une ou deux années.

Si les enseignants n’ont pas les qualités telles que la sagesse, l’expérience, la foi et une motivation pure, les autres auront du mal à développer la foi en eux ou en leurs enseignements, et ce sera peu bénéfique. Le danger existe aussi que les enseignants, s’ils n’ont pas de bonnes formations et préparations, mélangent les activités samsariques ordinaires avec leurs activités d’enseignement. Il nous faut donc réellement bien nous former si nous désirons apporter aux autres une aide authentique. »

La formation d’enseignants qualifiés

Le souhait de Vénérable Guéshé Kelsang est que le bouddhisme puisse être pratiqué par tous, quelle que soit sa culture ou son pays.

Pour réaliser ce vœu, il a formé des centaines d’enseignants occidentaux qualifiés qui rendent les enseignements de Bouddha accessibles aux gens dans leur propre langue, et en accord avec leur propre culture.

Dans chaque centre bouddhiste kadampa il y a un enseignant résident qui a terminé, ou est en train d’étudier le programme de formation des enseignants.

Ce programme comporte l’étude de douze sujets basés sur les livres de Guéshé Kelsang, diverses retraites de méditation et un engagement de suivre le mode de vie bouddhiste de façon sincère et pure.

Ces enseignants maintiennent les bénédictions de la lignée du bouddhisme kadampa et sont capables d’enseigner tous les livres de Guéshé Kelsang. Ils sont aussi disponibles pour donner des conseils personnels sur la méditation.

Avoir de tels enseignants expérimentés et de grand soutien, capables de nous prodiguer encouragements et conseils dans notre propre langue est un processus totalement nouveau en Occident.

C’est l’un des plus précieux cadeaux de Guéshé Kelsang.

L’importance de la formation des enseignants

Lors d’une conférence sur les bienfaits des programmes d’études kadampa, Guéshé Kelsang dit :

« Le bouddhadharma est bénéfique pour les autres, uniquement s’il y a des enseignants qualifiés. Sans enseignants, les textes du dharma seuls sont peu bénéfiques. Devenir un enseignant du dharma qualifié nécessite une préparation particulière et une formation.

Devenir un enseignant du dharma n’est pas facile, car il est nécessaire d’avoir des qualités particulières : la sagesse, la vue correcte, la foi, la conviction et une conduite pure pour montrer l’exemple. Un enseignant doit également posséder une réserve inépuisable de connaissance du dharma et une expérience à partir de laquelle enseigner. Sinon, il ou elle, sera épuisé(e) après une ou deux années.

Si les enseignants n’ont pas les qualités telles que la sagesse, l’expérience, la foi et une motivation pure, les autres auront du mal à développer la foi en eux ou en leurs enseignements, et ce sera peu bénéfique. Le danger existe aussi que les enseignants, s’ils n’ont pas de bonnes formations et préparations, mélangent les activités samsariques ordinaires avec leurs activités d’enseignement. Il nous faut donc réellement bien nous former si nous désirons apporter aux autres une aide authentique. »

Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso

Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso

Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso est un maître de méditation pleinement accompli et un enseignant du bouddhisme de renommée internationale.

Guéshé-la, comme ses étudiants l’appellent affectueusement, est principalement responsable du renouveau mondial du boudhisme kadampa à notre époque.

Après d’importantes études commencées à l’âge de huit ans dans les grandes universités monastiques, Guéshé-la a obtenu le titre de « Guéshé », ce qui signifie littéralement « ami spirituel ». Puis avec les conseils de son guide spirituel, il a passé les dix huit années suivantes en retraites de méditation dans l’Himalaya.

En 1977, il a accepté une invitation pour venir enseigner au Manjushri Kadampa Meditation Centre en Angleterre. Depuis lors, Il y a vécu et enseigné, prodiguant conseils et enseignements à un nombre toujours plus grand de disciples.

Chaque année, Guéshé-la donne des enseignements et des transmissions de pouvoir lors des festivals kadampas internationaux ; des milliers de personnes venues du monde entier y assistent .

Il a publié une série de livres sur le bouddhisme et la méditation remarquables, allant des livres d’introduction fondamentale jusqu’aux textes philosophiques avancés et aux manuels de méditation.

Guéshé-la a établi trois programmes d’étude uniques et 1100 centres et annexes dans le monde, et formé des centaines d’enseignants qualifiés ainsi qu’une communauté ordonnée florissante. Il a également créé un projet de construction de temples bouddhistes dans chaque grande ville du monde.

Dans ses enseignements, Guéshé Kelsang insiste sur l’importance de la méditation et la manière de la mettre en pratique dans la vie quotidienne, le besoin d’être vraiment heureux et la façon de cultiver un bon cœur pour aider les autres. Il a démontré ces qualités dans sa propre vie de façon parfaite.

Cet enseignant remarquable inspire tant de personnes dans tant de pays différents parce qu’il enseigne par son exemple.

Il est un humble moine bouddhiste qui a dédié sa vie pour aider les gens dans le monde entier à trouver un réel bonheur dans leur cœur.

Le protecteur du dharma

Le protecteur du dharma

Les pratiquants kadampas font traditionnellement des offrandes et des requêtes à Dordjé Shougdèn, le protecteur du dharma.

Cette pratique a pour but d’éliminer les obstacles et de rassembler toutes les conditions favorables pour leur pratique spirituelle.

Les centres bouddhistes kadampas du monde entier pratiquent les trois sadhanas du protecteur : Le joyau du cœur, Le joyau qui exauce les souhaits et Le tambour mélodieux.

Dordjé Shougdèn, le protecteur du dharma

Un protecteur du dharma est l’émanation d’un bouddha ou d’un bodhisattva. Ses principales fonctions sont : éliminer les obstacles intérieurs et extérieurs qui empêchent les pratiquants d’obtenir des réalisations spirituelles, et mettre en place toutes les conditions nécessaires à leur pratique.

Au Tibet, chaque monastère avait son propre protecteur du dharma. Cependant, cette tradition n’a pas commencé au Tibet. Les mahayanistes de l’Inde ancienne s’en remettaient également aux protecteurs du dharma pour éliminer les obstacles et exaucer leurs souhaits spirituels.

Certaines déités mondaines sont bien disposées à l’égard du bouddhisme et essaient d’aider les pratiquants, mais elles ne sont pas réellement des protecteurs du dharma. Elles peuvent accroître la richesse extérieure des pratiquants et les aider à avoir du succès dans leurs activités mondaines, mais elles n’ont ni la sagesse ni le pouvoir de protéger et développer le dharma dans l’esprit du pratiquant.

C’est ce dharma intérieur – acquérir la grande compassion, la bodhitchitta, la sagesse qui réalise la vacuité, et ainsi de suite – qui est le plus important et qui a besoin d’être protégé. Les conditions extérieures sont d’une importance secondaire.

Même si elles ont une bonne motivation, les déités mondaines manquent de sagesse. Aussi en réalité, l’aide extérieure qu’elles donnent peut interférer avec l’accomplissement d’authentiques réalisations du dharma. Si elles-mêmes n’ont aucune réalisation du dharma, comment peuvent-elles être des protecteurs du dharma ?

Il est donc clair que tous les véritables protecteurs du dharma doivent être des émanations d’un bouddha ou d’un bodhisattva. Ces protecteurs ont un grand pouvoir pour protéger le bouddhadharma et ses pratiquants, mais l’étendue de l’aide reçue dépend de notre foi et de notre confiance en eux. Pour recevoir une protection totale, nous devons nous en remettre à eux avec une dévotion constante, inaltérable.

Les bouddhas se sont manifestés sous la forme de divers protecteurs du dharma, tels que Mahakala, Kalaroupa, Kalinedéwi et Dordjé Shougdèn. De Djé Tsongkhapa jusqu’au premier Pantchèn Lama, Losang Tcheukyi Gyaltsèn, c’est Kalaroupa qui était le principal protecteur du dharma de la lignée de Djé Tsongkhapa. Plus tard, cependant, beaucoup de grands lamas ont senti que c’était Dordjé Shougdèn qui était devenu le principal protecteur du dharma de cette tradition.

La compassion, la sagesse ou le pouvoir des divers protecteurs du dharma sont les mêmes, mais à cause du karma des êtres sensibles, un protecteur du dharma particulier aura davantage la possibilité d’aider les pratiquants du dharma, à un moment donné.

Nous pouvons comprendre pourquoi il en est ainsi en considérant l’exemple de Bouddha Shakyamouni. Autrefois, les êtres de ce monde avaient le karma de voir le corps d’émanation suprême de Bouddha Shakyamouni et de recevoir des enseignements directement de lui.

De nos jours, cependant, nous n’avons pas un tel karma, et aussi Bouddha nous apparaît sous la forme de notre guide spirituel qui nous aide en nous donnant des enseignements et en nous guidant sur les voies spirituelles. La forme que prend l’aide de Bouddha varie donc selon notre karma qui est changeant, mais sa nature essentielle reste la même.

Parmi tous les protecteurs du dharma, en particulier Mahakala à quatre visages, Kalaroupa et Dordjé Shougdèn ont la même nature parce qu’ils sont tous des émanations de Mandjoushri.

Toutefois, de nos jours les êtres ont un lien karmique plus fort avec Dordjé Shougdèn qu’avec les autres protecteurs du dharma. C’est pour cette raison que Mortchèn Dordjétchang Kounga Lhoundroup, un maître très accompli de la tradition sakya, dit à ses disciples : « Maintenant le temps est venu de s’en remettre à Dordjé Shougdèn. » Il a dit cela à de nombreuses reprises pour encourager ses disciples à faire grandir leur foi en la pratique de Dordjé Shougdèn.

Nous devons également tenir compte de son conseil et le prendre à cœur. Il n’a pas dit que le temps était venu de s’en remettre à d’autres protecteurs du dharma, mais a affirmé clairement que le temps est venu de s’en remettre à Dordjé Shougdèn. De nombreux grands lamas de la tradition sakya et de nombreux monastères sakyas s’en sont remis avec sincérité à Dordjé Shougdèn.

Ces dernières années, la personne qui a particulièrement aidé la propagation de la pratique de Dordjé Shougdèn a été feu Tridjang Dordjétchang, le gourou racine d’un grand nombre de pratiquants guélougpas, depuis d’humbles novices jusqu’aux plus grands lamas. Il a encouragé tous ses disciples à s’en remettre à Dordjé Shougdèn et de nombreuses fois, il a donné des transmissions de pouvoir de Dordjé Shougdèn.

Vers la fin de sa vie, dans le but d’empêcher la dégénérescence de la pratique de Dordjé Shougdèn, il a écrit un texte important, intitulé Symphonie qui enchante un océan de conquérants, qui est un commentaire de Une infinité d’éons, une louange de Dordjé Shougdèn, de Tagpo Kelsang Khèdroub Rinpotché.

La nature et la fonction du protecteur du dharma

Certains croient que Dordjé Shougdèn est une émanation de Mandjoushri qui a pris l’aspect d’un être mondain, mais c’est faux. La forme même de Dordjé Shougdèn révèle la totalité des étapes de la voie du soutra et du tantra, et la forme des êtres mondains ne possède pas ces qualités.

Dordjé Shougdèn apparaît sous la forme d’un moine pleinement ordonné pour montrer que la pratique d’une discipline morale pure est essentielle pour atteindre l’illumination. Dans sa main gauche il tient un cœur qui symbolise la grande compassion et la grande félicité spontanée : l’essence de toutes les étapes de la vaste voie du soutra et du tantra.

Son chapeau jaune et rond représente la vue de Nagardjouna, et l’épée de sagesse dans sa main droite nous enseigne qu’il faut couper l’ignorance, la racine du samsara, avec la lame aiguisée de la vue de Nagardjouna. Ceci est l’essence de toutes les étapes de la profonde voie du soutra et du tantra.

Dordjé Shougdèn chevauche un lion des neiges, symbole des quatre non-peurs d’un bouddha, et il a une mangouste qui crache des joyaux sur son bras gauche. Celle-ci symbolise son pouvoir d’accorder la richesse à ceux qui placent leur confiance en lui. Son œil central au milieu du front symbolise sa sagesse omnisciente qui perçoit directement et simultanément tous les phénomènes passés, présents et futurs.

Son expression courroucée indique qu’il détruit l’ignorance, le véritable ennemi de tous les êtres vivants, en les bénissant avec la grande sagesse, et qu’il détruit aussi les obstacles qui se présentent à ceux qui pratiquent le dharma avec pureté.

Les bienfaits de s’en remettre à Dordjé Shougdèn

Si nous comprenons bien la nature et les fonctions de Dordjé Shougdèn, nous pouvons comprendre les bienfaits de s’en remettre à lui. Dordjé Shougdèn aide, guide et protège toujours les pratiquants purs et fidèles, en leur accordant des bénédictions, en faisant grandir leur sagesse, en exauçant leurs désirs et en faisant réussir toutes leurs activités vertueuses.

Dordjé Shougdèn n’aide pas seulement les kadampas ; puisqu’il est un bouddha, il aide tous les êtres vivants, y compris les non-bouddhistes. Le soleil est utile même à ceux qui sont nés aveugles, car il leur procure la chaleur et fait mûrir les récoltes qui seront leur nourriture, mais s’ils pouvaient recouvrer la vue, ces bienfaits ne seraient-ils pas encore bien plus évidents ?

De la même manière, bien que Dordjé Shougdèn protège même ceux qui ne font aucun effort pour s’en remettre à lui, lorsque ayant foi en lui nos yeux s’ouvriront, et que nous irons vers lui avec sincérité, nous deviendrons progressivement de plus en plus conscients de l’aide que nous recevons de lui.

Si notre désir de connaître les bienfaits de la pratique de Dordjé Shougdèn est sincère, nous devons nous en remettre à lui constamment, et améliorer continuellement notre lien avec lui sur une longue période. De cette manière, nous commencerons à nous rendre compte de son influence bénéfique sur notre vie.

Il faut comprendre que la principale fonction d’un protecteur du dharma est de protéger notre pratique du dharma, et non pas de nous aider dans nos affaires mondaines. Gardant cela présent à l’esprit, ne soyons pas découragés si nous ne devenons pas soudainement très riches, car la richesse n’aide pas nécessairement notre pratique spirituelle, et peut même être une grande distraction.

Si nous nous en remettons à Dordjé Shougdèn avec sincérité, il fera en sorte que les conditions de notre pratique du dharma soient très favorables, mais elles ne seront pas nécessairement celles que nous aurions choisies ! Dordjé Shougdèn bénira notre esprit pour nous aider à transformer les situations difficiles en la voie spirituelle, et ouvrira les yeux de la sagesse de ses fidèles disciples, ce qui les rendra capables de prendre toujours la bonne décision.

Pour plus d’informations au sujet de Dordjé Shougdèn, lisez Le joyau du coeur de Guéshé Kelsang Gyatso.
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Une communauté spirituelle internationale

Une communauté spirituelle internationale

Avec 1100 centres bouddhistes kadampas et annexes dans le monde, ce sont des milliers de personnes qui pratiquent maintenant le bouddhisme kadampa guidés par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

Cette communauté kadampa mondiale est comme une famille spirituelle universelle qui nous aide à faire progresser notre pratique.

Le soutien de la sangha, ou amis spirituels, qui nous inspire par son exemple, nous aide dans notre pratique et nous encourage à suivre la voie correcte, est fondamental dans le mode de vie bouddhiste.

Les différentes communautés spirituelles

Il y a différentes sortes de communauté spirituelle, ou sangha, qui se distinguent par le type de vœu qu’elles ont pris.

Ceux qui ont pris l’ordination de pratimoksha en tant que moines ou nonnes ont choisi de suivre une vie dédiée à la discipline morale afin de se concentrer sur leur développement spirituel pour le bien des autres.

La communauté kadampa compte 700 moines et nonnes.

Il existe aussi des vœux de la pratimoksha qui peuvent être pris par des laïcs.

Ceux qui prennent les vœux du bodhisattva promettent de suivre le mode de vie du bodhisattva afin d’atteindre l’illumination pour le bien de tous les êtres vivants.

Les vœux tantriques sont donnés pendant les transmissions de pouvoir tantriques. Pour plus d’information, consultez la section sur le tantra.

Au sein de la Nouvelle tradition kadampa, il est possible qu’une personne prenne les trois vœux.

La nouvelle tradition kadampa - L’union internationale du bouddhisme kadampa

La nouvelle tradition kadampa

En 1991, Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso a fondé la Nouvelle Tradition Kadampa, l’Union Internationale du Bouddhisme Kadampa (NTKUIBK) afin de procurer un véhicule pour la promotion du bouddhisme kadampa dans le monde.

C’est une association internationale de centres d’étude et de méditation qui suivent la tradition pure du bouddhisme mahayana. Cette tradition provient des méditants et érudits bouddhistes Atisha et Djé Tsongkhapa et elle a été introduite en Occident par l’enseignant bouddhiste Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

Le but de la NTKUIBK est de faire croître la foi bouddhiste dans le monde entier.

La Nouvelle Tradition Kadampa est une tradition totalement indépendante et la NTKUIBK n’a aucune affiliation politique.

La NTKUIBK est une association internationale à but non lucratif inscrite en Angleterre en tant qu’association caritative.

Le bouddhisme kadampa moderne

Le bouddhisme kadampa moderne

Au cours des dernières années, le bouddhisme kadampa a connu un essor considérable dans le monde entier en raison principalement des actions altruistes du maître bouddhiste contemporain, Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

Guéshé Kelsang a travaillé sans relâche afin de promouvoir le bouddhisme kadampa : il a donné des enseignements, écrit des livres qualifiés sur le bouddhisme kadampa, établi un programme d’études kadampa, ouvert 1100 centres du dharma dans le monde entier, inauguré le projet international de temples, et fondé la Nouvelle Tradition Kadampa , l’Union Internationale du Bouddhisme Kadampa.

Les nombreuses ressources disponibles sur ce site web proviennent toutes de la bonté de Guéshé Kelsang et sont le témoignage de l’étendue de son travail pour le bien de tous les êtres vivants.

Djé Tsongkhapa

Djé Tsongkhapa

Djé Tsongkhapa, dont le nom d’ordination était Losang Dragpa, était un grand maître bouddhiste tibétain du 14ème siècle, qui encouragea et développa le bouddhisme kadampa introduit par Atisha trois siècles auparavant.

Ses disciples furent connus sous le nom de « nouveaux kadampas » et jusqu’à ce jour les bouddhistes kadampas du monde entier étudient ses enseignements et s’efforcent d’imiter son exemple pur.

Voici une prière fréquente chez les bouddhistes kadampas :

Puissé-je rencontrer la doctrine du Conquérant Losang Dragpa
Qui pratique avec pureté une discipline morale immaculée,
Qui pratique avec courage les vastes actions d’un bodhisattva,
Ainsi que les yogas des deux étapes qui mènent à la félicité et à la vacuité suprêmes.

Les qualités particulières de Djé Tsongkhapa

Dans Le tantra racine de Mandjoushri, Bouddha Shakyamouni a prédit que Mandjoushri se manifesterait par la suite en tant que Djé Tsongkhapa

Après ma mort,
Quand la pureté de ma doctrine aura disparu,
Tu apparaîtras sous la forme d’un être ordinaire,
Tu accompliras les actions d’un bouddha
Et tu établiras le Pays Joyeux, le grand protecteur,
Dans le Pays des Neiges.

Ce verset nous révèle les qualités exceptionnelles de Djé Tsongkhapa. La troisième ligne explique que, bien qu’étant un être illuminé, une manifestation du Bouddha de la Sagesse Mandjoushri, Djé Tsongkhapa n’est pas apparu sous la forme de quelqu’un d’exceptionnel, au contraire il apparaissait toujours sous l’aspect d’un pratiquant ordinaire. En particulier, il ne montra jamais ses pouvoirs miraculeux ni sa clairvoyance en public, et il encouragea ses disciples à suivre son exemple en ne révélant jamais les pouvoirs spéciaux qu’ils avaient pu atteindre.

Au lieu de montrer ses pouvoirs miraculeux, Djé Tsongkhapa a surtout travaillé pour établir un Bouddhadharma pur pur dans tout le Tibet. En donnant des enseignements et en montrant un bon exemple, il a guidé de nombreux êtres jusqu’à ce qu’ils obtiennent des réalisations pures et authentiques du soutra et du tantra. Voilà la signification de la quatrième ligne du verset.

« Le Pays Joyeux » dans la cinquième ligne est le nom du Pays Pur de Bouddha Maitreya, appelé « Toushita » en sanscrit, ou « Gandèn » en tibétain. C’est l’endroit où Djé Tsongkhapa est allé après sa mort. Au cours de sa vie, Djé Tsongkhapa a fondé au Tibet un grand monastère appelé le « monastère de Gandèn » et il a fait connaître dans tout le Tibet une doctrine pure qui a été appelée par la suite la « doctrine gandèn ».

Cette doctrine est un bouddhadharma pur et exceptionnel, issue de la sagesse de Mandjoushri. Elle est appelée « le grand protecteur » parce qu’elle protège tous les êtres vivants de l’océan de souffrances du samsara. Tout cela indique que Djé Tsongkhapa est une manifestation de Bouddha Maitreya, le protecteur des centaines de déités du Pays Joyeux. Aujourd’hui, la tradition de Djé Tsongkhapa est appelée la « tradition guéloug » ou « tradition vertueuse » et ses adeptes sont appelés les « guélougpas », mais le nom initial de « gandèn » vient de Bouddha Shakyamouni. Voilà la signification de la cinquième ligne.

Djé Tsongkhapa est apparu au Tibet, le Pays des Neiges, comme Bouddha l’avait prédit. Il y vécut de 1357 à 1419. À sa naissance, une goutte du sang de sa mère tomba à terre et, par la suite, un arbre de santal blanc à cent mille feuilles poussa à cet endroit. Sur chacune des feuilles apparut une image de Bouddha Sènghéi Ngaro qui est le même continuum mental que Bouddha Mandjoushri. Cela indique que l’enfant était une manifestation de Mandjoushri.

Plus tard, le troisième Dalaï Lama, Sönam Gyatso, déclara que cet arbre précieux était un objet d’offrandes et de respect, et il le mit dans un monastère non loin de là, où il le plaça à l’intérieur d’un stoupa en argent avec beaucoup de pierres précieuses, et lui fit de riches offrandes. Ce monastère devint connu sous le nom de « monastère de Koumboum » ou « le monastère des cent mille images ». Par la suite, d’autres arbres semblables poussèrent autour du stoupa et leurs feuilles portaient également des images extraordinaires. Sur certaines apparurent les lettres du mantra de Mandjoushri AH RA PA TSA NA DHI et sur d’autres la lettre-graine de Mandjoushri, la lettre DHI. On considérait que ces feuilles étaient très précieuses, et lorsqu’elles tombaient en automne, les gens les ramassaient et les réduisaient en poudre. De nombreux malades furent guéris et purent faire grandir leur sagesse en goûtant cette poudre.

En étant un exemple parfait, Djé Tsongkhapa a montré comment établir la fondation de la voie spirituelle, comment progresser sur elle et comment la mener à terme. Il a tout d’abord étudié la totalité du dharma du soutra et du tantra en s’en remettant avec sincérité à ses guides spirituels, puis il a mis tout ce savoir en pratique et a montré l’accomplissement de toutes les réalisations, depuis s’en remettre à son guide spirituel jusqu’à l’union au-delà de l’étude, ou bouddhéité.

Depuis lors, des milliers de pratiquants ont atteint le bonheur ultime de la bouddhéité en l’espace d’une seule vie, en suivant l’exemple de Djé Tsongkhapa et en mettant ses enseignements en pratique avec sincérité. Les pratiquants fidèles qui suivent le dharma pur de Djé Tsongkhapa peuvent accomplir ces résultats, même aujourd’hui.

Si, au lieu de donner des enseignements et de montrer un exemple pur, Djé Tsongkhapa avait surtout montré ses propres qualités en dévoilant ses pouvoirs miraculeux et d’autres formes de clairvoyance, nous n’aurions reçu aucun bienfait de ses actions. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas d’être témoin de pouvoirs miraculeux, mais d’avoir un exemple qui montre avec clarté comment entrer dans une voie spirituelle qui est sans erreur, comment pratiquer cette voie avec douceur et dans le confort, et comment réussir à la mener à terme. C’est cette méthode qui nous permet de résoudre nos problèmes quotidiens.

Puisque Djé Tsongkhapa nous a précisément donné un tel exemple, reconnaissons son immense bonté et ayons en lui une foi inébranlable, ainsi qu’un grand respect.

Djé Guèndoundroub, le premier Dalaï Lama, a écrit une louange spéciale à Djé Tsongkhapa, appelée Chant de la montagne enneigée de l’est, ou Shargangrima en tibétain. Dans ce chant, il dit à Djé Tsongkhapa :

Pour le peuple fortuné du Tibet, le Pays des Neiges, ta bonté, ô protecteur, est inconcevable.
En particulier pour moi, Guèndoundroub, un être indolent,
Le fait que mon esprit se soit dirigé vers le dharma
N’est dû qu’à votre bonté, ô vénérables Père et Fils.

À partir de maintenant et jusqu’à ce que j’atteigne l’illumination,
Je ne chercherai pas d’autre refuge que vous.
Ô vénérables Père et Fils, par votre compassion,
S’il vous plaît prenez soin de moi.

Bien que je ne puisse rendre ta bonté, ô protecteur,
Je prie afin de faire tous les efforts pour maintenir ta doctrine et la faire s’épanouir,
En gardant un esprit libre de l’influence de l’attachement et de la haine,
Et de ne jamais abandonner cette tâche.

Le gourou yoga de Djé Tsongkhapa

Il existe deux façons principales de pratiquer le gourou yoga de Djé Tsongkhapa : selon la sadhana Le joyau du cœur, et selon la sadhana L’offrande au guide spirituel

Il existe deux façons principales de pratiquer le gourou yoga de Djé Tsongkhapa : selon la sadhana Le joyau du cœur, et selon la sadhana l’offrande au guide spirituel.

Avec la première, nous pratiquons le gourou yoga de Djé Tsongkhapa selon la lignée ségyou, nous méditons sur notre gourou racine qui est sous l’aspect de Djé Tsongkhapa – la personnification d’Avalokiteshvara, de Mandjoushri et de Vajrapani – nous lui offrons les sept membres et le mandala, faisons des requêtes avec la prière Migtséma, puis nous pratiquons les étapes des profondes méditations.

En pratiquant ainsi avec sincérité, nous pouvons pacifier tout notre karma négatif et tous nos obstacles, et accroître notre mérite, notre durée de vie et nos réalisations du dharma.

Nous pouvons tout particulièrement accroître facilement nos réalisations de la compassion, de la sagesse et de notre pouvoir spirituel, parce que Djé Tsongkhapa est en même temps une émanation d’Avalokiteshvara (la personnification de la compassion de tous les bouddhas), de Mandjoushri (la personnification de la sagesse de tous les bouddhas) et de Vajrapani (la personnification du pouvoir de tous les bouddhas).

Ce qui est particulièrement important, c’est de faire grandir notre sagesse parce que la sagesse est l’antidote de l’ignorance, la racine de toute notre souffrance.

En effet, Bouddha dit dans le Soutra de la perfection de la sagesse que ceux qui manquent de sagesse sont comme des aveugles qui rencontrent continuellement des problèmes et des souffrances parce qu’ils ne peuvent pas voir..

La meilleure méthode pour faire grandir notre sagesse, et par là même de nous protéger de la souffrance, est de pratiquer le gourou yoga de Djé Tsongkhapa, parce que Djé Tsongkhapa est une manifestation de la sagesse de tous les bouddhas. Si nous avons totalement confiance en cette pratique, sur la base d’une pacification de notre négativité et de nos obstacles, et d’un accroissement de notre durée de vie, mérite, compassion, sagesse et de notre pouvoir spirituel, alors nous obtiendrons facilement toutes les réalisations du soutra et du tantra. Finalement, nous atteindrons l’union au-delà de l’étude, ou bouddhéité.

Les disciples de Djé Tsongkhapa ont une connexion spéciale avec lui, c’est pour cela qu’ils peuvent atteindre, avec une grande aisance, tous les résultats bénéfiques de la pratique de la doctrine de Djé Tsongkhapa, en pratiquant ce gourou yoga.

Mahasiddha Menkhangpa a dit :

Le dharma non fallacieux, c’est le lamrim, le lodjong et le mahamoudra..

« Mahamoudra » se rapporte ici au mahamoudra vajrayana qui contient les pratiques de l’étape de génération et de l’étape d’accomplissement du mantra secret. Les instructions sur ces trois dharmas – le lamrim (les étapes de la voie), le lodjong (l’entraînement de l’esprit), et le mahamoudra – sont le coeur de la doctrine de Djé Tsongkhapa et l’essence même du bouddhadharma.

Pour obtenir les réalisations de ces trois dharmas, nous devons recevoir dans notre esprit les puissantes bénédictions de Djé Tsongkhapa en pratiquant avec sincérité Le joyau du cœur.

Vous pourrez en apprendre plus à propos de Djé Tsongkhapa dans les livres : Le joyau du cœur et Grand trésor de mérite.

Lire un enseignement condensé du lamrim de Djé Tsongkhapa.

Atisha

Atisha

Le grand maître bouddhiste indien Atisha (982-1054) est à l’origine de la réintroduction d’un bouddhisme pur au Tibet.

Bien que le bouddhisme ait été introduit au Tibet quelques deux cents ans plus tôt par Padmasambhava et Shantarakshita, la pratique du bouddhisme avait été presque totalement détruite par les purges anti-bouddhistes du roi tibétain Lang Darma (environ 836), un adepte du bön, la religion pré-bouddhiste du Tibet.

Invité par Djangtchoub Eu, dirigeant du Ngari, région du Tibet occidental, Atisha fut prié de présenter un dharma que chacun pourrait suivre et qui montrerait comment toutes les voies du soutra et du tantra peuvent être pratiquées ensemble.

Lire les conseils qui viennent du cœur d’Atisha

En réponse, Atisha écrivit La lampe pour la voie de l’illumination , le texte original du lamrim qui servit de base à toutes les instructions du lamrim qui suivirent. À cette époque-là, au Tibet, la renaissance d’une pratique bouddhiste pure fut surtout l’œuvre d’Atisha.

Pour en apprendre plus sur Atisha, vous pouvez lire La voie joyeuse de Guéshé Kelsang Gyatso.

Carte

Présentations vidéos

Bouddhas, déités et autres représentations saintes

Les êtres illuminés peuvent apparaître sous de nombreuses formes pour le bien des êtres vivants – en tant que bouddhas, déités (bouddhas tantriques), guides spirituels, etc.

Vous trouverez ci-dessous les représentations des principaux êtres saints du bouddhisme kadampa. En cliquant sur l’image, vous obtiendrez une image agrandie avec une brève explication.

La retraite de méditation

Il est parfois utile de faire une retraite de méditation, pendant une journée, ou un week-end ou plus longtemps si nous en avons le temps.

En retraite nous cessons toute forme d’activités extérieures afin de mettre l’accent sur une pratique spirituelle particulière.
Il existe trois sortes de retraites : physique, verbale et mentale.

Nous nous engageons dans une retraite physique lorsque, avec une motivation spirituelle, nous nous isolons des autres gens, activités et bruit, et nous désengageons des actions extérieures et insignifiantes.

Nous nous engageons dans une retraite verbale lorsque, avec une motivation spirituelle, nous nous abstenons de bavardage inutile et par moments gardons le silence.

Nous nous engageons dans une retraite mentale en empêchant la venue des distractions et de fortes perturbations telles que l’attachement, la colère, la jalousie et l’ignorance et en gardant un esprit vigilant et consciencieux.

Si nous maintenons une retraite physique et verbale, mais n’observons pas une retraite mentale, notre retraite aura peu de puissance. Une telle retraite peut être relaxante, mais si nous n’empêchons pas la venue de perturbations mentales, notre esprit ne sera pas en paix, même pendant la retraite. Toutefois observer une retraite physique et verbale nous aidera à maintenir notre retraite mentale.

Vous trouverez un programme de retraite de méditation dans Le manuel de méditation.

Un programme de méditation

Si nous désirons sincèrement obtenir l’expérience du lamrim, les étapes de la voie de l’illumination, il est important d’essayer de méditer chaque jour.

Le premier jour, nous pouvons méditer sur notre précieuse vie humaine, le deuxième jour sur la mort et l’impermanence, et ainsi de suite, jusqu’à ce que nous ayons terminé tout le cycle en vingt et un jours.

Entre les séances, il faut essayer de rester attentifs aux instructions de la pratique post-méditative.

De temps à autre, quand nous en avons l’occasion, faisons une retraite du lamrim.

En pratiquant de la sorte, nous utilisons toute notre vie pour approfondir notre expérience des étapes de la voie.

La pratique de la méditation

Une séance de méditation qualifiée comprend cinq étapes :

La préparation
La contemplation
La méditation
La dédicace
Les pratiques post-méditatives

La préparation

Il est d’usage de commencer par les pratiques préparatoires, qui préparent notre esprit à une méditation réussie en purifiant les obstacles dus à nos actions négatives du passé, en accumulant du mérite dans notre esprit et en recevant les bénédictions des bouddhas et des boddhisattvas.

Si vous voulez, vous pouvez vous engager dans ces pratiques préparatoires en récitant la sadhana Les prières pour la méditation, tout en contemplant leur signification. Vous pouvez trouver une version audio de ces prières sur ce site.

Ou bien vous pouvez simplement réciter La louange spéciale à Bouddha composée par Guéshé Kelsang Gyatso.

La contemplation

Le but de la contemplation est de faire venir à l’esprit l’objet de la méditation placée. Nous le faisons en considérant divers raisonnements, en contemplant des analogies et en réfléchissant sur les écritures.

Il est utile de mémoriser les contemplations données dans La manuel de méditation afin de pouvoir méditer sans être obligé de regarder le texte.

Les contemplations décrites dans ce livre ne sont que des lignes directrices. Nous devrions les compléter et les enrichir en leur ajoutant tous les raisonnements et les exemples qui nous aident.

La méditation

Quand l’objet apparaît clairement, grâce à notre contemplation, nous arrêtons notre méditation analytique et nous nous concentrons en un seul point sur lui. Cette concentration en un seul point constitue la troisième partie, la méditation proprement dite.

Lorsque nous commençons à méditer, notre concentration est mauvaise, nous sommes facilement distraits et nous perdons souvent notre objet de méditation. Au début, il nous faudra donc probablement alterner de nombreuses fois entre la contemplation et la méditation placée lors de chaque séance.

Si nous méditons par exemple sur la compassion, nous commençons par contempler les diverses souffrances que les êtres vivants éprouvent, jusqu’à ce qu’un fort sentiment de compassion naisse dans notre cœur. Quand ce sentiment naît, nous méditons sur lui en un seul point.

Si le sentiment s’efface, ou si notre esprit vagabonde vers un autre objet, il faut retourner à la méditation analytique pour ramener ce sentiment à l’esprit. Lorsqu’il est revenu, nous quittons une fois de plus notre méditation analytique et le maintenons avec une concentration en un seul point.

La contemplation et la méditation servent toutes deux à familiariser notre esprit avec des objets vertueux.Plus nous serons familiers avec de tels objets, plus notre esprit sera paisible.

En nous entraînant à la méditation et en vivant en accord avec les vues profondes et les résolutions développées au cours de la méditation, nous pourrons finalement maintenir continuellement un esprit paisible.

Vous trouverez des instructions détaillées sur les contemplations et sur la méditation en général dans Le manuel de méditation, Introduction au bouddhisme, Transformez votre vie,La voie joyeuse et La compassion universelle.

La dédicace

La dédicace dirige le mérite produit par notre méditation vers l’accomplissement de la bouddhéité. Si le mérite n’est pas dédié, il peut facilement être détruit par la colère.

En récitant avec sincérité la prière de dédicace à la fin de chaque séance de méditation, nous nous assurons que le mérite créé par la méditation ne sera pas gaspillé, mais qu’il agira comme une cause de l’illumination.

La pratique post-méditative

Celle-ci est constituée de conseils sur la manière d’intégrer la méditation dans notre vie quotidienne. Il est important de se rappeler que la pratique du dharma ne se limite pas uniquement à nos activités durant notre séance de méditation, il faut qu’elle imprègne toute notre vie.

Ne laissons pas un gouffre se former entre notre méditation et notre vie quotidienne, car le succès de notre méditation dépend de la pureté de notre conduite en dehors de la séance de méditation.

Observons sans cesse notre esprit en pratiquant la vigilance, l’esprit d’alerte et l’esprit consciencieux, et essayons d’abandonner toutes les mauvaises habitudes que nous pouvons avoir.

Une expérience profonde du dharma est le résultat de l’entraînement pratique sur une longue période, aussi bien au cours des séances de méditation qu’en dehors. Pratiquons donc régulièrement, avec douceur, sans être pressés d’obtenir des résultats.

En résumé, notre esprit est semblable à un champ. S’engager dans les pratiques préparatoires, c’est préparer le champ en enlevant les obstacles dus aux actions négatives passées, en le fertilisant avec le mérite et en l’arrosant avec les bénédictions des êtres saints. La contemplation et la méditation, c’est comme semer de bonnes graines, et la dédicace et la pratique post-méditative sont les méthodes qui permettent de faire mûrir notre moisson de réalisations du dharma.

 

La préparation à la méditation

Dans Le manuel de méditation, Guéshé Kelsang Gyatso explique que nous avons tous le potentiel qui permet d’obtenir des réalisations en méditation :

Ce potentiel ressemble à des graines dans le champ de notre esprit et notre pratique de la méditation ressemble à la culture de ces graines. Toutefois, nos méditations n’auront de succès que si nous faisons au préalable de bonnes préparations.

Si nous voulons obtenir des récoltes externes, nous commençons par des préparations attentives. Nous enlevons tout d’abord tout ce qui pourrait empêcher la croissance de notre future récolte, comme les pierres et les mauvaises herbes. Puis, nous enrichissons le sol avec du compost ou de l’engrais pour lui donner la force de soutenir sa croissance. Enfin, nous fournissons la chaleur et l’humidité indispensables pour faire germer les graines et faire croître les plantes.

De la même manière, pour obtenir des récoltes internes que sont les réalisations du dharma, nous devons aussi faire des préparations attentives.

Premièrement, nous devons purifier notre esprit pour éliminer le karma négatif que nous avons accumulé par le passé, car si nous ne purifions pas ce karma négatif, il fera obstruction à la croissance des réalisations du dharma. Deuxièmement, il est nécessaire de donner à notre esprit la force de soutenir la croissance des réalisations du dharma, en accumulant du mérite. Troisièmement, nous avons besoin d’activer et de soutenir la croissance des réalisations du dharma en recevant les bénédictions des êtres saints.

Il est très important de recevoir des bénédictions. Par exemple, si nous ensemençons un champ, même si nous enlevons les mauvaises herbes et mettons de l’engrais, nous ne pourrons pas faire croître quoi que ce soit sans un apport de chaleur et d’humidité. Celles-ci font germer les graines, soutiennent la croissance des plantes et font finalement mûrir la récolte. De la même manière, même si nous purifions notre esprit et accumulons du mérite, il nous sera difficile de réussir dans nos méditations, si nous ne recevons pas les bénédictions des êtres saints.

Recevoir des bénédictions transforme notre esprit en activant nos potentiels vertueux, en soutenant la croissance de nos réalisations du dharma et en amenant notre pratique du dharma à son accomplissement.

Ainsi, nous comprenons qu’il existe trois préparations essentielles au succès de la méditation : purifier les négativités, accumuler du mérite et recevoir des bénédictions.

Si vous le souhaitez, vous pouvez effectuer ces pratiques préparatoires en récitant la sadhana Les prières pour la méditation.

 

La méditation assise

Quand nous pratiquons la méditation, il est important d’avoir un siège confortable et une bonne posture.

L’aspect le plus important de la posture c’est de garder le dos droit. Pour nous y aider, si nous sommes assis sur un coussin, nous nous assurons que l’arrière du coussin est légèrement plus élevé que l’avant, afin que notre bassin soit légèrement incliné vers l’avant.

Au début, il n’est pas nécessaire de s’asseoir les jambes croisées, mais c’est une bonne idée que de s’habituer à s’asseoir dans la posture de Bouddha Vairotchana. Si nous ne pouvons pas garder cette position, choisissons celle qui sera la plus proche possible de celle-ci, tout en restant confortable.

Voici les sept points de la posture de Vairotchana :

1 Les jambes sont croisées dans la posture-vajra. Cela nous aide à diminuer les pensées et les sentiments d’attachement désirant

2 La main droite est posée dans la main gauche, les paumes tournées vers le haut, les bouts des deux pouces tout juste relevés, se touchant légèrement. Les mains sont placées environ quatre largeurs de doigt au-dessous du nombril. Cela nous aide à développer une bonne concentration. La main droite symbolise la méthode et la gauche la sagesse – les deux ensemble symbolisent l’union de la méthode et de la sagesse. Les deux pouces situés au niveau du nombril symbolisent le flamboiement du feu intérieur

3 Le dos est droit, sans être tendu. Cela nous aide à développer et à maintenir un esprit clair, et permet aux vents d’énergie subtile de circuler librement

4 Les lèvres et les dents sont dans leur position habituelle, mais la langue touche l’arrière des dents supérieures. Cela empêche une salivation excessive et évite aussi que notre bouche ne devienne trop sèche

5 La tête est un peu inclinée vers l’avant, avec le menton légèrement rentré de façon à ce que les yeux soient dirigés vers le bas. Cela aide à empêcher l’excitation mentale

6 Les yeux ne sont ni grand ouverts, ni complètement fermés, mais restent à moitié ouverts et regardent vers le bas dans le prolongement de l’arête du nez. Si nos yeux sont grand ouverts, nous serons probablement sujets à l’excitation mentale et s’ils sont fermés, à l’engourdissement mental

7 Les épaules sont au même niveau et les coudes légèrement éloignés du corps, afin de permettre à l’air de circuler

 

Quel objet de méditation

En général, n’importe quel objet vertueux peut être utilisé comme objet de méditation.

Si nous constatons que notre esprit devient plus paisible et plus vertueux en se familiarisant avec un certain objet, c’est le signe que pour nous cet objet est vertueux. Si c’est le contraire qui se passe, c’est que pour nous l’objet est non vertueux. De nombreux objets sont neutres et n’ont pas un effet positif ou négatif particulier sur notre esprit.

Il existe beaucoup d’objets de méditation vertueux différents, mais ceux qui ont le plus de sens sont les vingt et un objets de méditation du lamrim :

1 Notre précieuse vie humaine
2 La mort et l’impermanence
3 Le danger d’une renaissance inférieur
4 La pratique du refuge
5 Les actions et leurs effets
6 Développer le renoncement au samsara
7 Développer l’équanimité
8 Reconnaître que tous les êtres vivants sont nos mères
9 Se souvenir de la bonté des êtres vivants
10 La mise à égalité de soi et des autres
11 Les inconvénients de l’auto-préoccupation
12 Les avantages de chérir les autres
13 L’échange de soi avec les autres
14 La grande compassion
15 La prise
16 L’amour désirant
17 Le don
18 La bodhitchitta
19 Le calme stable
20 La vue supérieure
21 S’en remettre à un guide spirituel

Il est important de méditer sur notre précieuse vie humaine afin de réaliser que nous avons maintenant cette opportunité exceptionnelle de pratiquer le dharma. Si nous apprécions le grand potentiel de cette vie, nous ne la gaspillerons pas dans des activités qui n’ont pas de sens.

Il est important de méditer sur la mort et l’impermanence afin de surmonter la tendance à remettre à plus tard et de nous assurer de la pureté de notre pratique en surmontant notre préoccupation pour les intérêts mondains. Il n’est pas très difficile d’atteindre des réalisations si nous pratiquons le dharma avec pureté.

En méditant sur le danger de la renaissance inférieure, en prenant refuge avec sincérité, en évitant ce qui est non vertueux et en pratiquant ce qui est vertueux, nous nous protégeons contre les renaissances inférieures et nous nous assurons d’obtenir, vie après vie, une précieuse renaissance humaine dotée de toutes les conditions favorables à la pratique du dharma.

Il est important de méditer sur les souffrances de humains et des dieux afin de développer le désir spontané d’atteindre la libération permanente, ou nirvana. Ce désir, appelé « renoncement », nous encourage fortement à accomplir les pratiques des voies spirituelles, qui sont les méthodes mêmes qui nous permettent d’atteindre la pleine libération.

Il est important de méditer sur l’amour, la compassion et la bodhitchitta afin de pouvoir surmonter l’auto-préoccupation, et de développer et maintenir un bon cœur à l’égard de tous les êtres vivants.

Avec ce bon cœur, nous méditons sur le calme stable et la vue supérieure afin de pouvoir éradiquer notre ignorance et devenir finalement un bouddha par l’abandon des deux types d’obstructions.

C’est en s’en remettant à un guide spirituel qualifié que nous ouvrons la porte à la pratique du dharma. Grâce aux bénédictions de notre guide spirituel, nous faisons naître la foi et la confiance en notre pratique et nous atteignons facilement toutes les réalisations des étapes de la voie. C’est pourquoi il est nécessaire de méditer sur la pratique de s’en remettre à un guide spirituel.

Vous trouverez ces méditations, les instructions sur la manière de les pratiquer ainsi que les connaissances de bases essentielles dans Le manuel de méditation.

 

La vérité ultime, la vacuité

Extrait du livre Transformez votre vie par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

La vacuité ce n’est pas le néant, c’est la nature réelle des phénomènes.
Vérité ultime, vacuité et nature ultime des phénomènes signifient la même chose.

Il faut que nous sachions que tous nos problèmes viennent du fait que nous ne réalisons pas la vérité ultime. La raison pour laquelle nous sommes toujours dans la prison du samsara est que, sous l’influence de nos perturbations mentales, nous continuons à commettre des actions contaminées. Toutes nos perturbations mentales proviennent de l’ignorance de saisie du soi.

L’ignorance de saisie du soi est la source de toute négativité et de tous les problèmes, et réaliser la vacuité est le seul moyen de l’éradiquer. Ce n’est pas facile de comprendre la vacuité, mais il est extrêmement important de faire des efforts pour la comprendre. Nos efforts seront récompensés. Le résultat ultime sera la cessation permanente de toutes nos souffrances et la félicité éternelle de la pleine illumination.

Comprendre et méditer sur la vacuité a pour objectif de délivrer notre esprit des conceptions erronées et des apparences fallacieuses afin de pouvoir devenir un être complètement pur, ou illuminé.

Dans ce contexte, « conception erronée » se rapporte à l’ignorance de saisie du soi, un esprit conceptuel qui saisit les objets comme s’ils existaient vraiment, et « apparence fallacieuse » se rapporte à l’apparence des objets qui existent vraiment. Les conceptions erronées sont les obstructions à la libération et les apparences fallacieuses sont les obstructions à l’omniscience. Les bouddhas sont les seuls à avoir abandonné les deux obstructions.

Il y a deux types de saisie du soi : la saisie du soi des personnes et la saisie du soi des phénomènes. La première saisit le soi, ou je, de soi-même ou des autres, comme existant vraiment, et la deuxième saisit tout phénomène qui n’est ni notre propre soi, ni celui des autres, comme existant vraiment. Tout esprit qui saisit notre corps, notre esprit, nos biens et notre monde comme existant vraiment est un exemple de saisie du soi des phénomènes.

La méditation sur la vacuité a pour objectif principal de réduire et de finalement éliminer les deux types de saisie du soi. La saisie du soi est la source de tous nos problèmes, l’intensité de notre souffrance est directement proportionnelle à l’intensité de notre saisie du soi.

Par exemple, si notre saisie du soi est très forte nous ressentons une douleur mentale très vive quand les autres ne font que nous taquiner d’une manière amicale, alors que si elle est faible nous rions avec eux. Une fois que nous aurons complètement détruit notre saisie du soi, tous nos problèmes disparaîtront naturellement. Méditer sur la vacuité est très utile, même de façon temporaire, pour vaincre l’anxiété et l’inquiétude.

Vous pourrez en apprendre plus sur la vacuité dans les livres Le manuel de méditation, Le cœur de la sagesse, et Océan of Nectar.

La bodhitchitta

Extrait du livre Transformez votre vie par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

Le bon cœur suprême est la bodhitchitta. En sanscrit, « bodhi » est l’« illumination » et « tchitta » l’« esprit », c’est pourquoi le sens littéral de « bodhitchitta » est l’« esprit d’illumination ».

C’est par définition un état d’esprit, motivé par la compassion pour tous les êtres vivants, qui cherche spontanément l’illumination. La bodhitchitta naît de la grande compassion, qui elle-même dépend de l’amour qui chérit.

L’amour qui chérit peut être comparé à un champ, la compassion aux graines, la prise et le don aux suprêmes méthodes pour faire croître la récolte et la bodhitchitta à la moisson.

En pratiquant l’échange de soi avec les autres, nous pouvons générer un amour qui chérit les autres qui sera plus profond que celui qui est généré par d’autres méthodes, et la compassion et la bodhitchitta qui en résulteront seront aussi plus profondes.

Sans la grande compassion, qui est le désir spontané de protéger tous les êtres vivants de la souffrance, la bodhitchitta ne pourra pas se manifester dans notre esprit, mais si nous avons la grande compassion, en particulier celle qui est générée grâce à l’échange de soi avec les autres, la bodhitchitta se manifestera naturellement. La force de notre bodhitchitta dépend entièrement de la force de notre grande compassion.

Parmi toutes les réalisations du dharma, la bodhitchitta est suprême. Cet état d’esprit profondément compatissant est l’essence même de l’entraînement du bodhisattva. Générer un bon coeur, rempli de bodhitchitta, nous permet de mener toutes nos vertus à la perfection, de résoudre tous nos problèmes, d’exaucer tous nos souhaits et de développer le pouvoir d’aider les autres de la manière la plus appropriée et la plus bénéfique.

La bodhitchitta est le meilleur ami que nous puissions avoir et la qualité la plus élevée que nous puissions développer. Nous pensons généralement que celui qui est bon envers ses amis, prend soin de ses parents et donne largement pour aider les bonnes causes est une bonne personne, mais un éloge bien plus grand est dû à celui qui a consacré sa vie entière à soulager les souffrances de chaque être sensible sans faire d’exception.

Atisha eut de nombreux enseignants, mais celui qu’il vénérait par dessus tout était Gourou Serlingpa. Chaque fois qu’il entendait prononcer le nom de Serlingpa, il se prosternait. Quand les disciples d’Atisha lui demandèrent pourquoi il respectait Serlingpa plus que ses autres enseignants, il répondit : « C’est grâce à la bonté de Gourou Serlingpa que j’ai pu ouvrir mon coeur à la bodhitchitta. » Par le pouvoir de sa bodhitchitta, Atisha fut capable d’apporter une grande joie et un grand bonheur à tous ceux qu’il rencontrait, et tout ce qu’il faisait était bénéfique pour les autres.

Vous pourrez en apprendre plus sur la bodhitchitta dans les livres Huit étapes vers le bonheur, La compassion universelle et Trésor de contemplation.

La compassion

Extrait du livre Transformez votre vie par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

La compassion est l’essence même d’une vie spirituelle et la pratique principale de ceux qui ont consacré leur vie à l’accomplissement de l’illumination. C’est la racine des trois joyaux : Bouddha, le dharma et la sangha.

C’est la racine de bouddha parce que tous les bouddhas sont nés de la compassion. C’est la racine du dharma parce que les bouddhas donnent les enseignements du dharma en ayant pour seule motivation la compassion pour les autres. C’est la racine de la sangha parce que c’est en écoutant et en pratiquant les enseignements du dharma, qui ont été donnés par compassion, que nous devenons un sangha, un être supérieur.

Mais précisément qu’est-ce que la compassion ? La compassion est un esprit qui, motivé par l’amour, chérit les autres êtres vivants et désire les délivrer de leur souffrance.

Parfois, c’est par égoïsme que nous souhaitons que quelqu’un soit libéré de ses souffrances, c’est assez courant dans les relations affectives, quand celles-ci sont principalement basées sur l’attachement. Si notre ami est malade ou dépressif, par exemple, nous lui souhaitons un prompt rétablissement afin de pouvoir de nouveau jouir de sa compagnie, mais ce souhait est fondamentalement égocentrique, ce n’est pas une vraie compassion. La vraie compassion repose nécessairement sur l’amour qui chérit les autres.

Nous avons déjà un certain degré de compassion, mais elle est très partiale et limitée. Si ceux de notre famille ou nos amis souffrent, nous avons aisément de la compassion à leur égard, mais il nous est bien plus difficile de ressentir de la sympathie pour ceux que nous trouvons désagréables ou pour des inconnus.

De plus, nous ressentons de la compassion pour ceux qui éprouvent une douleur manifeste, mais pas pour ceux qui jouissent de bonnes conditions, et encore moins pour ceux qui commettent des actions nuisibles.

Si nous voulons réellement réaliser notre potentiel en atteignant la pleine illumination, nous avons besoin d’élargir le champ de notre compassion jusqu’à ce qu’elle embrasse tous les êtres vivants sans exception, tout comme une mère affectueuse ressent de la compassion à l’égard de tous ses enfants, que ceux-ci se comportent bien ou mal.

Cette compassion universelle est le cœur du bouddhisme mahayana. À la différence de notre compassion actuelle, limitée, qui dès à présent se manifeste naturellement de temps en temps, la compassion universelle doit en premier lieu être cultivée en nous entraînant pendant une longue période.

Pour en découvrir plus à propos de la compassion, vous pouvez lire les livres Huit étapes vers le bonheur, La compassion universelle et Trésor de contemplation.

Le renoncement

Extrait du livre Transformez votre vie par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

Le renoncement n’est pas le désir d’abandonner notre famille et nos amis, notre foyer, notre travail et ainsi de suite, et de devenir un clochard. En réalité c’est un esprit qui cherche la libération de la renaissance contaminée et dont la fonction est de faire cesser l’attachement aux plaisirs mondains.

Nous devons apprendre à faire cesser notre attachement en pratiquant le renoncement, sinon il sera un sérieux obstacle à une pratique spirituelle pure. Tout comme un oiseau ne peut pas voler si des pierres sont attachées à ses pattes, nous ne pouvons pas faire de progrès sur la voie spirituelle si les chaînes de l’attachement nous immobilisent.

Le moment de pratiquer le renoncement est maintenant, avant notre mort. Nous avons besoin de réduire notre attachement aux plaisirs mondains en réalisant qu’ils sont trompeurs et ne peuvent pas donner de satisfaction réelle. En réalité, ils ne nous causent que des souffrances.

Cette vie humaine avec toutes ses souffrances et tous ses problèmes est pour nous une excellente occasion d’améliorer à la fois notre renoncement et notre compassion. Ne gaspillons pas cette précieuse opportunité.

La réalisation du renoncement est la grande porte par laquelle nous nous engageons dans la voie spirituelle de la libération, ou nirvana. Sans renoncement, s’engager dans la voie du bonheur suprême du nirvana est même impossible, alors inutile de parler de progresser sur elle. Pour générer et faire grandir notre renoncement, nous pouvons contempler ce qui suit de façon répétée :

Étant donné que ma conscience est sans commencement, j’ai eu d’innombrables renaissances dans le samsara. J’ai déjà eu d’innombrables corps. S’ils étaient tous réunis, ils rempliraient le monde entier, et tout le sang et tous les autres liquides qui ont circulé dans ces corps formeraient un océan. Dans toutes ces vies antérieures, mes souffrances ont été si grandes que dans mon chagrin j’ai versé suffisamment de larmes pour remplir un autre océan.

Dans chacune de ces vies j’ai éprouvé les souffrances de la maladie, de la vieillesse, de la mort, j’ai été séparé de ceux que j’aimais et j’ai été incapable de satisfaire mes désirs. Si je n’atteins pas la libération permanente de la souffrance dès maintenant, je devrai, dans mes innombrables vies futures, éprouver ces souffrances encore et encore.

En contemplant cela, nous prendrons du fond du coeur la ferme résolution d’abandonner l’attachement aux plaisirs mondains et d’atteindre la libération permanente de la renaissance contaminée. En mettant cette résolution en pratique nous pourrons contrôler notre attachement et de cette façon résoudre bon nombre de nos problèmes quotidiens.

Vous trouverez plus d’informations sur le renoncement dans les livres : Le manuel de méditation et La voie joyeuse.

Le karma

Extrait du livre Transformez votre vie par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

La loi du karma est un cas particulier de la loi de causalité, selon laquelle toutes nos actions du corps, de la parole et de l’esprit sont des causes, et toutes nos expériences leurs effets.

La loi du karma explique pourquoi chaque individu a une disposition mentale unique, une apparence physique unique et des expériences uniques. Ce sont les divers effets des innombrables actions que chaque individu a effectuées précédemment. Il est impossible de trouver deux personnes qui ont créé exactement la même succession d’actions au cours de leurs vies passées, nous ne pouvons donc pas trouver deux personnes dont les états d’esprit sont identiques, les expériences identiques et les apparences physiques identiques.

Le karma individuel de chaque personne est différent. Certaines personnes jouissent d’une bonne santé, alors que d’autres sont constamment malades. Certaines personnes sont très belles, alors que d’autres sont très laides. Certaines personnes ont une nature heureuse et sont facilement satisfaites, alors que d’autres ont une nature aigrie et sont rarement enchantées par quoi que ce soit. Certaines personnes comprennent facilement la signification des enseignements spirituels, alors que d’autres les trouvent obscurs et difficiles à comprendre.

Karma veut dire « action » et se rapporte aux actions du corps, de la parole et de l’esprit. Chaque action que nous accomplissons laisse une empreinte, ou potentiel, sur notre esprit très subtil et chaque empreinte finit par produire son propre effet.

Notre esprit est comme un champ et les actions que nous accomplissons sont comme des graines que nous y semons. Les actions vertueuses sèment les graines du bonheur futur et les actions non vertueuses celles de la souffrance future. Les graines que nous avons semées de par le passé sommeillent jusqu’à ce que les conditions nécessaires à leur maturation soient réunies. Dans certains cas, plusieurs vies peuvent séparer l’action initiale de son effet.

C’est à cause de notre karma, ou actions, que nous sommes nés dans ce monde impur, contaminé, et que nous rencontrons autant de difficultés et de problèmes. Nos actions sont impures parce que notre esprit est contaminé par ce poison intérieur, la saisie du soi. C’est la raison fondamentale pour laquelle nous éprouvons la souffrance.

La souffrance est créée par nos propres actions, ou karma – elle ne nous est pas donnée en tant que punition. Nous souffrons parce que nous avons accumulé de nombreuses actions non vertueuses dans nos vies antérieures. La source de ces actions non vertueuses, ce sont nos propres perturbations mentales, telles que la colère, l’attachement et l’ignorance de saisie du soi.

Une fois que nous aurons purifié notre saisie du soi et toutes les autres perturbations mentales, toutes nos actions seront naturellement pures. En résultat de nos actions pures, ou karma pur, tout ce dont nous ferons l’expérience sera pur. Nous demeurerons dans un monde pur, avec un corps pur, jouirons de plaisirs purs et serons entourés d’êtres purs. Il n’y aura plus la moindre trace de souffrance, d’impureté ou de problème. Voilà comment trouver le vrai bonheur à l’intérieur de notre esprit.

Vous pourrez en apprendre plus sur le karma en lisant La voie joyeuse.

La réincarnation

Extrait du livre Transformez votre vie par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

De nombreuses personnes croient que, lorsque le corps se désintègre au moment de la mort, le continuum de l’esprit cesse et l’esprit devient non existant, comme la flamme d’une bougie qui s’éteint quand toute la cire est consumée.

Il y a même des gens qui pensent au suicide en espérant que la mort mettra fin à leurs problèmes et souffrances. Mais ces idées sont complètement erronées.

Il a déjà été expliqué que notre corps et notre esprit sont des entités séparées, aussi même si le corps se désintègre au moment de la mort, le continuum de l’esprit, lui, ne cesse pas. Au lieu de cesser, l’esprit quitte simplement ce corps et s’en va vers la vie suivante.

La mort, par conséquent, ne délivre pas les êtres ordinaires de la souffrance, mais ne fait que leur apporter de nouvelles souffrances. Parce qu’elles ne comprennent pas cela, de nombreuses personnes détruisent leur précieuse vie humaine en se suicidant.

Nous pouvons arriver à comprendre les vies passées et futures en examinant le processus du sommeil, du rêve et du réveil, parce que celui-ci ressemble de très près au processus de la mort, de l’état intermédiaire et de la renaissance.

Quand nous nous endormons, nos vents intérieurs grossiers se rassemblent et se dissolvent vers l’intérieur, et notre esprit devient progressivement de plus en plus subtil jusqu’à ce qu’il se transforme en l’esprit très subtil de la claire lumière du sommeil. Tant que la claire lumière du sommeil se manifeste, nous sommes plongés dans un sommeil profond et, pour les autres, c’est comme si nous étions morts. Lorsqu’elle cesse, notre esprit devient progressivement de plus en plus grossier et nous passons par les différents niveaux de l’état de rêve. Finalement, les pouvoirs normaux de notre mémoire et de notre contrôle mental sont rétablis, et nous nous réveillons. À ce moment-là, le monde du rêve disparaît et nous percevons le monde de l’état de veille.

Un processus très similaire se produit quand nous mourons. Lorsque nous mourons, nos vents se dissolvent vers l’intérieur et notre esprit devient progressivement de plus en plus subtil, jusqu’à ce que l’esprit très subtil de la claire lumière de la mort devienne manifeste. L’expérience de la claire lumière de la mort est très semblable à celle du sommeil profond.

Après que la claire lumière de la mort a cessé, nous faisons l’expérience des étapes de l’état intermédiaire, ou « bardo » en tibétain, qui est un état semblable au rêve et qui se produit entre la mort et la renaissance. Après quelques jours ou quelques semaines, l’état intermédiaire se termine et nous renaissons. De même que le monde du rêve disparaît quand nous nous réveillons et qu’il fait place au monde de l’état de veille, les apparences de l’état intermédiaire cessent lorsque nous prenons une nouvelle naissance, et nous percevons le monde de notre nouvelle vie.

La seule différence significative entre le processus du sommeil, du rêve et du réveil, et celui de la mort, de l’état intermédiaire et de la renaissance, est le suivant : après que la claire lumière du sommeil a cessé, la relation entre notre esprit et notre corps actuel reste intacte, alors qu’elle est rompue après la claire lumière de la mort.

En contemplant ces processus, nous serons convaincus de l’existence des vies passées et des vies futures.

Vous trouverez plus d’informations sur la réincarnation dans les livres : Introduction au bouddhisme et La voie joyeuse.

Qu’est-ce que l’esprit ?

Extrait du livre Transformez votre vie de Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

Certaines personnes pensent que l’esprit est le cerveau ou bien une autre partie ou fonction du corps, mais c’est une erreur. Le cerveau est un objet physique, on peut le voir avec les yeux, le photographier ou l’opérer en chirurgie.

L’esprit, par contre, n’est pas un objet physique. On ne peut pas le voir avec les yeux, ni le photographier, ni le réparer par la chirurgie. Par conséquent, le cerveau n’est pas l’esprit, mais simplement une partie du corps.

Il n’y a rien dans le corps qui puisse être identifié comme étant notre esprit, parce que notre corps et notre esprit sont des entités différentes. Parfois, par exemple lorsque notre corps est détendu et immobile, notre esprit peut être très agité, sautant d’un objet à l’autre. Cela indique que notre corps et notre esprit ne sont pas la même entité.

Dans les écritures bouddhistes, notre corps est comparé à une auberge et notre esprit à un hôte qui y séjourne. Lorsque nous mourons, notre esprit quitte notre corps et s’en va vers la vie suivante, tout comme un hôte quitte une auberge pour aller ailleurs.

Si l’esprit n’est pas le cerveau ni aucune autre partie du corps, qu’est-ce que c’est ? C’est un continuum qui n’a pas de forme et dont la fonction est de percevoir et de comprendre les objets. Étant donné que l’esprit est par nature sans forme, ou non physique, il n’est pas gêné par les objets matériels.

Il est très important d’être capable de distinguer les états d’esprit paisibles de ceux qui ne le sont pas. Comme cela a été expliqué dans le chapitre précédent, les états d’esprit qui troublent notre paix intérieure, tels que la colère, la jalousie et l’attachement désirant, sont appelés « perturbations mentales ». Ce sont les causes principales de toute notre souffrance.

Nous pensons peut-être que notre souffrance est causée par d’autres personnes, par des conditions matérielles difficiles ou bien par la société, mais en réalité elle provient entièrement de nos propres états d’esprit perturbés. L’essence de la pratique spirituelle est de réduire, puis finalement d’éliminer complètement nos perturbations mentales, et de les remplacer par une paix intérieure permanente. Voilà le sens réel de notre vie humaine.

Que la libération de la souffrance ne se trouve pas en dehors de l’esprit est un point essentiel à comprendre. Nous ne pouvons parvenir à la libération permanente qu’en purifiant notre esprit. C’est pourquoi, si nous voulons nous libérer des problèmes et parvenir à la paix et au bonheur qui durent, il est nécessaire d’améliorer notre connaissance et notre compréhension de l’esprit.

Pour approfondir votre compréhension de la nature et des fonctions de l’esprit, vous pouvez lire le livre Comprendre l’esprit

Les livres sur le tantra

Les livres sur le tantra

Il est rare de trouver en Occident des livres authentiques écrits par des maîtres tantriques qualifiés. Les Éditions Tharpa proposent quatre titres exceptionnels du maître tantrique contemporain, Guéshé Kelsang Gyatso:

Le mahamoudra du tantra : Une introduction à la méditation sur le tantra

Les terres et les voies tantriques : Une explication de toutes les étapes de la méditation tantrique

Claire lumière de félicité : Une explication détaillée de l’étape d’accomplissement selon le mahamoudra

Le guide du Pays des Dakinis : Une explication de la pratique du tantra yoga supérieur de Bouddha Vajrayogini

L’essence du vajrayana : Une explication de la pratique du tantra yoga supérieur de Bouddha Hérouka

Maîtres tantriques

Toutes les méditations du bouddhisme kadampa proviennent de Conquérant Vajradhara et des grands maîtres du mantra secret de l’Inde ancienne.

Ces techniques ont été transmises des maîtres indiens aux maîtres tibétains, et ont été transmises jusqu’aux enseignants actuels en une lignée ininterrompue passant d’un père à son fils spirituel.

Bien que les méditations du mahamoudra aient été pratiquées par les anciens maîtres indiens, la technique particulière du mahamoudra présentée ici est la lignée « proche » transmise par Conquérant Vajradhara au Bouddha de la sagesse Mandjoushri, qui à son tour l’a transmise directement à Djé Tsongkhapa. Ainsi Djé Tsongkhapa fut le premier maître humain de cette lignée particulière.

Les gourous de la lignée proche du mahamoudra vajrayana, sont les suivants :

Vajradhara
Mandjoushri
Djé Tsongkhapa
Togdèn Djampel Gyatso
Baso Tcheukyi Gyeltsèn
Droubtchen Dharmavajra
Gyelwa Ensèpa
Khèdroub Sangyé Yéshé
Pantchèn Losang Tcheukyi Gyeltsèn
Droubtchen Guèndoun Gyeltsèn
Droungpa Tseundrou Gyeltsèn
Kontchog Gyeltsèn
Pantchèn Losang Yéshé
Losang Trinelay
Droubwang Losang Namgyel
Katchèn Yéshé Gyeltsèn
Phourtchog Ngawang Djampa
Pantchèn Paldèn Yéshé
Khèdroub Ngawang Dordjé
Ngoultchou Dharmabhadra
Yangtchèn Droubpay Dordjé
Khèdroub Tèndzine Tseundrou
Dordjétchang Pabongkha Trinelay Gyatso
Yongdzine Dordjétchang Losang Yéshé
Dordjétchang Kelsang Gyatso Rinpotché

Jusqu’à récemment, cette lignée était maintenue par Trinelay Gyatso, plus largement connu sous le nom de Pabongkha Rinpotché, qui était une émanation de la déité tantrique Hérouka. Ce grand lama était comme le soleil du dharma, illuminant la signification cachée du soutra aussi bien que du mantra secret.

Il a passé la lignée du mahamoudra vajrayana à son fils de coeur, Yongdzine Tridjang Dordjétchang, et c’est grâce à la bonté et à l’accomplissement de ce saint guide spirituel que ces enseignements sont actuellement accessibles.

Pour plus d’informations sur ce sujet, lisez Les terres et les voies tantriques.

Attachement et tantra

En général, le bouddhisme enseigne que l’attachement désirant est une perturbation mentale qui doit être évitée, et finalement abandonnée, mais dans le mantra secret il y a une méthode pour transformer l’attachement en la voie.

Cependant pour pratiquer cette méthode, nous devons être très habiles. Dans ces pratiques, nous utilisons l’attachement pour générer une grande félicité et ensuite utiliser cet esprit de grande félicité pour méditer sur la vacuité, la vraie nature des choses. Ce n’est une transformation de l’attachement que si nous l’utilisons pour méditer sur la vacuité.

L’attachement lui-même ne peut pas être utilisé en tant que voie, parce que c’est une perturbation mentale et, même dans le mantra secret, il doit être finalement abandonné. Dans la pratique authentique du mantra secret, la félicité générée grâce à l’attachement est utilisée pour méditer sur la vacuité et ainsi surmonter toutes les perturbations mentales y compris l’attachement lui-même.

Prenons une analogie : le feu est produit en frottant deux morceaux de bois mais à la fin il consume le bois dont il est issu. De la même manière, la félicité se produit à partir de l’attachement, mais cette félicité détruit l’attachement, une fois unie à la vacuité.

Pour ceux qui sont malhabiles, ou dont les esprits ne sont pas entraînés, de telles pratiques de transformation sont impossibles. Pour cette raison, les yogis et les grands méditants du passé ont dit que pour atteindre les réalisations du mantra secret, notre esprit doit d’abord être contrôlé par l’entraînement aux étapes de la voie du soutra. Sans construire cette fondation solide, il n’y a aucun moyen d’atteindre une expérience pure du mantra secret.

Par conséquent, il est très important que le guide spirituel, autant que le disciple, ait un esprit contrôlé et une motivation impeccable. Même si nous nous considérons bouddhistes et prenons refuge dans les trois joyaux tous les jours, ces qualifications seules ne sont pas suffisantes pour la pratique du mantra secret.

Il faut noter que la grande félicité spontanée de l’étape d’accomplissement du mantra secret n’a rien en commun avec le plaisir ordinaire éprouvé lors de l’étreinte sexuelle. La grande félicité spontanée est expérimentée uniquement lorsque, par la force de la méditation, nous amenons les vents à entrer, demeurer et se dissoudre à l’intérieur du canal central et, qu’en résultat, les gouttes blanches se mélangent et coulent dans le canal central.

Utiliser la grande félicité spontanée pour réaliser la vacuité était la pratique essentielle du cœur des grands maîtres du mantra secret de l’Inde ancienne, tels que Saraha, Nagardjouna, Tilopa, Naropa et Maitripa, et des grands maîtres tibétains, comme Marpa, Milarépa, Gampopa et Djé Tsongkhapa.

Dans le passé, et encore aujourd’hui, la voie suprême de la parfaite illumination pour le méditant du mantra secret est l’union de la grande félicité spontanée et de la vacuité.

Pour plus d’informations, lisez Les terres et les voies tantriques et Claire lumière de félicité.

Les quatre classes de tantra

Le mantra secret possède quatre classes :

  • Le tantra de l’action
  • Le tantra de la mise en action
  • Le tantra yoga
  • Le tantra yoga supérieur

Le tantra de l’action insiste principalement sur les actions externes, le tantra de la mise en action donne une importance égale aux actions externes et aux actions internes, le tantra yoga met principalement l’accent sur les actions internes et le tantra yoga supérieur est la classe suprême du tantra.

Toutes ces quatre classes du mantra secret transforment la grande félicité en voie spirituelle, mais les méthodes de transformation diffèrent selon la classe qui est pratiquée.

Dans le tantra de l’action, le méditant génère la félicité en regardant une déesse visualisée et il transforme la félicité en la voie. Dans le tantra de la mise en action, le méditant génère la félicité en échangeant des sourires avec la déesse, et dans le tantra yoga, en lui tenant les mains et ainsi de suite.

Dans le tantra yoga supérieur, le méditant génère la félicité en imaginant une étreinte sexuelle avec sa parèdre et, dans les étapes avancées, en s’engageant dans une véritable étreinte ; ensuite il transforme cette félicité en la voie spirituelle. Il faut cependant noter qu’il est très difficile d’utiliser la grande félicité comme méthode pour atteindre l’illumination, et si nous sommes capables de la faire, nous avons réellement atteint un formidable accomplissement.

Comme l’a dit le grand Mahasiddha Saraha, « tout le monde est excité par la copulation, mais très peu sont capables de transformer cette félicité en voie spirituelle ».

Pour plus d’informations sur ce sujet, lisez Les terres et les voies tantriques.

Les quatre puretés absolues

Djé Tsongkhapa a expliqué qu’une pratique authentique du mantra secret doit posséder quatre attributs, connus sous le nom des « quatre puretés absolues ». Il s’agit de:

  • La pureté absolue de l’environnement
  • La pureté absolue du corps
  • La pureté absolue des plaisirs
  • La pureté absolue des actions

La pratique de ces quatre puretés absolues n’a pas été révélée dans les enseignements du soutra, et ne peut être trouvée que dans le mantra secret.

Le mantra secret se distingue du soutra par la pratique d’amener le résultat futur dans la voie actuelle. Par exemple, même si nous n’avons pas encore atteint l’illumination, quand nous pratiquons le mantra secret, nous essayons d’empêcher les apparences ordinaires et les conceptions ordinaires de notre environnement et de visualiser à la place notre environnement comme étant le mandala de la déité.

De la même façon, nous empêchons l’apparence ordinaire de notre corps, de nos plaisirs et de nos actions, et à leur place, nous nous générons en tant que déité, visualisons nos plaisirs en tant que ceux d’un bouddha et accomplissons des actions illuminées.

En faisant de telles pratiques, nous pouvons en résultat, atteindre l’état de bouddhéité très rapidement car nous utilisons le pouvoir de l’imagination correcte.

Ces quatre pratiques sont essentielles pour mener à terme les deux étapes tantriques : l’étape de génération et l’étape d’accomplissement du mantra secret.

Pour plus d’informations, lisez Les terres et les voies tantriques et Claire lumière de félicité.

Pourquoi pratiquer le tantra ?

Pourquoi pratiquer le tantra ?

La voie du tantra est souvent considérée comme supérieure à la voie du soutra, mais pour comprendre pourquoi il en est ainsi, il est nécessaire de nous engager dans une étude précise du soutra et du tantra ; sinon nos affirmations sur la supériorité du tantra ne seront que des mots.

De plus, si nous n’étudions pas bien à la fois le soutra et le tantra, nous aurons des difficultés à comprendre comment pratiquer l’union du soutra et du tantra, et le danger sera grand, soit que nous rejetions la pratique du tantra, soit que nous ignorions la pratique du soutra.

Les enseignements du tantra, ou mantra secret, comme on l’appelle parfois, sont les enseignements les plus rares et les plus précieux de Bouddha. Ce n’est qu’en suivant la voie du mantra secret que nous pouvons atteindre l’illumination, ou bouddhéité.

Pourquoi ne pouvons-nous pas atteindre la pleine illumination en pratiquant uniquement les voies du soutra ? Il y a deux raisons principales.

Premièrement, pour atteindre la bouddhéité, il est nécessaire d’accomplir le corps de vérité et le corps de forme d’un bouddha. Bien que les enseignements du soutra nous présentent une explication générale de la manière dont ces deux corps sont accomplis en dépendance des étapes de la voie de la sagesse et de la méthode, ils ne donnent pas d’explications précises sur les véritables causes substantielles directes de ces deux corps. La claire lumière de signification est la cause substantielle directe du corps de vérité et le corps illusoire est la cause substantielle directe du corps de forme. Ceux-ci ne sont expliqués que dans le mantra secret.

La deuxième raison pour laquelle les voies du soutra ne peuvent pas nous conduire à la pleine illumination est que les enseignements du soutra ne présentent pas de méthodes pour surmonter les obstructions très subtiles à l’omniscience : les apparences dualistes subtiles associées aux esprits d’apparence blanche, de croissance rouge et de proche-accomplissement noir.

Ces trois esprits deviennent manifestes lorsque nos vents intérieurs se dissolvent à l’intérieur du canal central au cours du sommeil, au cours du processus de la mort et au cours de la méditation de l’étape d’accomplissement.

Bien que ces esprits soient des esprits subtils, ce sont néanmoins des esprits contaminés parce que leurs objets (l’apparence de l’espace pénétré de lumière blanche, l’apparence de l’espace pénétré de lumière rouge et l’apparence de l’espace pénétré d’obscurité) paraissent exister de façon inhérente.

Ces apparences d’existence inhérente sont des apparences dualistes subtiles et des obstructions très subtiles à l’omniscience. Etant donné que les enseignements du soutra n’expliquent pas comment reconnaître les esprits subtils d’apparence blanche, de croissance rouge et de proche-accomplissement noir, les bodhisattvas du soutra ne sont même pas capables de reconnaître les apparences dualistes subtiles qui y sont associées et encore moins de les abandonner.

En général, l’apparence dualiste est l’apparence à l’esprit à la fois de son objet et de l’existence inhérente de l’objet. Tous les esprits des êtres vivants, à l’exception de la perception exaltée de l’équilibre méditatif des êtres supérieurs, ont cette apparence.

Une réalisation directe de la vacuité avec un esprit grossier n’a pas le pouvoir de surmonter les apparences dualistes subtiles associées aux esprits d’apparence blanche, de croissance rouge et de proche-accomplissement noir.

Le seul moyen d’abandonner ces apparences dualistes subtiles est de réaliser la vacuité directement avec un esprit très subtil de claire lumière. Puisque les méthodes qui permettent de manifester et d’utiliser l’esprit très subtil de claire lumière ne sont expliquées que dans le mantra secret, tous ceux qui désirent atteindre la bouddhéité doivent absolument entrer dans cette voie.

Pour plus d’informations, lisez Les terres et les voies tantriques et Claire lumière de félicité.

Qu’est-ce que le tantra ?

Qu’est-ce que le tantra ?

Le plus élevé des buts que les êtres humains peuvent atteindre est l’illumination complète, le stade ultime de paix dans lequel toutes les obstructions de notre esprit ont été éliminés et toutes les qualités telles que la sagesse, la compassion et les moyens habiles ont été pleinement développées.

Cependant nous ne pouvons pas atteindre ce but ultime en nous contentant simplement de l’attendre : nous devons utiliser les méthodes appropriées pour y parvenir.

Quelles sont les méthodes pour atteindre la paix de la pleine illumination ? Ce sont les voies du soutra et celles du mantra secret ou tantra ; il n’y a pas de troisième méthode. Parmi ces deux, les techniques révélées dans le mantra secret sont supérieures à celles révélées dans les soutras.

Le mantra secret est non seulement la voie suprême vers la pleine illumination, mais il est aussi extrêmement rare. Comme l’a dit Djé Tsongkhapa, les enseignements du mantra secret sont même plus rares que les bouddhas parce que, bien qu’un millier de bouddhas apparaîtront pendant cet éon fortuné, seul le quatrième (Bouddha Shakyamouni), le onzième, et le dernier enseigneront le mantra secret.

Nous avons aujourd’hui la grande opportunité de pratiquer ces enseignements rares et bénéfiques, aussi il est important que nous développions la ferme intention de les pratiquer avec pureté.

Si les enseignements mahayanas devaient disparaître de ce monde, nous n’aurions plus l’opportunité de devenir un bouddha. Par conséquent tant que nous avons encore accès à ces précieux enseignements, nous devrions nous y appliquer de façon assidue et essayer d’en acquérir une certaine expérience.

L’étymologie de mantra secret est la suivante : « secret » indique que ces méthodes doivent être pratiquées discrètement. Si nous faisons étalage de nos pratiques, nous attirerons beaucoup d’obstacles et de forces négatives. Ce serait comme si quelqu’un parlait ouvertement et sans précaution d’un joyau précieux qu’il possède, et, en résultat, attirerait l’attention des voleurs.

« Mantra » signifie « protection de l’esprit ». La fonction du mantra secret est de nous permettre de progresser rapidement sur les étapes de la voie spirituelle en protégeant notre esprit des apparences ordinaires et des conceptions ordinaires .

Pour plus d’informations sur ce sujet, lisez Les terres et les voies tantriques.

Les livres sur le dharma

Les Éditions Tharpa sont l’exemple d’une maison d’édition du dharma des temps modernes. Elle publie les livres sur le bouddhisme et la méditation écrits par le maître de méditation contemporain, Guéshé Kelsang Gyatso. Ses ouvrages sont mondialement reconnus et appréciés pour leur clarté et pour la facilité de leur mise en pratique.

Chacun peut trouver réponse dans ces livres, car cette collection de titres représente sûrement la présentation de la voie bouddhiste la plus complète qu’il soit, disponible en langue occidentale.

Ces livres ont été traduits dans de nombreuses langues européennes, y compris en russe, et sont maintenant traduits en chinois ainsi que dans d’autres langues non occidentales.

Les Éditions Tharpa présentent également des prières bouddhistes sur CD et MP3, ainsi qu’une belle gamme d’art bouddhiste traditionnel.

Pour en savoir plus sur les Éditions Tharpa, consultez la section de ce site web : les livres.

La pratique du dharma

Mettre le dharma en pratique signifie appliquer les enseignements de Bouddha dans notre vie quotidienne.

La pratique du dharma a pour but de nous permettre d’être libéré des renaissances inférieures de façon permanente.

Pour l’instant nous avons pris une renaissance en tant qu’être humain, libéré des renaissances inférieures, mais ce n’est qu’une libération temporaire et non permanente de la renaissance inférieure. Tant que nous n’aurons pas acquis une réalisation profonde du refuge, nous devrons prendre des renaissances inférieures encore et encore, pendant d’innombrables vies futures.

Nous atteignons la libération permanente des renaissances inférieures en nous en remettant sincèrement aux trois joyaux : Bouddha, la source de tout refuge, le dharma, la réalisation des enseignements de Bouddha, et la sangha, les pratiquants purs du dharma qui nous aident dans notre pratique spirituelle.

La dharma est comme un remède qui empêche les souffrances des trois règnes inférieurs, Bouddha est le médecin qui donne ce remède et la sangha comme les infirmières qui nous assistent. Avec cette compréhension, nous prenons refuge en Bouddha, le dharma et la sangha et appliquons le dharma dans nos vies de façon sincère.

La roue du dharma

Les enseignements de Bouddha, ou Dharma, sont comparés à une roue qui se déplace de pays en pays, s’adaptant à l’environnement et aux inclinations karmiques de leurs habitants.

Les formes extérieures de la présentation du bouddhisme peuvent changer selon les différentes cultures et sociétés, mais son authenticité essentielle est assurée par la continuité d’une lignée ininterrompue de pratiquants accomplis.

Il est dit que les enseignements de Bouddha sont comme une précieuse roue parce que, dans toutes les contrées où ces enseignements sont dispensés, les habitants ont la possibilité de contrôler leur esprit en les mettant en pratique.

Tourner la roue du dharma

Après que Bouddha eut atteint l’illumination, à la suite de requêtes, il sortit de sa méditation et enseigna ce qui fut appelé la première « roue du dharma ». Ces enseignements, qui comprennent le Soutra des quatre nobles vérités et d’autres discours, sont la principale source du hinayana, ou petit véhicule, du bouddhisme.

Plus tard, Bouddha enseigna les deuxième et troisième roues du dharma, qui comprennent respectivement, les Soutras de la perfection de la sagesse et le Soutra de la discrimination de l’intention. Ces enseignements sont la source du mahayana, ou grand véhicule, du bouddhisme.

Dans les enseignements du hinayana, Bouddha explique comment atteindre la libération de la souffrance uniquement pour soi-même. Dans ceux du mahayana, il explique comment atteindre la pleine illumination, ou bouddhéité, pour le bien des autres. Les deux traditions s’épanouirent en Asie, d’abord en Inde, puis progressivement dans les pays voisins, y compris le Tibet. À présent, elles commencent également à se répandre en Occident.

Chaque année, la journée de la rotation de la roue du dharma est célébrée dans les centres kadampas du monde entier lors d’une jouréne particulière appelée La jouréne de la roue du dharma

Vous trouverez plus d’informations sur les rotations de la roue du dharma par Bouddha dans Le cœur de la sagesse et Océan de nectar.

Les représentations de la roue du dharma

La roue du dharma se trouve au dessus de la porte des entre un cerf et une biche. Ensemble, ils symbolisent les étapes de la voie du tantra du yoga suprême.

Les huit signes auspicieux représentent la manière de progresser sur la voie bouddhiste en général, et le cerf, la biche, la roue du dharma et le vajra nous enseignent les étapes de la voie du tantra du yoga suprême. Le cerf symbolise la réalisation de la grande félicité, la biche la réalisation de la vacuité et la roue du dharma l’union des deux.

En approfondissant cette union de la grande félicité et de la vacuité, nous atteindrons finalement les cinq sagesses omniscientes d’un bouddha, symbolisées par le vajra à cinq branches.

Il y a également une grande roue du dharma dans la tour de lanterne des temples, qui contient de précieuses écritures et symbolisent le saint dharma atteignant tous les mondes.

La roue du dharma est également utilisée comme logo par les Éditions Tharpa’. Elle symbolise l’expansion à travers le monde du dharma pur du bouddhisme kadampa grâce aux œuvres de Guéshé Kelsang Gyatso.

Dans le centre de la roue du dharma se trouve le logo de l’Union internationale du bouddhisme kadampa – un soleil rayonnant se levant derrière une montagne enneigée.

Ceci symbolise le soleil du bouddhisme kadampa, qui provient des montagnes enneigées d’Asie, et qui rayonne maintenant dans de nombreux pays à travers le monde. Ceci a été rendu possible grâce au pouvoir des actions de Guéshé Kelsang.

Le bouddhadharma

Le bouddhisme, ou bouddhadharma, comprend les enseignements de Bouddha ainsi que les expériences intérieures ou réalisations de ces enseignements. Bouddha a donné quatre-vingt-quatre mille enseignements. Tous ces enseignements, ainsi que leurs réalisations intérieures, constituent le bouddhisme.

Le bouddhadharma ne reste pas en un seul endroit, il se déplace d’un pays à un autre. Tout comme l’or est précieux et rare, le bouddhadharma est précieux et très difficile à trouver.

Bouddha a enseigné comment examiner notre esprit pour voir quels sont les états d’esprit qui amènent la douleur et la confusion et ceux qui produisent la santé et le bonheur. Il a enseigné comment surmonter les états d’esprit non vertueux qui nous enferment dans des états de mécontentement et de douleur et comment cultiver les états d’esprit vertueux qui nous libèrent de la souffrance et nous amènent à la félicité de la pleine illumination.

En étudiant le bouddhadharma, nous aurons l’opportunité d’atteindre le bonheur que nous recherchons et de combler tous nos souhaits temporaires et ultimes.

Vous pouvez en apprendre plus sur l’esprit et comment le contrôler dans le livre Comprendre l’esprit.

Les enseignements de Bouddha

Dans Introduction au bouddhisme, Guéshé Kelsang nous donne un bref aperçu des enseignements de Bouddha :

Quarante neuf jours après que Bouddha eut atteint l’illumination, il lui a été demandé d’enseigner. À la suite de cette requête, Bouddha se leva de sa méditation et enseigna la première roue du dharma.

Ces enseignements, qui comprennent le Soutra des quatre nobles vérités et d’autres discours, sont la principale source du hinayana, ou petit véhicule, du bouddhisme. Plus tard, Bouddha enseigna les deuxième et troisième roues du dharma, qui comprennent respectivement, les Soutras de la perfection de la sagesse et le Soutra de la discrimination de l’intention. Ces enseignements sont la source du mahayana ou grand véhicule du bouddhisme.

Dans les enseignements du hinayana, Bouddha explique comment atteindre la libération de la souffrance uniquement pour soi-même et, dans ceux du mahayana, il explique comment atteindre la pleine illumination ou bouddhéité, pour le bien des autres. Les deux traditions s’épanouirent en Asie, d’abord en Inde, puis progressivement dans les pays voisins, y compris le Tibet. À présent, elles commencent également à se répandre en Occident.

« Dharma » signifie « protection ». En pratiquant les enseignements de Bouddha, nous nous protégeons de la souffrance et des problèmes. Toutes les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne ont pour origine l’ignorance, et la méthode pour éliminer l’ignorance réside dans la pratique du dharma.

Pratiquer le dharma est la méthode suprême pour améliorer la qualité de notre vie humaine. La qualité de la vie ne dépend pas du développement extérieur ou du progrès matériel, mais du développement intérieur de la paix et du bonheur. Autrefois par exemple, de nombreux bouddhistes vivaient dans des pays pauvres et sous-développés, mais ils ont pu trouver un bonheur pur et durable en pratiquant ce que Bouddha avait enseigné.

Si nous intégrons les enseignements de Bouddha dans notre vie quotidienne, nous serons capables de résoudre tous nos problèmes intérieurs et d’avoir un esprit vraiment en paix. Sans paix intérieure, la paix extérieure est impossible. Si nous commençons par faire régner la paix dans notre esprit en nous entraînant aux voies spirituelles, la paix extérieure viendra naturellement, mais si nous ne le faisons pas, le monde ne connaîtra jamais la paix, quel que soit le nombre de personnes militant en sa faveur.

Vous trouverez aussi tous les enseignements de Bouddha dans La voie joyeuse, Océan de nectar, Le cœur de la sagesse, et Comprendre l’esprit.

Bouddha atteint l’illumination

Les récits suivants concernant la vie de Bouddha sont extraits du livre de Guéshé Kelsang Gyatso, Introduction au bouddhisme :

Siddhartha se dirigea ensuite vers la région de Bodh Gaya, en Inde, où il trouva un lieu approprié pour méditer. Il resta dans cet endroit et pratiqua tout spécialement une méditation appelée « concentration semblable à l’espace sur le dharmakaya », dans laquelle il se concentra en un seul point sur la nature ultime de tous les phénomènes.

Après s’être entraîné à cette méditation pendant six ans, il réalisa qu’il était sur le point d’atteindre la pleine illumination. Il se rendit alors à Bodh Gaya où, le jour de la pleine lune du quatrième mois du calendrier lunaire, il s’assit sous l’arbre de la bodhi dans la posture de méditation et fit le vœu de ne pas sortir de sa méditation avant d’avoir atteint l’illumination parfaite. Avec cette détermination, il entra dans la concentration semblable à l’espace sur le dharmakaya .

Au crépuscule, le mara Dévapoutra, le chef de tous les démons ou maras, de ce monde, essaya de troubler la concentration de Siddhartha en provoquant de nombreuses apparitions effrayantes. Il manifesta des hordes de démons terrifiants, qui lui jetaient des lances, lui décochaient des flèches, essayaient de le brûler avec du feu, certains faisant rouler sur lui d’énormes rochers et même des montagnes. Mais Siddhartha demeura parfaitement imperturbable.

Par la force de sa concentration, les armes, les rochers et les montagnes lui apparurent comme une pluie de fleurs parfumées, et la fureur des flammes comme des offrandes de lumière d’arc-en-ciel.

Voyant qu’il ne parvenait pas à effrayer Siddhartha pour lui faire abandonner sa méditation, le mara Dévapoutra essaya au lieu de cela de le distraire en faisant apparaître d’innombrables belles femmes, mais Siddhartha répondit en se concentrant encore plus profondément.

Il triompha ainsi de tous les démons de ce monde, c’est pourquoi il fut appelé par la suite un « bouddha conquérant ».

Siddhartha continua sa méditation jusqu’à l’aube et atteignit alors la concentration semblable au vajra. Dans cet état de concentration, qui est le tout dernier état mental d’un être limité, il ôta de son esprit les derniers voiles de l’ignorance et l’instant d’après, il devint un bouddha, un être pleinement illuminé.

Pour en savoir plus sur Bouddha, lisez Introduction au bouddhisme.

Bouddha s’ordonne moine

Les récits suivants concernant la vie de Bouddha sont extraits du livre de Guéshé Kelsang Gyatso, Introduction au bouddhisme :

Lorsque les habitants du royaume shakya comprirent que le prince avait l’intention de quitter le palais, ils demandèrent au roi de lui arranger un mariage dans l’espoir que cela le ferait changer d’avis.

Le roi accepta et il lui trouva aussitôt une épouse convenable, la fille d’une famille shakya respectée, appelée Yasodhara. Le prince Siddhartha n’était cependant pas attaché aux plaisirs mondains car il avait compris que les objets d’attachement sont comme des fleurs empoisonnées, au début elles semblent attirantes, mais finalement elles donnent naissance à de grandes douleurs.

Sa décision de quitter le palais et d’atteindre l’illumination demeura inchangée, mais pour satisfaire les souhaits de son père et aider momentanément le peuple shakya, il consentit à épouser Yasodhara.

Bien qu’il demeurât au palais en qualité de prince royal, il consacra néanmoins tout son temps et toute son énergie à servir le peuple shakya autant qu’il le pouvait.

Quand il eut vingt-neuf ans, le prince eut une vision dans laquelle tous les bouddhas des dix directions lui apparurent et lui parlèrent à l’unisson, disant : « Dans le passé, tu as décidé de devenir un bouddha conquérant afin de pouvoir aider tous les êtres vivants prisonniers du cycle de la souffrance. À présent, il est temps d’accomplir ta résolution. »

Le prince alla immédiatement trouver ses parents et leur fit part de son intention : « Je désire me retirer dans un endroit paisible de la forêt où je pourrai méditer profondément et atteindre rapidement la pleine illumination. Quand j’aurai atteint l’illumination, je pourrai rendre la bonté de tous les êtres vivants et surtout la grande bonté dont vous avez fait preuve à mon égard. Je sollicite donc votre permission de quitter le palais. »

Ses parents furent choqués en entendant cela et le roi refusa d’accorder sa permission. Le prince Siddhartha dit alors à son père : « Père, si tu peux me procurer la libération permanente des souffrances de la naissance, de la maladie, de la vieillesse et de la mort, je resterai au palais, sinon je me verrai dans l’obligation de partir afin de donner tout son sens à ma vie humaine. »

Le roi essaya par tous les moyens d’empêcher son fils de quitter le palais. Dans l’espoir que le prince change d’avis, il l’entoura d’une suite de belles femmes, de danseurs, de chanteurs et de musiciens qui, jour et nuit, usèrent de leurs charmes pour lui plaire et, au cas où le prince tenterait de s’enfuir secrètement, il posta des gardes autour du palais.

Cependant, la détermination du prince de quitter le palais pour dédier sa vie à la méditation était inébranlable. Une nuit, il utilisa ses pouvoirs miraculeux pour plonger ses gardes et ses serviteurs dans un sommeil profond pendant qu’il s’échappait du palais avec l’aide d’une personne de confiance.

Après avoir parcouru une dizaine de kilomètres, le prince descendit de cheval et dit adieu à son compagnon. Puis il se coupa les cheveux et les jeta au ciel où ils furent attrapés par les dieux du Pays des Trente-trois Paradis. Un des dieux offrit ensuite au prince les robes couleur safran d’un mendiant religieux.

Le prince les accepta et donna en échange à ce dieu ses vêtements royaux. De cette manière, il s’ordonna moine lui-même.

Pour en savoir plus sur Bouddha, lisez Introduction au bouddhisme.

 

Bouddha – témoin de la souffrance

Bouddha – témoin de la souffrance

Les récits suivants concernant la vie de Bouddha sont extraits du livre de Guéshé Kelsang Gyatso, Introduction au bouddhisme :

Le jeune prince grandit et maîtrisa tous les arts traditionnels et les sciences sans l’aide d’aucune instruction. Il connaissait soixante-quatre langues, chacune avec son propre alphabet et de plus, il était très doué en mathématiques. Un jour, il dit à son père qu’il pouvait compter tous les atomes du monde en l’espace d’une seule inspiration.

Bien qu’il n’eut pas besoin d’étudier, il le fit pour plaire à son père et pour aider les autres. À la requête de son père, il suivit une école où, en plus de l’étude de divers sujets académiques, il devint très bon en sports tels que les arts martiaux et le tir à l’arc.

Le prince profitait de chaque occasion pour transmettre des enseignements spirituels et encourager les autres à suivre la voie spirituelle. Un jour, alors qu’il participait à un tournoi de tir à l’arc, il déclara : « Avec l’arc de la concentration méditative, je vais décocher la flèche de la sagesse et tuer le tigre de l’ignorance qui se trouve dans les êtres vivants. » Puis il décocha la flèche qui transperça cinq tigres de fer et sept arbres avant de disparaître dans la terre !

Après avoir assisté à de telles démonstrations, des milliers de personnes commencèrent à avoir foi en le prince.

Le prince Siddhartha allait parfois dans la capitale du royaume de son père pour voir comment les gens vivaient. Au cours de ces visites, il rencontra de nombreuses personnes âgées, des malades et une fois, il vit un cadavre.

Ces rencontres laissèrent une profonde impression dans son esprit et l’amenèrent à comprendre que tous les êtres vivants sans exception doivent éprouver les souffrances de la naissance, de la maladie, de la vieillesse et de la mort. Parce qu’il comprenait les lois de la réincarnation, il réalisa aussi qu’ils enduraient ces souffrances non seulement une fois, mais encore et encore, vie après vie, sans interruption.

Voyant comment tous les êtres vivants sont prisonniers de ce cercle vicieux de souffrance, il ressentit à leur égard une profonde compassion et il développa le désir sincère de les libérer tous de leurs souffrances. Comprenant que seul un bouddha pleinement illuminé a la sagesse et le pouvoir d’aider ainsi tous les êtres vivants, il décida de quitter le palais et de se retirer dans la solitude de la forêt, où il pratiquerait de profondes méditations jusqu’à l’accomplissement de l’illumination.

Pour en savoir plus sur Bouddha, lisez Introduction au bouddhisme.

La naissance de Bouddha

Les récits suivants concernant la vie de Bouddha sont extraits du livre de Guéshé Kelsang Gyatso, Introduction au bouddhisme :

Le bouddha qui a fondé la religion bouddhiste est appelé Bouddha Shakyamouni. « Shakya » est le nom de la famille royale dans laquelle il est né et « mouni » signifie « Celui qui est capable ». Bouddha Shakyamouni était un prince, né en 624 av. J.-C. à Loumbini, un endroit situé à l’époque au nord de l’Inde, mais qui fait maintenant partie du Népal. Sa mère était la reine Mayadévi et son père le roi Shouddhodana.

Une nuit, la reine Mayadévi rêva qu’un éléphant blanc descendait du paradis et entrait dans son ventre. L’éléphant blanc qui entrait dans sa matrice indiquait que l’enfant qu’elle avait conçu cette nuit-là était un être pur et puissant. L’éléphant qui descendait du paradis indiquait que son enfant venait du Paradis de Toushita, le pays pur de Bouddha Maitreya.

Plus tard, lorsqu’elle donna naissance à son enfant, au lieu de ressentir de la douleur, la reine eut une vision extraordinaire, pure. Elle se vit debout, tenant la branche d’un arbre de sa main droite, tandis que les dieux Brahma et Indra sortaient l’enfant de son flanc sans qu’elle n’éprouve de douleur, puis ils honorèrent l’enfant en lui offrant les ablutions rituelles.

Quand le roi vit l’enfant, il lui sembla que tous ses souhaits avaient été exaucés et il nomma le jeune prince « Siddhartha ». Il fit venir un devin brahmane afin de connaître l’avenir du jeune prince. Usant de son pouvoir de clairvoyance, le devin examina l’enfant et annonça au roi :

« Certains signes montrent que ce garçon peut devenir soit un roi tchakravatine, un souverain du monde entier, soit un bouddha pleinement illuminé. Toutefois, comme le temps des rois tchakravatines est à présent révolu, il est certain qu’il va devenir un bouddha, et son influence bénéfique rayonnera dans les mille millions de mondes comme les rayons d’un soleil. ».

Pour en savoir plus sur Bouddha, lisez Introduction au bouddhisme.

Bulletins

Livres sur le bouddhisme et la méditation

Les livres

Vous pouvez naviguer dans cette section et acheter des livres sur le bouddhisme et la méditation écrits par le célèbre enseignant de méditation Guéshé Kelsang Gyatso.

Tous les livres de Guéshé Kelsang sont publiés par la société d’édition de la NKT, les Éditions Tharpa

“Une des présentations les plus concises de la voie bouddhiste dans toutes les langues occidentales.” – BBC

Cette série remarquable de livres est la présentation la plus complète et la mieux formulée de la voie bouddhiste de l’illumination disponible en langue occidentale.

Initialement écrits en anglais, ils sont actuellement traduits dans de nombreuses autres langues.

Vous trouverez ici des livres sur :

  • La méditation bouddhiste
  • Les pratiques plus profondes de méditation
  • Le mode de vie bouddhiste
  • Le tantra bouddhiste
  • La philosophie et la psychologie bouddhistes

Utilisez le menu pour parcourir les livres.

Les objets de méditation

Les objets de méditation

En général, n’importe quel objet vertueux peut être utilisé comme objet de méditation.

Si nous constatons que notre esprit devient paisible et plus vertueux en se familiarisant avec un certain objet, c’est le signe que pour nous cet objet est vertueux. Si c’est le contraire qui se passe, c’est que pour nous l’objet est non vertueux. De nombreux objets sont neutres et n’ont pas un effet positif ou négatif particulier sur notre esprit.

Il existe beaucoup d’objets de méditation vertueux différents, mais ceux qui ont le plus de sens sont les objets des vingt et une méditations, depuis la méditation sur la pratique de s’en remettre à un guide spirituel jusqu’à la méditation sur la vacuité, la nature ultime des phénomènes. Vous trouverez toutes les explications dans Le manuel de méditation.

C’est en s’en remettant à un guide spirituel qualifié que nous ouvrons la porte à la pratique du dharma. Grâce aux bénédictions de notre guide spirituel, nous faisons naître la foi et la confiance en notre pratique et nous atteignons facilement toutes les réalisations des étapes de la voie. C’est pourquoi il est nécessaire de méditer sur la pratique de s’en remettre à un guide spirituel.

Il est important de méditer sur notre précieuse vie humaine afin de réaliser que nous avons maintenant cette opportunité exceptionnelle de pratiquer le dharma. Si nous apprécions le grand potentiel de cette vie, nous ne la gaspillerons pas dans des activités dénuées de sens.

Il est important de méditer sur la mort et l’impermanence afin de surmonter la tendance à remettre à plus tard et de nous assurer de la pureté de notre pratique en surmontant notre préoccupation pour les intérêts mondains. Il n’est pas très difficile d’atteindre des réalisations si nous pratiquons le dharma avec pureté.

En méditant sur le danger de la renaissance inférieure, en prenant refuge avec sincérité, en évitant ce qui est non vertueux et en pratiquant ce qui est vertueux, nous nous protégeons contre les renaissances inférieures et nous nous assurons d’obtenir, vie après vie, une précieuse renaissance humaine dotée de toutes les conditions favorables à la pratique du dharma.

Il est important de méditer sur les souffrances des humains et des dieux afin de développer le désir spontané d’atteindre la libération permanente ou nirvana. Ce désir, appelé « renoncement », nous encourage fortement à accomplir les pratiques des voies spirituelles, qui sont les méthodes mêmes qui nous permettent d’atteindre la pleine libération.

Il est important de méditer sur l’amour, la compassion et la bodhitchitta afin de pouvoir surmonter l’auto-préoccupation et de développer et maintenir un bon cœur à l’égard de tous les êtres vivants.

Avec ce bon cœur, nous méditons sur le calme stable et la vue supérieure afin de pouvoir éradiquer notre ignorance et devenir finalement un bouddha par l’abandon des deux types d’obstructions.

Les bienfaits de la méditation

Les bienfaits de la méditation

Si nous pratiquons ainsi avec patience, les pensées distrayantes diminueront progressivement et nous éprouverons un sentiment de paix intérieure et de détente.

Notre esprit se sentira lucide et spacieux, et nous nous sentirons rafraîchis. Quand la mer est houleuse, le sédiment est brassé et l’eau devient trouble, mais quand le vent tombe, la boue se dépose lentement et l’eau devient claire.

De la même manière, quand nous réussissons, grâce à la concentration sur la respiration, à calmer le flot incessant de nos distractions, notre esprit devient singulièrement clair et lucide. Il est bon de rester dans cet état de calme mental pendant un moment.

Même si la méditation sur la respiration n’est qu’une étape préliminaire de la méditation, elle peut être assez puissante. Cette pratique nous montre que le simple contrôle de l’esprit nous permet de connaître la paix intérieure et le contentement, sans avoir à dépendre d’aucune manière des conditions extérieures.

Quand la turbulence des pensées distrayantes s’apaise et que notre esprit se calme, un bonheur et un contentement profonds se produisent naturellement de l’intérieur. Ce sentiment de contentement et de bien-être nous aide à faire face à l’agitation et aux difficultés de la vie de tous les jours.

Le stress et les tensions éprouvés en temps normal proviennent en grande partie de notre esprit, et bon nombre de nos problèmes, y compris les problèmes de santé, sont causés ou aggravés par ce stress. En ne méditant que dix ou quinze minutes par jour sur la respiration, nous serons en mesure de diminuer ce stress.

Notre esprit nous semblera calme et spacieux, et beaucoup de nos problèmes habituels disparaîtront. Nous ferons plus facilement face aux situations difficiles, nous nous sentirons naturellement chaleureux et bien disposés envers les autres, et nos relations s’amélioreront progressivement.

Nous devrions nous entraîner à cette méditation préliminaire jusqu’à ce que nous en ayons acquis une certaine expérience. Cependant, si nous voulons atteindre la paix intérieure permanente et si nous voulons nous libérer complètement des problèmes et de la souffrance, nous devons progresser au-delà de la simple méditation sur la respiration vers des pratiques de méditations comme le cycle des vingt et une méditations du lamrim, expliqué dans Le manuel de méditation.

Pour pratiquer ces méditations, nous commençons par calmer notre esprit avec la méditation sur la respiration et continuons ensuite avec les étapes des méditations analytique et placée, en suivant les instructions données pour chaque méditation.

La méditation sur la respiration

La méditation sur la respiration

La première étape de la méditation consiste à stopper les distractions et à rendre l’esprit plus clair et plus lucide. Nous pouvons y parvenir en méditant simplement sur la respiration.

Nous choisissons un endroit tranquille pour méditer et nous nous asseyons dans une position confortable. Nous pouvons nous asseoir dans la posture traditionnelle, jambes croisées, ou dans n’importe quelle autre position confortable. Nous pouvons, à notre convenance, nous asseoir sur une chaise. La chose la plus importante est de garder le dos droit afin d’éviter l’engourdissement et la somnolence.

Nous nous asseyons avec les yeux mi-clos et dirigeons notre attention vers notre respiration. Nous respirons naturellement, de préférence par le nez, sans tenter de contrôler notre respiration, et nous essayons d’être conscients de la sensation du souffle qui entre et qui sort par les narines. Cette sensation constitue notre objet de méditation, celui sur lequel nous devons essayer de nous concentrer à l’exclusion de toute autre chose.

Au début, notre esprit sera très agité et il se peut même que notre méditation semble avoir pour effet de le rendre encore plus agité, mais en réalité c’est seulement parce que nous devenons plus conscients de l’état d’agitation dans lequel se trouve notre esprit. Nous serons fortement tentés de suivre les différentes pensées qui surgissent, mais il faut y résister et rester concentrés en un seul point sur la sensation du souffle.

Si nous découvrons que notre esprit vagabonde et suit nos pensées, il faut immédiatement le ramener sur le souffle. Il faut répéter ce processus autant de fois qu’il est nécessaire, jusqu’à ce que l’esprit se stabilise sur la respiration.

Pour en savoir plus sur la méditation utilisez les liens à gauche, ou lisez Le manuel de méditation.

Comment méditer ?

Comment méditer ?

La méditation est une méthode qui permet de familiariser notre esprit avec la vertu. Plus notre esprit se familiarise avec la vertu, plus il devient calme et paisible. Quand notre esprit est paisible, nous sommes libérés des soucis et de la douleur mentale et nous connaissons alors le vrai bonheur.

Si nous entraînons notre esprit pour qu’il connaisse la paix, nous serons constamment heureux, même dans les situations les plus difficiles, mais s’il n’est pas paisible, alors nous ne serons pas heureux, même si nous avons les conditions extérieures les plus agréables. Il est donc important d’entraîner notre esprit au moyen de la méditation.

On distingue deux types de méditation : la méditation analytique et la méditation placée. La méditation analytique consiste à contempler la signification des instructions du dharma que nous avons entendues ou lues. Contempler ces instructions en profondeur nous amène finalement à formuler une conclusion précise ou à faire naître en nous un état d’esprit vertueux particulier. C’est cette conclusion, ou cet état d’esprit, qui est l’objet de la méditation placée.

Ayant trouvé notre objet grâce à la méditation analytique, nous nous concentrons ensuite en un seul point sur cette conclusion, ou cet état d’esprit vertueux, le plus longtemps possible pour nous familiariser profondément avec lui. Cette concentration en un seul point constitue la méditation placée. On appelle souvent la méditation analytique «contemplation » et la méditation placée « méditation ».

La méditation placée dépend de la méditation analytique, et la méditation analytique dépend de l’écoute ou de la lecture des instructions du dharma.

Pour en savoir plus sur la méditation, utilisez les liens à gauche ou lisez Le manuel de méditation.

La méditation

La méditation

Le but de la méditation est de cultiver les états d’esprit favorables à la paix et au bien-être et d’éliminer ceux qui ne le sont pas.

Si nous examinons notre vie, nous constaterons que l’essentiel de notre temps et de notre énergie est consacré aux activités mondaines, comme la recherche d’une sécurité matérielle et affective, la satisfaction des plaisirs des sens ou l’acquisition d’une bonne réputation.

Bien que ces choses puissent nous rendre heureux pendant un certain temps, elles ne peuvent nous apporter la contentement profond et durable auquel nous aspirons. Tôt ou tard, notre bonheur cède à l’insatisfaction et nous voilà lancés à la poursuite d’autres plaisirs mondains.

Ceux-ci sont directement ou indirectement la cause de souffrances physiques ou mentales en stimulant l’attachement, la jalousie et la frustration. De plus, chercher à combler nos propres désirs nous met souvent en conflit avec les autres.

Si le vrai bonheur ne peut être trouvé dans les plaisirs mondains, où peut-on le trouver ? Le bonheur est un état d’esprit, par conséquent, la vraie source du bonheur se trouve dans notre esprit et non dans les conditions extérieures.

Si notre esprit est pur et paisible, nous serons heureux, quelles que soient les conditions extérieures, mais s’il est impur et agité, nous ne trouverons jamais le bonheur quelle que soit la peine que nous nous donnons pour changer les conditions extérieures.

La méthode qui permet de rendre notre esprit pur et en paix est l’entraînement à la méditation.

Vous trouverez plus d’informations sur la méditation dans Le manuel de méditation.

Introduction au bouddhisme et à la méditation

Introduction

Le bouddhisme kadampa est une tradition estimée qui, pendant des siècles, a donné la possibilité d’accéder aux enseignements de Bouddha et aux pratiques de méditation partout dans le monde.

Le bouddhisme a une valeur universelle, hors du temps, et peut être pratiqué par tous, sans barrière de culture, race, sexe ou âge

Par l’entraînement à la méditation et autres pratiques bouddhistes, vous pouvez améliorer la qualité de votre vie en développant la paix intérieure, l’amour et la sagesse.

Glossaire de termes bouddhistes

Ceci est le glossaire de travail utilisé par les Éditions Tharpa. Il est proposé ici pour une utilisation exclusivement privée d’étude et ne peut être reproduit d’aucune façon sans l’autorisation des Éditions Tharpa.

Note: les liens internes vers d’autres termes du glossaire ne fonctionneront qu’à partir du moment où ces termes figureront sur le site .

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L’art bouddhiste

Les accomplissements intérieurs des êtres éclairés peuvent prendre une forme concrète. La compassion éclairée se manifeste sous la forme de Bouddha Avalokiteshvara, la sagesse sous celle de Mandjoushri, l’amour sous la forme de Maitreya, et ainsi de suite.

La contemplation de ces formes exaltées contribue à fortifier notre foi envers les êtres éclairés ; elle nous permet de recevoir leurs bénédictions, et finalement de développer les qualités qu’elles incarnent.

Depuis plus de deux milles cinq cents ans, les bouddhistes s’exercent à reproduire ces formes saintes dans les peintures, les statues et autres.

Utilisez le menu pour voir l’essor que connaît aujourd’hui cette tradition vivante.

 

Comment méditer

Le but de la méditation est de rendre notre esprit calme et paisible.

Si notre esprit est paisible, nous serons libérés des soucis et des souffrances mentales et nous connaîtrons ainsi le vrai bonheur. Mais si notre esprit n’est pas en paix, il nous sera très difficile d’être heureux, même si nous vivons dans les meilleures conditions.

Si nous nous entraînons à la méditation, notre esprit va progressivement devenir de plus en plus paisible, et nous connaîtrons une forme de bonheur de plus en plus pure. Finalement nous serons capables d’être tout le temps heureux, même dans les situations les plus difficiles.

D’habitude, il nous est difficile de contrôler notre esprit. Il ressemble à un ballon dans le vent : il va ici et là, au gré des circonstances extérieures. Quand les choses vont bien, notre esprit est heureux, mais dès qu’elles vont mal, il devient immédiatement malheureux. Lorsque nous obtenons ce que nous voulons, par exemple une nouvelle acquisition ou un nouveau partenaire, nous devenons surexcités et nous nous y accrochons fortement.

Mais, étant donné que nous ne pouvons pas avoir tout ce que nous désirons et que nous serons inévitablement séparés des amis et des biens dont nous jouissons en ce moment, cette viscosité mentale, ou attachement, n’est qu’une cause de douleur. Par ailleurs, lorsque nous n’obtenons pas ce que nous voulons ou que nous perdons quelque chose que nous aimons, nous devenons déprimés ou irritables.

Si nous sommes par exemple obligés de travailler avec un collègue que nous n’aimons pas, nous nous sentirons probablement irrités et affligés, au point d’être incapables de travailler efficacement avec lui, et notre temps passé au travail deviendra une cause de stress et de frustration.

De telles sautes d’humeur se produisent parce que nous sommes beaucoup trop pris par les situations extérieures. Nous sommes comme des enfants qui, excités d’avoir construit un château de sable, deviennent tristes quand celui-ci est détruit par la marée montante.

Lorsque nous nous entraînons à la méditation, nous créons un espace intérieur et une clarté qui nous rendent capables de contrôler notre esprit, quelles que soient les circonstances extérieures. Nous remplaçons progressivement notre esprit instable, qui oscille entre les extrêmes de l’excitation et du découragement, par un esprit stable et équilibré qui est toujours heureux.

Si nous nous entraînons systématiquement à la méditation, nous réussirons finalement à éliminer de notre esprit les perturbations mentales qui causent tous nos problèmes et toutes nos souffrances. Nous en viendrons ainsi à connaître une paix intérieure permanente. Alors, jour et nuit, vie après vie, nous ne connaîtrons que paix et bonheur.

Pour en savoir plus sur ce sujet, lisez Le manuel de méditation, Transformez votre vie, etHuit étapes vers le bonheur.

La pensée bouddhiste

Tous les êtres vivants ont le même désir fondamental : être heureux et éviter la souffrance. Mais très peu de personnes savent quelles sont les causes réelles du bonheur et de la souffrance.

Nous croyons généralement que les conditions extérieures, comme la nourriture, les amis, les voitures et l’argent, sont les causes réelles du bonheur, et à cause de cela nous consacrons presque tout notre temps et toute notre énergie pour les acquérir. Superficiellement, il semble que ces choses peuvent nous rendre heureux, mais si nous y regardons de plus près, nous constaterons qu’elles nous apportent aussi énormément de souffrances et de problèmes.

Le bonheur et la souffrance sont à l’opposé l’un de l’autre, aussi si quelque chose est une cause réelle de bonheur elle ne peut pas donner naissance à la souffrance. Si la nourriture, l’argent, etc., sont réellement des causes de bonheur, ils ne peuvent jamais être cause de souffrance, mais nous savons bien grâce à notre propre expérience, qu’en fait, ils sont souvent cause de souffrance. Par exemple, une des choses qui nous intéresse le plus c’est la nourriture, mais ce que nous mangeons est aussi très souvent la cause principale de notre mauvaise santé et de nos maladies.

Dans le processus de production des choses qui nous semblent être les causes de notre bonheur, nous avons pollué notre environnement à un tel point que même l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons maintenant menacent notre santé et notre bien-être. Nous apprécions la liberté et l’indépendance qu’une voiture peut nous apporter, mais les accidents et la destruction de l’environnement nous font payer cela très cher.

Nous avons l’impression que pour jouir de la vie l’argent est essentiel, mais courir après l’argent nous cause d’immenses problèmes et de grandes angoisses. Même notre famille et nos amis, avec qui nous passons de si agréables moments, peuvent nous apporter beaucoup de soucis et de chagrins.

Ces dernières années, notre compréhension et notre contrôle du monde extérieur ont considérablement augmenté, et en résultat nous sommes les témoins d’un remarquable progrès matériel, mais il n’y a pas eu une augmentation correspondante du bonheur humain.

Il n’y a pas moins de souffrance dans le monde d’aujourd’hui et pas moins de problèmes. On pourrait même dire qu’à présent il y a plus de problèmes et bien plus de malheurs qu’auparavant. Cela nous montre que la solution de nos problèmes et de ceux de la société dans son ensemble ne réside pas dans la connaissance ou le contrôle du monde extérieur.

Pourquoi cela ? Le bonheur et la souffrance sont des états d’esprit, leurs causes principales ne peuvent donc pas se trouver en dehors de l’esprit. La source réelle du bonheur c’est la paix intérieure. Si notre esprit est en paix, nous serons heureux tout le temps, quelles que soient les conditions extérieures, mais s’il est perturbé ou troublé d’une manière ou d’une autre, nous ne serons jamais heureux, même si les conditions extérieures sont les meilleures.

Celles-ci ne peuvent nous rendre heureux que si notre esprit est en paix. Nous pouvons comprendre cela par notre propre expérience. Par exemple, même lorsque notre environnement est le plus magnifique et que nous avons tout ce dont nous avons besoin, au moment où nous nous mettons en colère, tout le bonheur dont nous jouissions disparaît ; c’est parce que la colère a détruit notre paix intérieure.

À partir de cela nous pouvons comprendre que si nous voulons un bonheur vrai et durable, il est nécessaire de générer et de maintenir une paix intérieure spéciale. La seule manière d’y parvenir est d’entraîner notre esprit en pratiquant la voie spirituelle – en réduisant et en éliminant nos états d’esprit négatifs perturbés d’une manière graduelle et en les remplaçant par des états d’esprit positifs et paisibles.

Finalement, en continuant à améliorer notre paix intérieure, nous connaîtrons une paix intérieure permanente, ou « nirvana ». Une fois le nirvana atteint, nous serons heureux tout au long de notre vie, et ensuite vie après vie. Nous aurons résolu tous nos problèmes et réalisé le vrai sens de notre vie humaine.

Extrait du livre Transformez votre vie par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

 

Le tantra

Les êtres vivants ont différentes capacités en ce qui concerne leur compréhension spirituelle et leur pratique. C’est pour cette raison que, par compassion, Bouddha Shakyamouni a donné des enseignements de niveaux différents, tout comme un médecin attentif administre des remèdes différents pour traiter différents types de malades.

Pour ceux qui souhaitent simplement atteindre le bonheur humain, Bouddha a donné des enseignements révélant les actions et leurs effets, ou karma ; et il a enseigné la discipline morale comme pratique principale.

Pour ceux qui souhaitent faire l’expérience de la paix intérieure permanente de la libération, ou nirvana, pour eux seuls, Bouddha a donné des enseignements sur les défauts du samsara ; et il a enseigné les trois entraînements supérieurs : l’entraînement à la discipline morale supérieure, l’entraînement à la concentration supérieure et l’entraînement à la sagesse supérieure – en tant que pratique principale.

Pour ceux qui souhaitent atteindre le but ultime de la pleine illumination, Bouddha a donné des enseignements sur le développement de la grande compassion et de la bodhitchitta ; et il a enseigné les six perfections – les perfections du don, de la discipline morale, de la patience, de l’effort, de la stabilisation mentale et de la sagesse – comme pratique principale.

Tous ces enseignements sont ouverts à quiconque souhaite les étudier et les pratiquer. Les expériences que l’on obtient en les pratiquant sont appelées les « voies spirituelles communes ».

Hormis ces enseignements, Bouddha a également donné des enseignements sur le tantra. Ceux-ci ne peuvent être pratiqués que par ceux qui ont reçu les transmissions de pouvoir tantriques. Les expériences acquises en pratiquant ces enseignements sont appelées les « voies spirituelles non communes ».

Pour une explication détaillée des voies spirituelles du tantra, consultez Les terres et les voies tantriques.

Le dharma

Dharma signifie « protection ». En pratiquant les enseignements de Bouddha, nous nous protégeons contre la souffrance et les problèmes. Toutes les difficultés rencontrées dans notre vie quotidienne ont l’ignorance pour origine, et la méthode pour éliminer l’ignorance est la pratique du dharma.

Pratiquer le dharma est la méthode suprême pour améliorer la qualité de notre vie humaine. La qualité de la vie ne dépend pas du développement extérieur ou du progrès matériel, mais du développement intérieur de la paix et du bonheur.

Autrefois par exemple, de nombreux bouddhistes vivaient dans des pays pauvres et sous-développés, mais ils ont pu trouver un bonheur pur et durable en pratiquant ce que Bouddha a enseigné.

Si nous intégrons les enseignements de Bouddha dans notre vie de tous les jours, nous pourrons résoudre tous nos problèmes intérieurs et avoir véritablement un esprit en paix. Sans paix intérieure, la paix extérieure est impossible.

Si nous établissons d’abord la paix dans notre esprit en nous entraînant aux voies spirituelles, la paix extérieure viendra naturellement, mais si nous ne le faisons pas, le monde ne connaîtra jamais la paix, quel que soit le nombre de personnes qui militent en sa faveur.

Une présentation complète du dharma se trouve dans La voie joyeuse.

Qui est Bouddha ?

Dans Introduction au bouddhisme, Guéshé Kelsang Gyatso explique:

D’une façon générale, le terme « bouddha » désigne un «être éveillé », quelqu’un qui s’est éveillé du sommeil de l’ignorance et voit les choses telles qu’elles sont réellement. Un bouddha est une personne complètement libérée de toutes les fautes et de toutes les obstructions mentales. Autrefois, de nombreuses personnes sont devenues des bouddhas et de nombreuses personnes deviendront des bouddhas à l’avenir.

Il n’y a rien que Bouddha ne connaisse. Parce qu’il s’est éveillé du sommeil de l’ignorance et a éliminé toutes les obstructions de son esprit, il connaît absolument tout du passé, du présent et du futur, directement et simultanément. En outre, Bouddha a une immense compassion, totalement impartiale, qui embrasse tous les êtres vivants sans discrimination. Il les aide tous sans exception en se manifestant sous de multiples formes à travers l’univers et en bénissant leur esprit.

En recevant les bénédictions de Bouddha, tous les êtres, même le plus petit des animaux, ont parfois des états d’esprit paisibles et vertueux. Finalement, tous vont rencontrer une émanation de Bouddha, sous la forme d’un guide spirituel, et auront la possibilité de s’engager sur la voie de la libération et de l’illumination. Comme l’a dit le grand érudit bouddhiste indien Nagardjouna : « Il n’existe pas une seule personne qui n’ait reçu l’aide de Bouddha ».

Il est impossible de décrire toutes les qualités d’un bouddha. La compassion, la sagesse et le pouvoir d’un bouddha sont inconcevables. Plus rien ne lui obscurcissant l’esprit, il voit tous les phénomènes dans tout l’univers aussi clairement qu’il voit un joyau dans le creux de sa main. Par la force de sa compassion, un bouddha accomplit spontanément ce qui est approprié pour aider les autres.

Il n’a pas besoin de réfléchir au meilleur moyen d’aider les êtres vivants ; il agit naturellement et sans efforts de la façon la plus bénéfique. Tout comme le soleil n’a besoin d’aucune motivation pour émettre de la lumière et de la chaleur, mais le fait simplement parce que la lumière et la chaleur sont sa vraie nature, ainsi un bouddha n’a besoin d’aucune motivation pour faire du bien aux autres, mais le fait simplement parce que c’est sa nature.

Comme le reflet de la lune apparaît sans effort à la surface de toute eau tranquille, les émanations d’un bouddha apparaissent spontanément partout où les esprits des êtres vivants sont capables de les percevoir. Les bouddhas peuvent émaner toute forme pouvant aider les êtres vivants.

Quelquefois, ils se manifestent comme des bouddhistes et quelquefois comme des non-bouddhistes. Ils peuvent se manifester en tant qu’hommes ou femmes, rois ou vagabonds, citoyens respectueux de la loi ou criminels. Ils peuvent même se manifester sous forme d’animaux, de vent ou de pluie, de montagnes ou d’îles. A moins d’être un bouddha soi-même nous ne pouvons pas dire assurément qui ou quoi est une émanation d’un bouddha.

Parmi toutes les façons dont un bouddha peut aider les êtres vivants, la suprême façon est d’émaner un guide spirituel. Par ses enseignements et son exemple immaculé, un authentique guide spirituel mène ses disciples au long du chemin spirituel vers la libération et l’illumination.

Si nous rencontrons un guide spirituel mahayana qualifié et mettons en pratique tout ce qu’il enseigne nous atteindrons sans aucun doute l’illumination et deviendrons un bouddha conquérant. Nous serons alors en position de rendre la bonté à tous les êtres vivants en les libérant de leurs souffrances du samsara et en les menant vers la suprême félicité de la bouddhéité.

Pour en savoir plus sur Bouddha, lisez Introduction au bouddhisme.

Pour en savoir plus

Vous trouverez dans cette section des informations sur un grand nombre de sujets ayant trait au bouddhisme et à la méditation.

La plupart des documentations de cette section est extraite des livres de Guéshé Kelsang Gyatso.

Utilisez les liens sur la droite pour en savoir plus.

Le calendrier kadampa

Tout au long de l’année, certaines dates sont réservées pour des commémorations particulières.

Elles sont généralement l’occasion d’évènements particuliers dans les centres kadampas du monde entier.

Consultez le menu pour retrouver ces évènements.

Vous trouverez le calendrier kadampa mensuel sur la page d’accueil de ce site web.

 

Les sadhanas du bouddhisme kadampa

Les sadhanas du bouddhisme kadampa

Toutes les pratiques essentielles du bouddhisme kadampa sont incluses dans une série de livrets de prières préparés par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso et publiés par les Éditions Tharpa.

Cliquez sur une sadhana pour en savoir plus :

La sadhana d’Avalokiteshvara

La confession des chutes morale du bodhisattva

Le dakini yoga

Goutte de nectar essentiel

L’essence de la bonne fortune

L’essence du vajrayana

Le festin de la grande félicité

La grande Mère compatissante

La grande Mère

La grande libération du Père

La grande libération de la Mère

Le joyau du cœur

Les prières qui viennent du fond du cœur

Le mode de vie kadampa

La prière libératrice

Libération hors de la douleur

La cérémonie du refuge mahayana et la cérémonie des vœux du bodhisattva

Une vie pleine de sens

Prière adressée au Bouddha de la Médecine

Méditation et récitation du Vajrasattva solitaire

Tambour mélodieux

Les kadampas des temps modernes

L’offrande au guide spirituel

La voie de la compassion pour le défunt

Le chemin vers le pays pur

Prières de longue vie

Prières pour la méditation

Une vie pure

La voie rapide de la grande félicité

Trésor de sagesse

Le yoga du héros vajra

Les voeux et engagements

Le joyau qui exauce les souhaits

Le yoga de Bouddha Amitayous

Le yoga de la Tara blanche

Les pratiques bouddhistes kadampas

Les pratiques bouddhistes kadampas

Le bonheur est un état d’esprit, c’est donc dans l’esprit et non pas dans les conditions extérieures que réside la véritable source du bonheur.

Si notre esprit est pur et paisible, nous serons heureux quelles que soient les conditions extérieures, mais s’il est impur et ne connaît pas la paix, nous ne trouverons jamais le bonheur, quels que soient les efforts que nous ferons pour changer les conditions extérieures.

La méditation nous permet de cultiver les états d’esprit qui contribuent à la paix et au bien-être et d’éliminer ceux qui n’ont pas ces effets.

Afin de réussir notre méditation, il nous faut d’abord écouter les enseignements authentiques d’un enseignant qualifié et étudier des livres de méditation qualifiés.

Grâce à l’étude et à la méditation, nous développons trois types de sagesse :

  1. La sagesse qui vient de l’écoute
  2. La sagesse qui vient de la contemplation
  3. La sagesse qui vient de la méditation

Lorsque nous avons pleinement développé ces sagesses, toute négativité et toute confusion sont éliminées.

Pour réussir notre étude et notre méditation, il nous faut réunir les conditions intérieures correctes, et en particulier recevoir des bénédictions qui nous inspirent, purifier le karma négatif et accumuler une énergie positive.

Nous atteignons ces conditions grâce aux pratiques telles que celles de s’en remettre à un guide spirituel qualifié, faire des offrandes, réciter des prières, etc.

Cette section est conçue pour présenter ces pratiques et donner un aperçu des expériences bénéfiques auxquelles elles conduisent.

Cependant si vous désirez apprendre à pratiquer correctement et progresser sur la voie bouddhiste, essayez d’assister aux enseignements d’un enseignant qualifié dans un centre bouddhiste kadampa..

Cliquez ici pour trouver un centre près de chez vous.

Le programme d’études kadampa

Le programme d’études kadampa

Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso a conçu trois programmes spéciaux d’études pour l’étude systématique et la pratique du bouddhisme kadampa Ils sont spécialement adaptés à notre monde moderne : le programme général, le programme fondamental et le programme de formation des enseignants.

Utilisez le menu pour découvrir ces programmes.

Pourquoi nous avons besoin d’étudier

Il y a trois raisons pour lesquelles noua avons besoin d’étudier et de mettre en pratique les enseignements de Bouddha :

  • Pour développer notre sagesse
  • Pour cultiver un bon cœur
  • Pour maintenir un état d’esprit en paix

Si nous ne nous efforçons pas de développer notre sagesse, nous resterons tout le temps dans l’ignorance en ce qui concerne la vérité ultime, la vraie nature de la réalité. Nous désirons le bonheur, mais notre ignorance nous entraîne à effectuer des actions non vertueuses, qui sont la cause de toute notre souffrance.

Si nous ne cultivons pas un bon cœur, notre motivation égoïste détruit l’harmonie et les bonnes relations avec les autres. Nous n’avons pas de paix et aucune chance d’avoir un bonheur pur. Sans paix intérieure, la paix extérieure est impossible.

Si nous ne maintenons pas un état d’esprit en paix, nous ne sommes pas heureux, même si les conditions sont idéales. Par contre, lorsque notre esprit est en paix, nous sommes heureux, même si les conditions extérieures sont désagréables.

Par conséquent le développement de ces qualités est d’une importance primordiale pour notre bonheur au jour le jour.

Les enseignants kadampas modernes

Les enseignants kadampas modernes

En 1977, Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso accepta une invitation à venir enseigner en Occident, et une nouvelle ère s’est levée pour le bouddhisme kadampa dans ce monde.

Aves les bénédictions de son guide spirituel, Tridjang Rinpotché, Guéshé Kelsang a saisi la signification essentielle du dharma kadam et l’a présenté d’une manière qui pouvait être facilement comprise et pratiquée par tous, pas seulement en Occident, mais dans le monde entier.

Ce précieux dharma enseigné pour la première fois par Bouddha, introduit au Tibet par le grand enseignant indien Atisha, et répandu par le grand maître tibétain Djé Tsongkhapa est désormais accessible à tous dans tous les pays.

Grâce aux actions de Guéshé Kelsang, le bouddhisme kadampa est maintenant devenue une religion véritablement universelle.

Guéshé Kelsang a conçu un programme de formation des enseignants complet grâce auquel il a formé des centaines d’enseignants qualifiés dans de nombreux pays du monde entier.

Il a également fondé une organisation internationale afin de créer une structure universelle pour soutenir la croissance et le développement du bouddhisme kadampa au cours des générations futures.

Le bouddhisme kadampa

Le bouddhisme kadampa

Le bouddhisme kadampa est une école bouddhiste Mahayana, fondée par le grand maître bouddhiste indien Atisha (982-1054).

Dans le mot « kadampa », « ka » se réfère aux enseignements de Bouddha, et « dam » aux instructions spéciales d’Atisha ou lamrim. Les kadampas sont donc des pratiquants qui considèrent que les enseignements de Bouddha sont des instructions qui leur sont adressées et ils les mettent en pratique selon les instructions du lamrim.

Les kadampas intègrent leur compréhension de tous les enseignements de Bouddha dans leur pratique du lamrim et ils intègrent leur expérience du lamrim dans leur vie de tous les jours : ils utilisent les enseignements de Bouddha comme des méthodes pratiques pour transformer leurs activités quotidiennes en la voie qui mène à l’illumination.

Les grands enseignants kadampas

Après Atisha, la lignée kadampa a été transmise par une succession de grands enseignants kadampas comprenant Dromtonpa, Guéshé Potowa, Guéshé Sharawa et Guéshé Tchekawa.

Ces précieux enseignants sont renommés, non seulement pour leur grande érudition, mais aussi pour la pureté et la sincérité de leur pratique spirituelle.

Ils donnaient une importance particulière à la pratique de l’entraînement de l’esprit (lodjong) grâce auquel toutes nos expériences de la vie de tous les jours, et en particulier tous nos problèmes, souffrances et difficultés, peuvent être transformées en la voie spirituelle.

Les nouveaux kadampas

La lignée kadampa a été transmise de génération en génération jusqu’au quatorzième siècle où elle est parvenue au grand maître bouddhiste Djé Tsongkhapa.

Djé Tsongkhapa a rendu les enseignements du dharma kadam plus clairs et facilement accessibles pour les gens de son époque.

Il a montré en particulier la manière de combiner le lamrim et le lodjong avec le mahamoudra du tantra en une seule pratique quotidienne.

Tout comme l’union de l’étude et de la pratique a été le signe distinctif des premiers kadampas, l’union du soutra et du tantra est devenue le signe distinctif des disciples de Djé Tsongkhapa, connus sous le nom de nouveaux kadampas.

Le bouddhisme kadampa moderne

Après Djé Tsongkhapa, la nouvelle lignée kadampa s’est épanouie pendant des centaines d’années jusqu’à nos jours.

Au cours des dernières années, elle a été largement répandue dans le monde entier par le maître bouddhiste contemporain, Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

En fondant la Nouvelle Tradition Kadampa, l’Union Internationale du Bouddhisme Kadampa, Guéshé Kelsang a créé une infrastructure réellement universelle afin de maintenir et de promouvoir le bouddhisme kadampa pour de nombreuses générations à venir.

Utilisez le menu pour en découvrir plus sur le bouddhisme kadampa.

Le bouddhisme

Le bouddhisme

Le bouddhisme comprend les enseignements de Bouddha et les expériences intérieures, ou réalisations, de ces enseignements.

Ces enseignements ont une valeur universelle, hors du temps, et peuvent être pratiqués par tous, sans barrière de culture, race, sexe ou âge.

Une protection contre la souffrance et les problèmes

En mettant les enseignements de Bouddha, ou dharma, en pratique, nous nous protégeons de la souffrance et des problèmes. Tous les problèmes que nous connaissons dans notre vie quotidienne proviennent de l’ignorance, et la pratique du dharma est la méthode pour éliminer l’ignorance.

La pratique du dharma est la méthode suprême pour améliorer la qualité de notre vie humaine parce que la qualité de la vie ne dépend pas de développements externes ou de progrès matériels, mais du développement intérieur de la paix et du bonheur.

Une lignée ininterrompue

Bouddha a donné ses premiers enseignements il y a plus de deux mille cinq cents ans. Depuis ce temps, ils ont été préservés dans une forme pure et transmis d’enseignant à disciple selon une lignée ininterrompue, toujours vivante aujourd’hui.

Grâce à la bonté de ces enseignants précédents, nous avons la possibilité d’écouter et de pratiquer le même dharma que celui enseigné à l’origine par Bouddha.

Utilisez les menus pour en découvrir plus.

Les World Peace Cafés

Les World Peace Cafés

Tout comme les hôtel kadampas, les World Peace Cafés illustrent la foi bouddhiste en étant au service du public.

Sous l’inspiration de Vénérable Guéhé Kelsang Gyatso, ils existent pour promouvoir la paix à travers le monde.

Tous leurs bénéfices sont utilisés pour la construction de temples kadampas dédiés à la paix dans le monde, pour le bien de cette génération et des générations futures.

Les World Peace Cafés servent uniquement une nourriture cent pour cent bio-végétarienne. Ils procurent un environnement calme et détendu, idéal pour faire une pause ou rencontrer des amis.

Suivez les liens ci-dessous pour découvrir les World Peace Cafés à travers le monde :

UK

Attleborough, Norfolk
Brighton, East Sussex
Bristol, Avon
Cradley Heath, West Midlands
Erdington, Birmingham
Etwall, Derbyshire
Halifax, West Yorkshire
Huddersfield, Yorkshire
Kelmarsh, Leicestershire
Manchester
Nottingham
Oldham, Yorkshire
Pocklington, Yorkshire
Scunthorpe, Yorkshire
Sheffield, Yorkshire
Ulverston, Cumbria
Belfast, Northern Ireland

US

Atlanta, GA
Col. Narvarte, México
Glen Spey, New York
Los Angeles, California
New Mexico

Canada

Toronto,Ontario
Vancouver, British Columbia

Rest of World

Chiapas, México
Split, Croatia
Hong Kong, HK
Tuscany, Italy
Penang, Malaysia
Johannesburg, South Africa
Malaga, Spain
Luzern, Switzerland
Sitterdorf, Switzerland

Les hôtels kadampas

Les hôtels kadampas

Illustrer la foi bouddhiste en étant au service de tous est primordial dans l’esprit du bouddhisme kadampa, et c’est cette philosophie qui est à la base des hôtels kadampas.

Ces hôtels sont gérés et détenus par la NTK, et tous leurs bénéfices sont reversés au projet international de temples.

Ils proposent un environnement sans tabac et sans alcool dans lequel la paix et le calme sont à l’ordre du jour.

Dans chaque hôtel un World Peace Café sert une cuisine bio-végétarienne de première qualité et offre à tous ses clients un accès Internet Wifi gratuit.

Les hôtels disposent d’une salle de méditation adjacente pour ceux qui souhaitent passer un moment tranquille en contemplation.

Les centres de retraite internationaux

Les centres de retraite internationaux

Les centres de retraite internationaux sont des centres particuliers qui mettent leurs aménagements à la disposition de ceux qui désirent faire des retraites de longue ou de courte durée.

Qu’est-ce qu’une retraite ?

Dans Le guide du Pays des Dakinis, Guéshé Kelsang explique :

« En retraite, nous cessons toutes les formes de travail et d’activité sans rapport avec la retraite, afin de mettre l’accent sur une pratique spirituelle particulière. Il existe trois sortes de retraites : physique, verbale et mentale.

« Nous faisons une retraite physique quand, avec une motivation spirituelle, nous nous isolons des autres, des activités et des bruits, et que nous nous dégageons des actions inutiles qui sont sans rapport avec la retraite ; nous faisons une retraite verbale quand, avec une motivation spirituelle, nous évitons de parler inutilement et gardons régulièrement le silence ; et nous faisons une retraite mentale, en empêchant les distractions et les fortes perturbations mentales, telles que l’attachement, la colère, la jalousie et une forte saisie de soi de se produire, et en maintenant la vigilance et l’esprit consciencieux.

« Si nous sommes dans une retraite physique et verbale, mais que nous omettions d’observer la retraite mentale, notre retraite n’aura que peu de pouvoir. Une telle retraite peut détendre, mais si nous n’empêchons pas la venue des fortes perturbations mentales, notre esprit ne sera pas en paix, même au cours de la retraite. Toutefois, observer une retraite physique et verbale nous aidera à observer une retraite mentale et c’est pour cette raison que Shantidéva fait l’éloge des deux premières sortes de retraite dans Le guide du mode de vie d’un bodhisattva ».

Les centres de méditation kadampas KMC

Les centres de méditation kadampas KMC

Un centre de méditation kadampa (KMC) est un centre du dharma kadampa particulier au service des communautés locales, nationales et internationales.

En plus d’offrir à la communauté locale un programme complet d’enseignements, les KMC accueillent des rassemblements de première importance tels que des célébrations du dharma, des festivals nationaux, et des festivals internationaux.

Les KMC abritent également les temples kadampas internationaux, des édifices particuliers dédiés à la paix dans le monde. Ces temples sont ouverts au public. Le simple fait de regarder ces temples, et les statues bénies qu’ils abritent, sème les graines d’une profonde paix intérieure de l’esprit.

Les KMC sont des organisations à but non lucratif et leurs bénéfices annuels sont reversés au projet international de temples.

Consultez le menu pour des informations sur les KMC du monde entier.

Les centres du dharma

Les centres du dharma

Les centres du dharma sont des lieux où chacun peut améliorer sa compréhension et son expérience des enseignements de Bouddha grâce à l’étude, à la pratique et à l’observation de la discipline morale.

Dharma signifie « protection ». Grâce à la pratique des enseignements de Bouddha, nous nous protégeons de la souffrance et des problèmes. Tous les problèmes que nous rencontrons dans notre vie quotidienne proviennent de l’ignorance, et la méthode pour éliminer l’ignorance est la pratique du dharma.

Au service de la communauté locale

Un centre du dharma est une organisation à but non lucratif qui met à la disposition de la communauté locale ses installations pour méditer, écouter les enseignements de Bouddha, suivre les programme d’étude bouddhistes, et discuter avec des personnes ayant le même état d’esprit, le tout avec les conseils d’un enseignant qualifié.

Les centres sont de dimensions diverses, de grands centres résidentiels avec des annexes dans toute la région, aussi bien que de petits centres avec seulement une ou deux annexes.

Ces centres sont ouverts à tous. Même si vous êtes complètement novice dans le bouddhisme et la méditation, vous êtes bienvenu pour assister à un cours, ou juste passer voir et rencontrer des gens.

Présentation des centres

Utilisez le menu pour voir une sélection de centres à travers le monde.

Trouver un centre près de chez vous

Les centres bouddhistes kadampas

Les centres

Il existe 1100 centres bouddhistes kadampas et annexes dans 40 pays à travers le monde, où chacun peut étudier et pratiquer les enseignements de Bouddha.

Trouver un centre

Ces centres sont ouverts à tous et proposent une programme complet d’enseignements d’introduction, de programmes d’études, et de retraites de méditation.

Des organisations à but non lucratif

Tous les centres kadampas sont des organisations à but non lucratif dédiées pour le bien des communautés locales, et leurs profits sont reversés au projet international de temples.

Les différents centres

Au sein de la Nouvelle tradition kadampa (NTK), il existe différents types de centres ouverts au public :

Utilisez le menu pour en savoir plus.

Trouver un centre

Utilisez la zone de recherche “Trouver un centre de méditation” en haut de chaque page de ce site web afin de trouver un centre près de chez vous, ou visitez la section “Centres” pour découvrir les centres bouddhistes kadampas.

Comment aider

Comment aider

Vénérable Guéshé Kelsang a décrit le projet international de temples comme un « magnifique cadeau pour les générations futures ».

Nous sommes extrêmement fortunés d’avoir une aussi extraordinaire opportunité d’apporter notre contribution à la paix dans le monde.

Il existe de nombreuses manières d’aider le projet international de temples :

 

Visiter un centre international

Les centres internationaux sont les centres de méditation kadampas (KMCs) et les centres de retraite internationaux (IRCs). Ces centres organisent de nombreux programmes et retraites au cours de l’année, y compris des festivals internationaux, des festivals nationaux, et des célébrations nationales du dharma.

Tous les bénéfices des programmes et retraites des centres internationaux sont reversés au fonds international des temples. Ainsi en participant à ces événements, vous accomplissez des activités riches de sens et soutenez le développement des temples kadampas à travers le monde.
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Offrir un séjour d’entraide

Il y a toujours du travail à faire dans les KMC et les IRC, et très souvent ils proposent des séjours d’entraides au cours desquels vous êtes nourri et logé gratuitement pendant sept jours en échange de cinq jours de travail. Vous avez aussi la possibilité d’assister aux enseignements pendant votre séjour.

Il est quelquefois possible de travailler directement sur les temples et à d’autres moments, le travail consiste en projets pour soutenir les temples. D’une façon ou de l’autre, c’est une manière extrêmement bénéfique et riche de sens d’occuper votre temps libre.

Les renseignements sur les séjours d’entraide peuvent être trouvés respectivement sur les sites web des KMC et des IRC.

Contribuer financièrement

Si vous souhaitez faire un don ponctuel ou périodique au fonds international des temples, vous pouvez le faire à tout moment.

Il existe un certain nombre de compte du fonds international des temples dans les divers centres du monde entier, afin que de nombreuses personnes puissent donner localement dans leur propre monnaie.

Ces comptes étant tous à but non lucratif, des remises d’impôts sont habituellement consenties, soit pour le donateur, soit pour le donataire

Effectuer un don en ligne

Faire des prières et des dédicaces

Grâce à l’épanouissement des temples kadampas dans le monde entier, de plus en plus de personnes recevront les bénédictions de la paix intérieure, et grâce à la paix intérieure viendra la paix extérieure.

Puissent toutes nos actions pour aider et soutenir le développement de ces temples être la cause d’une paix dans le monde durable, dans ce monde, pour cette génération et pour les générations à venir.

Merci.

Le symbolisme du temple traditionnel

Le symbolisme du temple traditionnel

Voici un extrait d’une conférence donnée par Vénérable Guéshé Kelsang à l’occasion de l’inauguration du premier temple kadampa, le 1er août 1997.

« Dès le début, nous avons conçu cet édifice en le basant sur le mandala de Bouddha Hérouka, le bouddha de la compassion du tantra du yoga suprême. De ce point de vue, il a de nombreuses qualités prééminentes qui indiquent que ce n’est pas une construction ordinaire.

Le temple a quatre portes et ses murs sont ornés de huit signes auspicieux. En haut du mur, de chaque côté, se trouvent un cerf, une biche et une roue du dharma. Tout en haut du temple se trouve un vajra en or à cinq branches. Toutes ces qualités spéciales prééminentes indiquent que ce temple est un lieu saint.

Les quatre entrées

Les quatre portes symbolisent les quatre portes de la libération. Ce sont quatre types différents de réalisations de sagesse expliquées dans L’essence du Vajrayana. Ce sont les quatre portes par lesquelles nous entrons sur la voie de la libération. Ce sont les compréhensions fondamentales qui sont les méthodes pour atteindre la libération permanente de la souffrance.

Les quatre portes ont le même symbolisme que les quatre visages de Hérouka. Elles nous enseignent que si nous voulons atteindre la libération permanente de la souffrance, nous devons entrer par ces quatre portes, c’est-à-dire construire quatre réalisations particulières de la sagesse qui comprennent la vérité ultime des choses ; qui comprennent directement la manière dont les choses existent réellement.

Par conséquent, les quatre portes nous enseignent la voie spirituelle. Chaque fois que nous voyons l’une des quatre portes du temple, elle nous rappelle que, si nous voulons réellement atteindre la libération permanente de la souffrance et des problèmes, nous devons franchir l’une des quatre portes de la libération. Chaque fois que nous entrons, nous imaginons : « Je franchis maintenant la porte, l’entrée de la libération. » Ceci créera une empreinte spéciale, ou potentiel, ou karma, dans notre esprit.

Il existe de nombreuses explications détaillées des quatre portes. Dans le soutra, il existe trois portes de la libération, mais dans le tantra du yoga suprême, elles sont quatre. Ceci n’est cependant pas contradictoire. Nous pourrons comprendre cela plus en détail ultérieurement.

Les huit signes auspicieux

Ce temple est entouré de huit signes auspicieux :

  1. La précieuse ombrelle
  2. Le précieux poisson
  3. Le précieux vase
  4. La précieuse fleur
  5. La précieuse conque
  6. Le précieux nœud
  7. La précieuse bannière de la victoire
  8. La précieuse roue

Ils nous montrent la manière de progresser sur la voie bouddhiste de l’illumination.

1 La précieuse ombrelle

L’ombrelle symbolise l’ombrelle de la communauté bouddhiste et nous enseigne que ceux qui désirent sincèrement progresser sur la voie bouddhiste de l’illumination commencent par entrer dans la famille bouddhiste, ce qui signifie prendre refuge en les trois joyaux et devenir bouddhiste.

Cela ne veut pas dire que les bouddhistes sont bons et que les autres ne le sont pas, mais plutôt que ceux qui souhaitent progresser sur la voie bouddhiste de l’illumination devraient entrer dans le bouddhisme, parce qu’à l’extérieur du bouddhisme vous ne pouvez pas progresser sur la voie bouddhiste !

Nous devons ainsi y entrer sans hésitation, sans doute, avec une confiance à cent pour cent, entrer, puis aller dans une seule direction, puis chaque année, année après année, mois après mois, vous pouvez faire des progrès. Ainsi la chose la plus importante est d’entrer dans le bouddhisme, puis de comprendre comment s’engager, progresser et mener à terme les étapes de la voie de l’illumination.

2 Le précieux poisson

Le poisson symbolise l’harmonie et la paix et il nous enseigne que, sous cette ombrelle, vous devriez toujours vivre dans l’harmonie et la paix. Chaque fois que vous voyez un poisson, s’il vous plait, rappelez-vous ceci, c’est très important.

Ce n’est pas que pour les bouddhistes : chaque communauté, société, famille, les groupes qu’ils soient grands ou petits, chaque individu devrait vivre dans l’harmonie et la paix, bien sûr c’est important. Aussi les deux poissons qui jouent vous le rappellent, vous montrent comme ils sont heureux, en paix et en harmonie. Même si ce sont des animaux, ils sont tellement contents dans la paix et l’harmonie, alors bien sûr, c’est pareil pour nous !

3 Le précieux vase

Le vase symbolise la richesse et nous enseigne que les pratiquants bouddhistes prennent toujours plaisir aux richesses intérieures de votre foi, votre discipline morale, votre étude et pratique du dharma, l’aide que vous apportez aux autres, votre sentiment de honte, votre considération pour les autres et votre sagesse. Ce sont les sept richesses.

Bien sûr, en temps normal, tout le monde considère que la richesse extérieure, l’argent et les conditions extérieures sont importantes, mais les pratiquants bouddhistes croient que la richesse intérieure est plus importante parce que cette richesse rend votre esprit heureux tout le temps et vous aide dans cette vie et dans les vies futures.

La première richesse, la foi en le saint dharma, rend notre esprit paisible, calme et pur. Nous percevons ainsi tout comme étant pur. Il n’y a alors aucune difficulté, aucune base pour faire l’expérience de problèmes, parce que si notre esprit est pur, nous percevons tout comme étant pur. Si notre esprit est impur, négatif, en colère, jaloux, ou avec toute autre vue erronée, nous percevons alors tout comme étant mauvais, déplaisant, et alors les critiques, les conflits, les disputes et les discordes, et toutes les autres difficultés surgissent à partir de cet esprit impur. La foi rend notre esprit pur, et ainsi nous devenons des êtres purs.

Tandis que la foi en le saint dharma rend notre esprit pur, la pratique de la discipline morale rend nos actions, physiques ou verbales, pures. De cette manière ces types de richesse intérieure vous transforment en un être pur, un être saint.

L’étude et la pratique du dharma sont la richesse la plus importante parce que la sagesse est très bénéfique. Elle vous protège, vous et les autres, elle vous enseigne tout.

Venir en aide aux autres, c’est donner des objets matériels, des enseignements du dharma, de l’amour, la protection, ou non peur, tout ce qui peut être bénéfique pour les autres. Ces actions viennent de notre bon cœur et sont des qualités intérieures tellement belles et magnifiques.

La cinquième richesse, le sentiment de honte, est une qualité mentale intérieure qui pense toujours, par exemple, « je ne peux pas commettre ces mauvaises actions, parce que je suis bouddhiste, parce que je suis un pratiquant, … » etc., ou « je ne peux pas tuer des gens parce que je suis un être humain », « je ne peux pas détruire la vie spirituelle des autres, le bonheur des autres, parce que je suis un pratiquant spirituel… », etc. C’est une qualité intérieure, une richesse très spéciale.

De nombreuses personnes dans ce monde détruisent les vies, les environnements, les plaisirs des autres, parce qu’ils n’ont pas de sentiment de honte. Le sentiment de honte est donc une richesse intérieure très particulière qui rend les gens particulièrement remarquables.

Avec la considération pour les autres, nous pensons, par exemple, « Je ne peux pas commettre de mauvaises actions parce que d’autres vont souffrir. Je ne peux pas faire de mal aux autres parce qu’ils vont souffrir », en pensant toujours que les autres ont de l’importance. Par exemple, « Je ne peux pas tuer parce que cet être va souffrir », « Je ne peux pas voler parce que cela causera du tort à certains », « Je ne peux pas détruire le bonheur des autres parce que leur bonheur est important ». Ce genre d’attitude est une richesse intérieure très spéciale. Elle nous rend spirituellement riche.

La sagesse est la plus grande richesse, notre meilleure amie. La sagesse est la plus grande richesse parce qu’elle peut être utilisée en toute situation, dans tout pays. Il n’y a aucun danger qu’elle soit dérobée par des voleurs. La sagesse peut être utilisée en toute situation. La sagesse est la meilleure amie pour vous aider. Elle vous dit tout ce que vous devriez faire ou ne pas faire. Si vous avez la sagesse intérieure, vous n’avez pas besoin des conseils des autres, votre sagesse vous dit tout, votre direction, là où vous devez aller, et ainsi de suite.

La vase symbolise donc la richesse et nous enseigne de toujours apprécier la richesse intérieure, telle que la foi et la sagesse. Il ne faut pas trop saisir et attendre du bonheur des plaisirs extérieurs, parce que nous ne savons pas s’ils vont nous rendre heureux ou nous faire souffrir. Bien sûr nous avons besoin de bonheur humain, mais nous avons aussi besoin de moins de saisie, de moins d’attachement. Prenez plutôt plaisir à la richesse intérieure, alors il n’y pas de danger, vous serez toujours heureux.

4 La précieuse fleur

La fleur de lotus symbolise la pureté. Elle indique qu’il nous faut de faire de grands efforts pour devenir un être pur en pratiquant le mode de vie d’un bodhisattva : cultiver et maintenir un bon cœur, puis essayer d’effectuer des actions similaires à celles d’un bodhisattva. Autrement dit, le lotus nous rappelle de ne pas rester un être impur, ignorant, mais de nous efforcer de devenir un être pur en pratiquant le mode de vie d’un bodhisattva.

5 La précieuse conque

La coquille de la conque symbolise le dharma joyau, et nous enseigne qu’il nous faut accomplir le dharma joyau, la réalisation des étapes de la voie de l’illumination, à l’intérieur de notre esprit. Ces réalisations nous protègent directement de la souffrance et des problèmes.

6 & 7 Le précieux nœud et la précieuse bannière de la victoire

Le nœud de l’éternité symbolise une qualité non commune des réalisations de Bouddha, sa réalisation de la sagesse omnisciente, et la bannière de la victoire symbolise une qualité non commune de l’abandon de Bouddha, son abandon des perturbations mentales et des apparences fallacieuses.

Ces deux derniers signes ensemble, le nœud de l’éternité et la bannière de la victoire, indiquent qu’en obtenant le dharma joyau, les réalisations des étapes de la voie de l’illumination, nous atteindrons ces deux qualités non communes de Bouddha.

8 La précieuse roue

La roue du dharma indique qu’après avoir atteint les deux qualités non communes de Bouddha, nous avons alors la capacité de conduire tous les êtres vivants à la libération permanente de la souffrance, et ceci principalement en tournant la roue du dharma, c’est-à-dire en donnant des enseignements du dharma. C’est notre but final.

Ainsi les huit signes auspicieux nous montrent comment nous engager, progresser et mener à terme la voie spirituelle. Tout d’abord, il nous faut obtenir les réalisations des étapes de la voie. Grâce à cela, nous atteignons les deux qualités non communes de Bouddha, et grâce à cela, nous avons la capacité de conduire tous les êtres à la libération permanente de la souffrance en donnant des enseignements du dharma, ce qui est notre but final.

Le symbolisme de ce temple, dont les murs sont ornés de ces huit signes auspicieux, nous rappelle donc qu’il nous faut mettre en pratique la signification de ces signes et les intégrer dans notre vie quotidienne.

Le cerf, la biche, la roue du dharma et le vajra

Au-dessus de chaque entrée se trouvent un cerf, une biche et une roue du dharma et, tout en haut du temple, un vajra. Ensemble, ils symbolisent les étapes de la voie du tantra du yoga suprême. Les huit signes auspicieux représentent la manière de progresser sur la voie bouddhiste en général, et le cerf, la biche, la roue du dharma et le vajra nous enseignent les étapes de la voie du tantra du yoga suprême.

Le cerf symbolise la réalisation de la grande félicité, la biche la réalisation de la vacuité et la roue du dharma l’union des deux. En approfondissant cette union de la grande félicité et de la vacuité, nous atteindrons finalement les cinq sagesses omniscientes d’un bouddha, symbolisées par le vajra à cinq branches.

En résumé, le symbolisme du temple est le suivant : en améliorant les fondements de notre pratique, symbolisée par les huit signes auspicieux, puis en progressant sur la voie spirituelle non commune du tantra du yoga suprême, qui est l’union de la grande félicité et de la vacuité, nous atteindrons finalement les cinq sagesses omniscientes d’un bouddha.

Nous comprenons ainsi que le temple n’est pas un endroit ordinaire, mais qu’il est un lieu très saint.

Le premier temple kadampa

Le premier temple kadampa

Le premier temple kadampa a été construit au Manjushri KMC en Angleterre. Il a été inauguré par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso en juillet 1997.

Inspiré et conçu par Guéshé Kelsang, et construit par les bouddhistes kadampas en tant qu’offrande aux générations futures, le temple est un reflet extérieur d’une prière qui vient du fond du cœur pour la paix dans le monde.

« Nous construisons ce temple, non pas pour notre propre plaisir, mais pour que les générations futures aient la formidable opportunité d’en profiter, de progresser sur le voie spirituelle de l’illumination et de connaître la paix intérieure. Notre but principal est de donner aux générations futures cette extraordinaire opportunité d’écouter et de pratiquer le saint dharma. » – Guéshé Kelsang Gyatso

Un profond symbolisme

Basé sur le palais du mandala de Bouddha Hérouka, le bouddha suprême de la compassion, chaque aspect du temple symbolise la voie spirituelle de l’illumination.

Les quatre portes symbolisent les quatre façons d’entrer sur la voie de la libération, et les huit signes auspicieux montrent la manière de progresser sur cette voie.

Le cerf, la biche et la roue du dharma symbolisent les étapes finales de la voie de l’illumination. Le cerf symbolise l’expérience de la grande félicité, la biche la réalisation de la vérité ultime, et la roue l’union de ces deux réalisations.

Enfin, le vajra à cinq branches au sommet du temple, symbolise les cinq vérités omniscientes d’un Bouddha.

Le simple fait de voir le temple nous rappelle que nous avons tous le potentiel d’atteindre les buts les plus élevés et nous encourage à entrer sur la voie spirituelle grâce à laquelle nous pouvons les réaliser.

Vous trouverez une explication détaillée du symbolisme du temple dans le texte de la conférence donnée par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso lors de l’inauguration du premier temple.

Le temple mère

Le temple est le temple mère de la Nouvelle tradition kadampa et il accueille chaque année les festivals internationaux de printemps et d’été de la NTK.

Il est également le siège chaque année du programme international de formation des enseignants auquel participent les enseignants kadampas du monde entier.

Le projet international de temples

Le projet international de temples

Le projet international de temples a été lancé par Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso avec l’idée de construire un temple bouddhiste kadampa dans chaque grande ville du monde.

Ces temples sont dédiés à la paix dans le monde, et chacun est le bienvenu pour les visiter et apprécier la paix et la sérénité qu’ils procurent.

« Le simple fait de voir un temple avec un esprit heureux place de bonnes potentialités dans notre esprit et apporte la paix intérieure.

Par le pouvoir de ce lieu exceptionnel, les problèmes tels que la colère et l’attachement diminuent. » Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso

Soutenir le projet

Le projet international de temples est financé par des dons et par les bénéfices provenant des :

Comment aider

Guéshé Kelsang a décrit le projet international de temples comme un « cadeau extraordinaire pour les générations à venir ».

Contribuer à ce projet auspicieux n’est pas seulement extrêmement bénéfique pour les personnes de cette génération et des générations futures, mais c’est aussi une magnifique opportunité pour accumuler du mérite pour nous-mêmes.

Si vous souhaitez apporter votre contribution, merci de contacter le CMK proche de chez vous, ou bien le bureau international de la NTKUIBK :

Les temples bouddhistes kadampas

Les temples

Un temple bouddhiste kadampa est un endroit très spécial, saint, où nous recevons des bénédictions et de puissantes empreintes sur nos esprits, qui nous mèneront dans le futur à une paix intérieure profonde.

De nombreux temples kadampas sont construits dans le monde et font partie du projet international de temples.

Certains sont basés sur des plans traditionnels et d’autres sur des plans contemporains. Les temples sont tous dédiés à la paix dans le monde.

Le pays pur

Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso explique qu’un temple est d’abord une représentation d’un Pays Pur, tel que le Paradis de Toushita où demeure Djé Tsongkhapa, ou le Pays Pur de Bouddha Hérouka et Bouddha Vajrayogini.

Puis finalement, par la force de toutes les pratiques pures et des prières sincères accomplies dans le temple, et des bénédictions des êtres saints, il devient un véritable Pays Pur.

Les statues bénies

Les temples kadampas abritent de splendides autels dans lesquels vous pouvez voir de magnifiques statues moulées dans les studios d’art kadampa. Le simple fait de voir ces statues bénies place de puissantes empreintes sur l’esprit afin de connaître une profonde paix intérieure dans le futur.

Les temples sont ouverts au public aussi bien pour des visites privées ou en groupe. Vous trouverez toutes les informations sur les horaires de visites sur le site web de chaque temple (voir le menu).

Les événements annuels

Les temples kadampas sont des établissements internationaux et chaque année, ils accueillent des rassemblements de premier ordre, tels que les célébrations du dharma, les festivals nationaux, et les festivals internationaux.

Les journaux des festivals

Cette page vous propose des liens vers les journaux en ligne, sur lesquels vous trouverez des photos, vidéos et résumés des festivals internationaux précédents :

Automne 2006 – KMC USA

Été 2006 – Manjushri KMC, England

Printemps 2006 – Manjushri KMC, England

Automne 2005 – Berlin, Germany

Été 2005 – Manjushri KMC, England

Printemps 2005 – Manjushri KMC, England

Été 2004 – Manjushri KMC, England

Printemps 2004 – Manjushri KMC, England

Été 2003 – Manjushri KMC, England

 

Les enseignements en région

Les enseignements en région

Il y a maintenant 1100 centres bouddhistes kadampas et annexes dans 40 pays, chacun d’entre eux avec un enseignant qualifié.

Tous ces centres proposent régulièrement des enseignements basés sur le programme général.

Ces cours sont accessibles à tous les niveaux, depuis le débutant jusqu’au pratiquant avancé. Tout le monde y est le bienvenu.

Les cours proposés sont variés et comprennent :

  • Des cours sans réservation, en soirée ou à l’heure du déjeuner
  • Des journées-ateliers
  • Des week-ends de retraite d’enseignements
  • De courtes retraites

De nombreux centres proposent également des cours adaptés aux enfants.

Des programmes d’étude structurés

Les centres kadampas proposent également deux programmes d’étude structurés : le programme fondamental et le programme de formation des enseignants.

Ces programmes sont particulièrement destinés à ceux qui souhaitent approfondir leur compréhension et leur expérience des enseignements de Bouddha.

Les célébrations du dharma

Les célébrations du dharma

Des célébrations du dharma nationales et régionales, avec des enseignements donnés par les directeurs spirituels nationaux, sont organisées chaque année dans divers pays.

Dans les pays où sont établis des centres kadampas, les directeurs spirituels nationaux supervisent le développement des centres dans le pays et donnent des enseignements publics lors de grands événements, tels que les célébrations du dharma.

Consultez ci-dessous la liste des prochaines célébrations du dharma.

Les bénéfices provenant de ces célébrations du dharma sont reversés au projet international de temples.

 

Les festivals kadampas nationaux

Les festivals kadampas nationaux

Des festivals kadampas nationaux sont organisés chaque année dans plusieurs pays.

Les enseignements de ces festivals sont donnés par le directeur spirituel adjoint de la Nouvelle tradition kadampa, Guèn-la Kelsang Khyenrab.

C’est une merveilleuse occasion de retrouver tous les amis pratiquants de son pays pour écouter des enseignements, méditer et discuter.

Consultez ci-dessous la liste des prochains festivals nationaux

Les bénéfices provenant de ces festivals sont reversés au projet international des temples.

Les festivals kadampas internationaux

Les festivals kadampas internationaux

Les festivals kadampas internationaux sont des enseignements exceptionnels donnés par le fondateur et directeur spirituel de la Nouvelle tradition kadampa, Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso.

Les festivals comprennent des enseignements et des transmissions de pouvoir accordés par le directeur spirituel, des reprises et des méditations guidées par des enseignants de la NTK expérimentés, des cérémonies de méditations et d’offrande chantées, ainsi que des retraites pour consolider et approfondir notre compréhension de notre expérience.

Ouverts à tous, ces festivals internationaux sont l’occasion extraordinaire de rencontrer des pratiquants bouddhistes du monde entier et partager avec eux notre expérience et notre compréhension.

Trois festivals

Trois festivals internationaux ont lieu chaque année :

Les journaux des festivals

Pour savoir à quoi ressemble un festival international, visitez les pages des journaux des festivals. Vous y trouverez des vidéos, des photos et des résumés des précédents festivals internationaux.

Soutenir le projet des temples

Les bénéfices provenant de ces trois festivals sont reversés au projet international de temples.

 

Les enseignements sur le bouddhisme et la méditation

Les événements

Les centres bouddhistes kadampas dans le monde entier proposent un programme ininterrompu d’enseignements, de retraites de méditation, ainsi que des rassemblements de première importance.

Ces événements sont adaptés aux pratiquants de tous niveaux, depuis le novice jusqu’au pratiquant avancé.

Les enseignements en région

Tous les centres proposent des cours sans réservation en soirée, des journées-ateliers, ou des stages sur un week-end, et la plupart d’entre eux proposent également des retraites de durées variables.

Ces enseignements sont ouverts à tous. Vous n’avez pas besoin d’être bouddhiste pour y assister ou pour en retirer de grands bienfaits.

Utilisez la recherche Trouver un centre en haut de chaque page du site pour trouver près de chez vous un centre qui vous proposera ces enseignements, ou visitez les pages centres pour en savoir plus sur les centres bouddhistes kadampas.

Les festivals internationaux

Pour les bouddhistes kadampas, les événements majeurs de l’année sont les festivals internationaux avec Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso : ils offrent l’opportunité de recevoir des enseignements et des transmissions de pouvoir, directement du fondateur et directeur spirituel de la Nouvelle tradition kadampa.

Les festivals nationaux

Chaque année, un certain nombre de festivals nationaux ont également lieu avec le directeur spirituel adjoint de la Nouvelle Tradition Kadampa, Guèn-la Kelsang Khyenrab.

Les célébrations du dharma

Des célébrations du dharma nationales et régionales sont par ailleurs organisées avec les directeurs spirituels nationaux.

Les journaux et les comptes rendus

Pour voir les vidéos, les photos et les résumés des festivals internationaux précédents, visitez les pages des journaux des festivals.

Pour les vidéos, photos et comptes rendus des festivals nationaux et des célébrations du dharma, visitez les pages des comptes rendus.

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