Le bouddhisme kadampa

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- l'Union Internationale du Bouddhisme Kadampa
Fondateur: Vénérable Guéshé Kelsang Gyatso

Le mahamoudra du tantra

Mahamudra Tantra fr

Ce livre, prévu pour 2007, présentera une explication complète de la pratique du tantra du yoga suprême du mahamoudra.

Une introduction à la méditation sur le tantra

par Guéshé Kelsang Gyatso

lire un extrait

Le mahamoudra du tantra présente un nouveau monde de la méditation. Il explique de quelle manière nous pouvons utiliser notre imagination comme un outil très puissant dans notre pratique spirituelle

Mahamoudra est un terme sanscrit qui désigne l’union de la félicité et de la vacuité, l’essence même de la méditation tantrique bouddhiste.

Le mahamoudra du tantra est un manuel pratique pour acquérir une expérience profonde de la méditation et découvrir la paix et le bonheur qui y résident.

Il présente le profond sujet de la méditation tantrique avec une extraordinaire clarté qui rend ces pratiques extrêmement accessibles.


Dans le tantra de l’étape de génération, les pratiquants privilégient l’entraînement à la fierté divine, et l’entraînement à l’apparence claire. Avant de s’entraîner à la fierté divine, les pratiquants doivent apprendre à percevoir leur corps et leur esprit comme étant le corps et l’esprit de Hérouka. Après avoir accompli ceci, ils utilisent alors le corps et l’esprit imaginés de Hérouka en tant que base d’imputation de leur « je » et se mettent à penser « Je suis Bouddha Hérouka ». Puis, ils méditent sur cette fierté divine à l’aide d’une concentration en un seul point. En s’entraînant à cette méditation, ils parviendront à une profonde réalisation de la fierté divine, qui croit spontanément qu’ils sont Hérouka. À ce moment-là, ils ont changé la base d’imputation de leur je.

Depuis des temps sans commencement, vie après vie, la seule base d’imputation de notre je a été un corps et un esprit contaminés. Si notre je est imputé sur un corps et un esprit contaminés, chaque fois que nous avons la pensée « je » nous éprouvons simultanément l’ignorance de saisie du soi, c’est-à-dire un esprit qui saisit un « je » et un « mien » qui existent de façon inhérente, source de toutes nos souffrances. À l’inverse, pour des pratiquants tantriques qualifiés, leur profonde réalisation de la fierté divine empêche l’ignorance de saisie du soi de se manifester. Dépourvus de cette base, ils ne peuvent éprouver aucune souffrance ; ils jouissent de la pureté de l’environnement, du corps, des plaisirs et de l’esprit de Hérouka.

Nous pourrions demander : comment ces pratiquants peuvent-ils se croire Bouddha Hérouka alors qu’ils ne le sont pas encore réellement, et comment leur est-il possible d’obtenir la réalisation de la fierté divine de se croire Hérouka alors que cette vue est fallacieuse ? Bien qu’ils ne soient pas réellement Bouddha Hérouka, ces pratiquants peuvent néanmoins le croire parce qu’ils ont changé leur base d’imputation, abandonnant leurs agrégats contaminés pour adopter les agrégats non contaminés de Hérouka. La croyance qu’ils sont eux-mêmes Bouddha Hérouka n’est pas une vue fallacieuse, elle n’est pas trompeuse car elle provient de la sagesse qui réalise que le « je » et le « mien » existant de façon inhérente n’existent pas. Leur réalisation de la fierté divine qui croit spontanément qu’ils sont Hérouka a donc le pouvoir d’empêcher l’ignorance de saisie du soi, la racine du samsara, de se manifester.

Les choses n’existent pas de leur propre côté. Il n’y a ni « je », ni « mien » ni aucun autre phénomène existant de façon inhérente ; tous les phénomènes existent en tant que simples imputations. Les choses sont imputées par la pensée sur leur base d’imputation. Que veut dire « base d’imputation » ? Par exemple, les parties d’une voiture sont la base d’imputation de la voiture. Les parties de la voiture ne sont pas la voiture, mais il n’y a pas de voiture en dehors de ses parties. La voiture est imputée sur ses parties, par la pensée. Comment cela se produit-il ? En percevant une partie quelconque de la voiture, nous pensons naturellement « C’est la voiture ». De même, notre corps et notre esprit ne sont pas notre je, ou soi, mais en sont la base d’imputation. Notre je est imputé par la pensée sur notre corps ou sur notre esprit. En percevant notre corps ou notre esprit, nous avons naturellement la pensée « je » ou « mien ». Sans base d’imputation, les choses ne peuvent exister. Tout phénomène dépend de sa base d’imputation.

Pourquoi est-il nécessaire de changer la base d’imputation de notre je ? Comme il a été dit plus haut, depuis des temps sans commencement, vie après vie et jusqu’à maintenant, la seule base d’imputation de notre je a été les agrégats contaminés du corps et de l’esprit. Nous vivons dans un cycle de souffrances sans fin, parce que la base d’imputation de notre je est contaminée par le poison de l’ignorance de saisie du soi. Afin de nous libérer de la souffrance de façon permanente, il nous faut donc changer notre base d’imputation pour passer d’agrégats contaminés à des agrégats non contaminés.

Comment pouvons-nous changer notre base d’imputation ? En général, notre base d’imputation a déjà changé d’innombrables fois. Dans nos vies précédentes, nous avons pris d’innombrables renaissances, et chaque fois, la base d’imputation de notre je a été différente. Lorsque nous prenions une renaissance en tant qu’être humain, notre base d’imputation était le corps et l’esprit d’un être humain. Lorsque nous prenions une renaissance en tant qu’animal, notre base d’imputation était le corps et l’es prit d’un animal. Et dans cette vie-ci, c’est la même chose. Lorsque nous étions bébé, notre base d’imputation était le corps et l’esprit d’un bébé ; lorsque nous étions adolescent, notre base d’imputation était le corps et l’esprit d’un adolescent, et, lorsque nous serons vieux, notre base d’imputation sera le corps et l’es prit d’une personne âgée. Ces innombrables bases d’imputation sont des agrégats contaminés. Nous n’avons jamais changé notre base d’imputation pour passer d’agrégats contaminés à des agrégats non contaminés. Nous ne pouvons effectuer cela qu’en faisant totalement confiance aux enseignements tantriques de Bouddha.

Nous changeons notre base d’imputation et passons d’agrégats contaminés à des agrégats non contaminés en nous entraînant à l’apparence claire et à la fierté divine. Comme Bouddha l’a expliqué dans ses enseignements tantriques, nous apprenons d’abord à purifier notre corps et notre esprit en méditant sur la vacuité du corps, de l’esprit et de tous les autres phénomènes. Ne percevant que la vacuité, nous nous générons en bouddha-déité tel que Hérouka. Nous apprenons alors à percevoir clairement notre corps et notre esprit comme étant le corps et l’esprit de Hérouka, notre monde comme étant le pays pur de Hérouka et tous ceux qui nous entourent comme étant des héros et héroïnes qui ont atteint l’illumination. Ceci s’appelle « l’entraînement à l’apparence claire ». Lorsque nous percevons notre corps et notre esprit comme étant les agrégats non contaminés du corps et de l’esprit de Hérouka, nous nous mettons à penser « Je suis Bouddha Hérouka ». Nous méditons alors sur cette fierté divine continuellement à l’aide d’une concentration en un seul point jusqu’à obtenir une profonde réalisation de la fierté divine qui croit spontanément « Je suis Bouddha Hérouka ». À ce moment-là, notre base d’imputation a changé et nous sommes passé d’agrégats contaminés à des agrégats non contaminés.

Prenons l’exemple où, en temps normal, nous nous appelons Jean. Nous ne devrions jamais croire que Jean est Bouddha Hérouka, mais nous devons sentir que Jean a disparu dans la vacuité avant de nous générer en Bouddha Hérouka. Nous croyons alors que notre je, imputé sur le corps et l’esprit de Hérouka, est Bouddha Hérouka. Cette croyance n’est pas une vue fallacieuse, car elle provient de la sagesse, alors que les vues fallacieuses proviennent nécessairement de l’ignorance. La réalisation de la fierté divine naît de la sagesse. C’est une méthode puissante permettant d’accumuler beaucoup de mérite et de sagesse.

Même si nous avons la réalisation qui croit spontanément que nous sommes Bouddha Hérouka, nous ne devrions jamais le montrer ou le déclarer aux autres, car un tel comportement est inapproprié dans notre société. Les autres continueront à percevoir Jean et non pas Hérouka, et nous savons aussi que Jean n’est pas Hérouka. Les réalisations de la fierté divine et de l’apparence claire sont un vécu intérieur. Elles ont le pouvoir de contrôler nos perturbations mentales et à partir de cela nos actions deviendront pures, naturellement. Il n’y a par conséquent aucune raison d’adopter un comportement inapproprié ; nous devons continuer nos activités quotidiennes et communiquer avec les autres comme nous en avons l’habitude.

Nous pouvons pratiquer le tantra de l’étape de génération en conjonction avec la sadhana de l’auto génération en Bouddha Hérouka, une prière rituelle pour accomplir l’état de Bouddha Hérouka.

© Guéshé Kelsang Gyatso & New Kadampa Tradition

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